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Chanceux comme un quêteux

Vive les marionnettes !

Yanick Klimbo Tremblay
4 octobre 2007

L’autre jour je regardais un vieux truc télé sur les meilleurs moments de Juste Pour rire qui fêtait les 25 ans de ce festival. Étrangement, on n’a rien vu sur l’évènement de Gilbert Rozon en train de supposément tripoter une croupière au Manoir Rouville Campbell… Quand je voyais les émissions dans le temps que j’étais un morveux de Chicoutimi avec une moustache molle, je me disais qu’un jour, j’allais assister au Festival Juste pour Rire. Je voulais y aller en me payant un billet, voir les galas et les grands humoristes de ce monde !

Ca fait 6 ans que j’habite ici, à Montréal, et la seule chose que j’aie vu lors d’un Juste pour Rire, c’était pour le Just For Laugh avec le Simpson : in the Flesh… pas très patriotique le morveux ! Je ne me suis jamais offert le luxe d’y aller.

Je présume que je préfère les concerts de rock plutôt que de me mobiliser pour un gala de rigolos que je vais voir à TVA dans à peine un mois…

J’ai eu un flash l’autre jour en regardant le programme rétrospectif, du Festival. Des images de pénis… de valeureux pénis !

En arrivant ici en 2001, c’était pendant le triomphe de Puppetry of the Penis. Les deux protagonistes jongleurs de couilles et prestidigitateurs de membres jouaient à guichets fermées pendant tout le mois de juillet au Club Soda.

En relation avec un succès phénoménal, la troupe des deux manipulateurs de glands et étireurs de scrotum ont dû trouver des remplaçants, question de faire rouler ce fabuleux concept un peu partout en Amérique et ailleurs !

Tout au long du mois d’août, c’était les membres de la troupe de la deuxième génération, c’est-à-dire deux jeunes hommes habiles des tissus spongieux de leur verge et modeleurs de couilles au doigté expérimenté. Ce n’était pas le moustachu avec le frisé douillet à l’affiche mais plutôt deux autres jeunes hommes au look fringant et loin du concept « mononcles qui se taponnent le zouiz » des deux autres.

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Virils!!!

Deux beaux jeunes hommes qui attiraient les jeunes femmes. Comme un soir d’août chez-moi…

À cette époque, j’habitais en colocation avec Papa Dou et une autre jeune femme qui était la copine d’un collègue du disquaire aux trois lettres de Chicoutimi, mon ancien lieu de perversion musicale.

Nous partagions un immense 5 et demi, plateau Mont-Royal. Loin d’être jet-set car trop cheapette, je me contentais de peu, commençant dans l’enseignement. Notre coloc était très urbaine par contre, travaillant comme serveuse au Sofa, elle rencontrait la haute distinction montréalaise, les troulalous de tous genres, tout en étant bourré de billets gratuits et autres avantages non-pécuniaires qui permettent d’aller aux évènements les plus courus.

Un soir qu’elle travaillait, elle reçu la visite des deux manipulateurs ithyphalles qui lui offrirent une paire de billet et non de gosses, prétextant qu’elle possédait les plus beaux yeux de toute la ville. Puppetry of the Penis gratuit, c’était pour elle et une amie, pas vraiment mon genre car je suis très habile du scrotum étant capable de faire le hamburger moi-même grâce à une dextérité exemplaire qui provient de mon arrière grand-père d’origine irlandaise, Peter Macleod qui n’a aucun lien avec l’humoriste à la petite main du même sobriquet.

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Beau dessin de lui… pas mon aieul par contre, l’humoriste!

Elle s’y rendit un soir de semaine accompagnée d’une amie qui venait à peine de descendre de l’avion pour venir se ressourcer à Montréal après un long périple en Europe. Quoi de mieux que l’ambiance hyper platteuse quand tu t’es tapé les nuits de Barcelone et les après-midis d’Amsterdam ! Après un court digestif à l’appartement où la demoiselle venait déposer ses bagages car elle créchait dans notre hutte pour quelques jours, le duo féminin quitta la demeure, direction resto chic et choc donc, trop cher pour rien et pas mangeable! Bonsoir mesdames, moi je travaille demain matin ainsi que Papa Dou.

Le spectacle était, semble-t-il très majestueux et les deux illusionnistes en ont mis plein les yeux aux dames et aux quelques hommes présents au Club Soda. Après la soirée, les deux membres de la troupe avaient donné rendez-vous à ma coloc, question de demander les commentaires tant attendus au sujet de la prestation.

Après les réponses protocolaires, ma coloc invita donc les deux magiciens de l’organe à terminer le tout au Sofa, question d’avoir un rabais sur les drinks à prix staff.

La ribambelle pris donc un taxi, les deux funambules de la zoune et les deux jeunes femmes.

Le restant de la soirée fut très bien arrosé, les drinks coulant à flots et l’inhibition étant nulle, vint le temps de fermer le bar et de courtiser les bourgeoises amochées.

Moi et Papa Dou étions depuis longtemps dans les savoureux bras de Morphée car nous travaillions le lendemain matin, lui au disquaire aux trois lettres, moi ? À la Belle Pro mettons…

ZZZZZZZZZZZZZZZZZZ…

Je me réveille, mon cadran indique 4h38. Je veux pisser, j’ai encore 1 heure et 17 minutes de sommeil si je me grouille d’uriner.

En ouvrant la porte de ma chambre, je vois à ma gauche que celle de ma coloc est fermée. Elle est revenue car je ne vois pas ses deux crétins de chats. Elle dort sans un bruit, claquée de son spectacle de pénis.

Je marche nonchalamment vers les toilettes marchant sur les pattes de mon pyjama car le plancher de bois franc, c’est frette, tout en me grattant le nombril et puant de la gueule grâce à une mauvaise digestion de soupe Habitant et Sidekicks de Lipton.

Il fait noir mais il y a un faisceau de lumière dans la salle de lavage.

Je passe devant la salle de lavage, regarde à gauche, endormi. Malgré mes crottes d’yeux, je distingue des monticules charnus.

Une poitrine dénudée, les mamelons vers le bas qui frétillent de manière aléatoire.

Je suis de glace, je rêve… probablement…

Endormi, je complète mon périple vers la bolle, question de me vider la vessie, pleine de Pepsi.

Je baisse mon pyjama à l’aine, sans lumière, main gauche sur le gras du flanc, ma position favorite pour faire pleurer mon canard. Je crache dans la bolle et me laisse aller en repensant à ce que je viens de voir. Deux seins, beaux. Position, vers le bas dans la salle de lavage. Hallucinations…

Un filet jauni tombe.

L’odeur me monte au nez, ce n’est pas celle de mon urine emmagasiné depuis quelques heures.

Eau de Javel ? Mayonnaise ? Je connais cette odeur, cette puff me dit quelque chose…

L’odeur m’irrite. Je commence à me réveiller, un peu plus.

Malgré le fait que je vais me réveiller si j’ouvre la lumière pour en avoir le cœur net, je crois que je vais le faire…

Des seins vers le bas dans ma salle de lavage, frétillants ??????????????????????

Estie, ils bougeaient… pendouillaient et allaient de gauche à droite…

Lumière allumée. Je regarde dans la bolle. Une montagne de mouchoirs déborde de la toilette. Prenant la forme d’un sundae de Dairy Queen, je suis dégouté par cette immondice pestilentielle. De valeureux mouchoirs qui ont servi d’instrument de ramassage des déjections d’un gars. Mon coloc qui s’est passé un Wheelie Pop ? Non, il fait ça dans sa taie d’oreiller. Il est avec une fille ? Non, j’ai passé la soirée avec lui…

Les seins de la salle de lavage… la visite, la fille, l’avion… Puppetry ?

J’ai tout ça en tête. Je gratte les gales du fond de ma tête en guise d’interrogation à la Colombo. Je replace les pièces de ce puzzle diabolique, tranquillement, en retournant dans ma chambre.

Je repasse devant la salle de lavage, subtilement, en catimini. En m’accroupissant, je vois par la fente, encore plus grande et ouverte, un couple en pleine séance d’ébats coquinets.

Les seins sont là, ils pendouillent encore de gauche à droite, en haut en bas, mouvements réguliers, ils trépident et se trémoussent. Comme les mamelles d’une laie qui se promène à la ferme, le tout gigote au rythme des secousses venant de derrière par un type qui semble en parfaite forme et contrôle très bien ces moyens. Ils ont improvisé un lit avec un matelas gonflable et je peux distinguer que l’instrument douillet qui leur sert de couverture est mon ancien couvre-lit qui était rangé pour la visite.

Message à moi-même : Laver cette couverture demain.

C’est avec un accent très british que l’action était menée de main de maître par le jeune homme fringant et la copine en repos chez nous.

Endormi, je n’entendais pas le couple en période de rut. Maintenant, plus réveillé, je peux ouïr le tout ! Je suis resté, fixe, pendant quelques secondes sans être vu. L’œil rincé, j’en ai profité pour accumuler encore quelques minutes de sommeil.

J’y ai repensé au travail…

Au souper avec mon coloc, nous avons discuté de tout ça. Lui aussi avait été témoin de tout ça et qu’il avait vu la même chose, avant moi, dans la toilette.

Notre coloc féminine nous a raconté que le spectacle était sublime.

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C’était un des deux, je ne dis pas lequel!

Elle nous a confirmé que c’était bien un des membres du Puppetry of the Penis.

La bouche pleine de Sidekicks, j’ai souri à Dou, question de lui rappeler que la première personne à avoir « scoré » dans l’appartement n’était ni lui, ni moi mais plutôt un tapoteux de graines qui gagne sa vie avec son pénis !

Ce qui joue en masse : Aeon « Rise To Dominate »

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Si vous êtes un fan de Death Métal, vous devez absolument posséder ce disque !

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Chanceux comme un quêteux

Yanick Klimbo Tremblay

Suintage métallique et autres bidules!

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