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Chanceux comme un quêteux

Vive Flaming Lips!

Yanick Klimbo Tremblay
14 juillet 2007

C’est avec un Coca-Cola à la main que j’écris car je viens de me réveiller! Il est 17h00 ici à Barcelone. La première journée du Summercase était géniale sur certains points et ridicule sur d’autres, j’explique:

Ce festival est divisé en deux parties, pour deux villes qui sont Barcelone et Madrid. En arrivant sur le site du Summercase hier, on nous annonce qu’il n’y a aucune possibilité d’entrevues ou de conférence de presse avec tous les artistes. Pour ce qui est des entrevues et rencontres de presse, c’est seulement à Madrid et non à Barcelone! Ridiculement ridicule mais c’est comme ca! Donc, je n’ai fait que de la couverture des prestations musicales de la soirée.

J’ai tenté par tous les moyens d’obtenir une entrevue avec Arcade Fire. Étant le SEUL média canadien ou québécois présent hier, Marc, un des organisateurs m’a dit qu’il allait parler avec le groupe et organiser une rencontre. Je lui ai donc remis mon macaron aux couleurs du journal BangBang pour clairement nous identifier au groupe car il avait beaucoup de difficultés à prononcer mon nom et celui du journal.

Mais dans le feu de l’action et l’excitation du festival, le tout a fait que nous n’avons pas repensé de retourner voir Marc pour confirmer l’entrevue… car il y a 4 scènes en tout et c’est intense avec les 50 000 personnes présentes!

Marie-Claude a compris le rude monde de la photographie dans le « pit » hier. Il faut jouer du coude car tout le monde veut la place ultime pour prendre de merveilleux clichés! Elle s’est taillée une place de choix à chaque prestations des artistes et ses photos sont géniales!

J’ai pris de nombreux vidéos hier, des chansons complètes parfois. Pour ce qui est de Flaming Lips, j’étais dans le « pit » à photo et j’ai filmé complètement la première chanson Race for the Price. Ceux qui étaient présents lors du Osheaga peuvent comprendre l’intensité qui déborde de cette chanson avec tous les confettis, bébelles et ballons. Wayne, chanteur du groupe, arrive en roulant à l’intérieur d’un ballon transparent gigantesque. Le ballon m’est passé sur dessus et j’ai le tout en vidéo… me retrouver à cette place est sans doute le moment le plus intense de ma courte existence!

PJ Harvey jouait dans une tente pouvant accueuillir environ 153 veaux, vaches, cochons. 30 000 personnes voulaient une place, vous voyez le portrait? Il faisait chaud dans la cambuse et l’oxygène se bataillait avec le monoxyde de carbone de tous les fumeurs présents parce que, crisse que ca fume là-bas, c’est tellement intense! Je crois être le seul non-fumeur de tout le festival. Vêtue d’une flamboyante robe blanche avec du froufrou, PJ Harvey a joué de manière « solo » s’accompagnant de sa guitare ou de son piano avec, comme seul accessoire de décor, des lumières de genre NOËL qui se tortillaient sur ses instruments. Moment fort, Man Size à la guitare.

Editors ont offert des pièces de leurs deux albums. Ce groupe sonne très bien en concert et le chanteur a des mimiques digne de Michael Stippe de REM qui le rendent totalement attachant. Le groupe m’a convaincu qu’ils étaient un bon groupe rock et non pas une sensation du mois!

Arcade Fire, avait le même choix de chansons, environ, que lors du concert à l’aréna Maurice Richard. De nombreux « retours de son » ont semblé irriter le groupe mais n’altérant aucunement la prestation du groupe, qui a même eu droit à un rappel. C’était assez incroyable de voir environ 40 000 personnes chanter avec Arcade Fire en te disant que c’est un groupe de ta ville, de ta province… sensation étrange pendant 10 secondes qui se transforme en sentiment de fierté par la suite.

Bloc Party sont arrivés sur la chanson Barcelona de Freddy Mercury (ou Queen peut-être???) les gens de la place étaient en extase totale! Ils se prennaient par la tête, se touchaient les uns les autres, s’enlassaient avec les larmes aux yeux… c’est probablement ce qu’est une vraie sensation de fierté pour un peuple. C’était assez puissant de voir autant de monde capoter en entendant une chanson qui parle de leur ville. Ce n’est pas le genre de réactions que l’on pourraient voir au concert d’Arianne Moffat quand elle fait Je Reviens à Montréal…

Et c’était décollé pour, oui oui, le célèbre et très irritant chant (pour Montréal mais pas pour Barcelone) et très populaire cri de tous les paumés de Montréal « Olé Olé Olé Olé (à répéter plusieurs fois) Il est intéressant de noter que c’est un cri pour les équipes de foot, de soccer en EUROPE. Chanter ce morceau n’a aucun sens au Québec, il est temps que Mongrain fasse un programme là-dessus…

Bloc Party a carrément mis le « party » dans la place (Le jeu de mots est poche mais c’est vrai)effectivement! Les gens dansaient comme des déchainés. Le devant de la scène est devenu une piste de danse gigantesque et le son était très fort. Bloc Party, en concert ca rocke assez bien!

Le Summercase serait considérée comme un festival alternatif en sol canadien mais ici, c’est un festival de musique populaire. Des gens de tous les âges étaient présents hier. Tous les âges, on s’entend que je parle de la vingtaine, trentaine, quarantaine et cinquantaine!

Je dois vous laisser, je dois aller me croquer un bocadillo probablement et prendre le métro pour ma dernière journée en Espagne et dernière au Summercase!

À mon retour, de nombreuses photos et vidéos!

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Chanceux comme un quêteux

Yanick Klimbo Tremblay

Suintage métallique et autres bidules!

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