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Chanceux comme un quêteux

Vive le journalisme qui est juste !

Yanick Klimbo Tremblay
25 août 2007

Il y a quelques semaines, un de mes amis m’a convaincu de lire les chroniques, d’un certain auteur de séries à la télé, dans un journal qui est distribué gratuitement dans la grande région montréalaise. Ce journal a un nom qui est un palindrome. Vous allumez ? On pourrait l’identifier par ce nom « Le Là-bas » un journal qui ne coûte pas une cenne lui itou, tout comme le BangBang. Ah bon, là vous en êtes certain ! Tant mieux !

Depuis ce temps, j’ai lu les dites chroniques à deux reprises et je dois avouer que l’auteur est tout à fait hilarant car en plus de basher sur bien des choses, il fait même le « procès » de la propre compagnie ou plutôt l’empire pour lequel il travaille, un peu à la manière des Simpson vis-à-vis la corporation Fox. Bien intéressant comme papiers, très drôle.

Tant qu’à lire la chronique de cet homme, pourquoi ne pas lire aussi la section DISQUES où l’on retrouve des critiques de disques, justement. Étant donné que je suis membre de cette grande famille qui a l’opportunité de critiquer dans un journal, format écrit, je vais vérifier si je ne suis pas dans le champ et voir ce que mes collègues d’autres journaux en pensent des mêmes trucs que moi, aussi, j’ai eu l’occasion de critiquer.

Tiens, il y a une critique du dernier Dream Theater « Systematic Chaos », je l’ai faite aussi pour le dernier numéro, qu’est-ce que le gars du journal « Le Là-bas » en pense….

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Pas pire, oui… ok, oups…Un commentaire m’a surpris dans sa critique et c’est le suivant : « … la présence de Steve Vai et de Joe Satriani rajoute à la virtuosité de l’album »

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D’excellents guitaristes… qui parlent sur l’album de Dream Theater!

Attends une minute… leur présence sur l’album n’est pas en tant que guitariste, même s’ils sont excellents. Non, ils sont sur l’album en tant que VOIX. Ils parlent pendant la pièce « Repentance IX Restitution » et c’est inscrit dans le livret : Special Guest Voices.

Est-ce que le gars a entendu l’album, vraiment ? A-t-il pris la peine de lire le livret ou a-t-il seulement vu sur l’étiquette de l’emballage du disque que les guitaristes Vai et Satriani étaient présents, sautant à la conclusion qu’ils devaient être là pour torcher un solo de guitouille ? Où a-t-il entendu leurs parties de guitares ?

C’est comme dire, à la fin de la projection du film KENNY The Kid Brother : « J’ai bien aimé lorsque le jeune héro du film, Kenny, nous fait un numéro de gigue incroyable ! »

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Kenny, il roulait bien sur sa planche qui faisait office de jambes…

Il devait dormir pendant la projection…

Louche… mais peut-être que le gars était pressé de remettre son texte et il a écrit le tout rapidement…

Cette semaine, je ramasse mon journal « Le Là-bas » Membre du Réseau canoekayak.ca et je me tape la lecture, par la fin, du mot de mon auteur favori depuis deux semaines. Délicieuses anecdotes encore une fois.

Je remonte vers les pages des critiques de DISQUES, mon dada.

Tiens, une autre critique intéressante, celle de la réédition de Slayer « Christ Illusion » avec le DVD en bonus. C’est intéressant, j’ai fait la même pour le dernier BangBang, allons voir ce que la demoiselle en pense…

« … on retrouve également la vidéo, belle mais dangereusement cliché, de Eyes of the Insane, SUR LA CONDITION ET L’IMPUISSANCE HUMAINE »

Ok, je ne crois pas que c’est tout à fait juste car le vidéoclip décrit l’enfer d’un soldat et les horreurs lors de combats. À la toute fin, il se pend.

Regardez le vidéoclip, est-ce la condition et l’impuissance humaine ou l’enfer d’un soldat et les horreurs que nous offre la guerre ? Je n’ai peut-être pas la même définition de l’impuissance humaine et de sa condition…

Mon intention n’est pas de semer le doute au sujet des chroniqueurs de cette publication mais je crois qu’il faut prendre le temps d’écouter les albums que notre éditeur-en-chef nous met entre les mains. Moi, je les écoute environ trois fois chacun au minimum, je regarde le livret, je fouille les informations du groupe, je m’attarde aux textes, qui joue là-dessus, les invités spéciaux et ce qu’ils font.

C’est un privilège d’être publié, de pouvoir critiquer des œuvres donc il faut être concis, très précis! Avant d’écrire un fait sur un album, je veux en être certain !

Mon but n’est pas de me décrire comme étant quelqu’un sans failles ou meilleur que les autres mais plutôt de vous faire réaliser que dans chaque corps de métier, il faut être vigilant car quand on fait des fautes, il y a tout le temps un p’tit bâtard qui va te reprendre !

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Mon embargo est maintenant levé, je peux vous offrir mon entrevue complète avec Good Charlotte qui était au Centre Bell samedi passé en première partie de Justin Timberlake.

Embargo, oui car l’entrevue a été très rapide. Il a fallu que je me plie aux exigences du groupe après l’entrevue pour ne pas nuire au concert. Version complète, traduite :

Moi : Sérieusement, qu’est-ce que vous crissez-là en première partie de Justin?

Benji : Euh… Que veux-tu dire par ta question ?

Moi : Ben, même si votre dernier disque, qui est totalement minable et merdique, n’est pas dans la même lignée que les autres, vous vous identifiez encore comme des punks ultra-rebelles mais vous partez en tournée avec Justin Timberlake pour jouez devant des p’tites filles de 12 ans qui crient comme des crisses de folles accompagnées de leur mère qui spotte le derrière de JT en regrettant d’être poigné avec le gros cul de leur chum à maison ou des gais très folichon en extase. Pas très punk comme attitude. Je trouve que votre choix est ridicule en crisse. connaissez-vous ce mot: intégrité?

J’ai été interrompu par le gérant de tournée :

Gérant : Benji, l’entrevue est terminée, va rejoindre les autres, ils regardent Gilmore Girls dans la loge de Justin ! Toi, le journaliste de merde, tu sors d’ici mais tu vas me signer ça avant, fouille merde !

Moi : C’est quoi ?

Gérant : Une décharge, t’es en embargo ! Tu ne peux pas divulguer ce qui est arrivé ici avant une semaine sinon, t’es dans la merde mec !

Moi : Ok, mais est-ce que je peux rester pour le concert ?

Gérant : Non, tu sors de l’aréna ! Escortez-le !

J’imagine que c’est ce que chaque personne, journaliste ou non, aurait aimé dire aux membres de Good Charlotte. Surtout les p’tites groupies qui se sentent trahies…

Sérieusement, j’en ai rien a branlé de ce groupe !

Croyez-vous vraiment que j’ai dit tout ça à Benji ? Croyez-vous que j’ai vraiment fait une entrevue avec Good Charlotte ? Oui, non ?

Ceux qui obtiennent la bonne réponse se méritent le dernier album du groupe… flottant dans une couche Pampers ben pleine !

Hier, sur la lumière rouge coin Sherbrooke-Pie IX, j’ai vu un truc bizarre. Un gars qui jouait du jembé ou tamtam tout en conduisant…

Hier, j’ai vu une publicité japonaise avec Arnold Schwarzenegger !

Assez intense…

3 commentaires
  • Kristof G.
    26 août 2007

    Moi, j’aurais bien aimé voir ça, Klimbo basher ces petits cons…

  • Tommy
    28 août 2007

    Très d’accord pour les critiques. C’est quasiment mieux de les inventer ces entrevues, tu peux dire ce que tu veux et pis c’est drole à lire!

  • JM
    24 septembre 2007

    Bien d’accord avec toi. Je bosse pour un journal qui pourrait s’appeler disons « regarder »… Moi aussi, quand j’ai une critique de disque à faire, je me tape l’album au-moins deux fois question de ne pas me faire fourrer par la première impression.

    Une fois, y a un type dont j’avais fait la critique qui est venu me voir jusqu’à mon autre job pis disons qu’il avait pas trop trippé sur mon texte.

    Nous avons tous les deux une vie potentiellement dangeureuse…

    En passant, c’est Dany Lemay des Mams de Sat qui m’a envoyé sur ton blogue et je vais l’en remercier.

Désolé, les commentaires sont fermés pour le moment.

Chanceux comme un quêteux

Yanick Klimbo Tremblay

Suintage métallique et autres bidules!

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