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Chanceux comme un quêteux

Negativa

Yanick Klimbo Tremblay
23 février 2008

Voici l’entrevue complète avec Steve Hurdle de Negativa, veuillez prendre note qu’une erreur (pas la mienne tout de même!) s’est glissée dans le texte du journal, ce n’est pas « La pochette du groupe Obscura » mais plutôt « la pochette de l’album Obscura » que vous auriez dû lire.

- Il est rare que l’on puisse dire qu’un groupe réinvente un style aussi pur que le métal. Negativa le fait en déconstruisant toutes les structures habituelles que l’on connait, jette le tout au sol, remodèle et refaçonne le tout à leur manière. S’il y a bien un album attendu métalliquement parlant au Québec, c’est celui de Negativa qui comprend dans ses rangs, Steve Hurdle et Luc Lemay autrefois de Gorguts, Miguel Valade un ancien bassiste des hyperactifs Ion Dissonance et Étienne Gallo qui a déjà frappé les peaux de Neuraxis. BangBang a profité du fait que le groupe enregistre du nouveau matériel en plus de présenter leur nouvelle chanteuse, Roxanne pour poser quelques questions. On met les choses au clair, justement, avec Steve Hurdle.

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Le MCD de Negativa

On peut dire que le EP a été un succès avec des ventes dépassant les 1000 copies.

C’était ca le deal. Il en imprimait 1000 copies. Au début c’était seulement un démo pour envoyer aux compagnies. Maurice Richard, gérant, et Rémi de Prodisk nous ont offert de le sortir à plus grande échelle pour tester la réaction. Le tout s’est promené un peu partout et les réactions ont été positives.

Avec Rémi et Maurice, vous avez une bonne équipe de promotion car ils croient en votre produit !

On ne peut pas demander mieux. Les planètes étaient alignées. Ensuite Pierre Rémillard s’est offert pour la production, Jean-Yves « Blacky » de Voïvod en plus. Nous autres, nous sommes comblés et gâtés.

L’album est prévu pour 2008 ?

Ca devrait. On doit retourner en studio très bientôt pour mettre la voix de Roxanne sur ce que l’on a enregistré en juin 2007. Cette fois, c’est vraiment un démo des trois chansons pour les compagnies. Il y en a quelques unes d’intéressées mais ça ne veut rien dire, ça peut être un processus très long ! On espère. Nous autres, l’album est écrit, il reste à fignoler la voix. On va se croiser les doigts et espérer.

Est-ce que l’option de sortir l’album sur Prodisk est envisageable ?

Ben, Prodisk c’était plus pour le mini-album. Depuis ce temps, d’autres personnes ont démontré de l’intérêt. On va y aller avec le choix le plus avantageux, la meilleure offre ! Prodisk n’est donc pas dans nos choix présentement. Ca ne veut pas dire que l’on ne fera plus rien avec Rémi et Prodisk, c’est juste que l’on vise ailleurs, une distribution plus large.

Negativa n’est pas un groupe que l’on doit catégoriser, vous faites de la reconstruction métallique. La seule image sonore est probablement « Meshuggah schizophrénique »…

Le groupe a été reçu par deux genres de public : Celui qui connait Gorguts, les plus vieux de la vieille. Ensuite, celui qui découvrait le groupe, pour lui c’était nouveau. Moi, je le présentais comme du death métal parce qu’il y a du blast beat, voix gutturale et les guitares. Mais j’expliquais le tout de cette manière mais en rajoutant que on essayait de faire le tout de manière différente. J’aime bien ta comparaison en passant !

Quand j’ai commencé Negativa, j’avais quelque chose de clair en tête. Je voulais continuer dans le même style avec mes accords mais sans me répéter. Je voulais monter le tout avec Étienne Gallo (batterie) et les autres instruments, à cordes si tu veux, arrivent ensuite. Je leur montre le riff, la structure et eux vont composer quelque chose, de complètement différent de ce que je fais. Autrement dit, qu’est-ce qu’ils croient entendre, qu’est-ce qui pourrait bien aller par-dessus mon jeu de guitare sans savoir les accords ou les notes. Quand tu écoutes le mini-album, c’est ce que tu entends parce que chaque instrument à cordes est séparé, distinct. Avec Gorguts, on ne faisait pas ça.

Les premières fois qu’on a essayé ça, on se regardait et on se disait que c’était cacophonique. Après avoir rejoué et rejoué, le son s’est placé et notre oreille s’est habituée. On s’est aperçu que tout ça fonctionnait comme si c’était en parfaite harmonie. On continue dans les textures et l’expérimentation. On rajoute à notre son des choses qui peuvent paraitre pas très « guitaristique » comme la façon de frapper nos instruments.

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Negativa… première mouture…

L’ajout de Roxanne (Quo Vadis, Augury), qu’est-ce qui vous a incités d’avoir une voix féminine avec Negativa?

Si je remonte au MCD, c’était surtout du matériel qui datait depuis fort longtemps. C’était en fin de compte, c’était notre point de départ, on les avait et on voulait voir quelles sont nos limites. Moi, Luc et Miguel n’avions pas touché à nos instruments depuis un bon bout donc quand est venu le temps de composer, on était un peu rouillé. Et là, de fil en aiguille, étant donné qu’on avait l’output des quatre, les compositions s’éloignaient de mes compositions originales dont celles du MCD. Des idées différentes, des sons différents. Moi j’étais content car il y avait du changement. À un moment donné, je me suis assis avec Luc et je lui ai parlé du fait que tant qu’à y être, on pourrait changer la voix, le genre de vocal. Je voulais que le tout devienne plus varié parce que maintenant, on a des bouts plus cleans tout en gardant des bouts assez rapides aussi mais ça demeure varié ! Ca prenait de l’expansion et il n’était pas question que le tout reste linéaire avec la voix. Il y avait place à élargir avec les sentiments, surtout au niveau de la voix. Moi et Luc avons commencé à composer des bouts avec différents grain de voix, des bouts parlés. Moi, j’étais plus ou moins à l’aise, le tout serait devenu très complexe pour nous et Luc aussi était du même avis. Dans ce temps-là, j’écoutais un groupe, Battle of Mice. Je suis un fan de ce groupe et surtout de la fille aux voix. J’ai eu un flash : Pourquoi on ne ferait pas la même chose ? Avoir une fille aux voix ? J’ai gardé ça pour moi un bout, une couple de mois et j’ai décidé d’en parler à Luc. La gueule y est tombé à terre surtout quand je lui ai fait entendre ça. Le réflexe est toujours d’associer voix féminine avec Nightwish mais ce n’est pas le cas avec Battle of Mice. Ce qu’elle fait elle, c’est hallucinant. Et mon point envers Luc était de lui montrer ce que cette fille était capable de faire avec sa voix, que ce n’est pas de l’opéra classique, mélodique, comme bien des groupes métal utilisent.

Luc a acheté l’idée mais le tout a été plus facile à vendre aux deux autres. Ce sont des gars bien ouverts ! On a passé une annonce, on a reçu beaucoup de emails. On était supposé d’avoir quelqu’un, ça pas marché. Ensuite, Roxanne a répondu. Je lui ai fait parvenir une version rough-mix, elle a ajouté de la voix là-dessus. La première fois que j’ai entendu ce qu’elle a fait, j’étais blowé ! Il est important de dire que l’on ne tombe pas avec une voix de type commercial, vraiment pas ! La musique continue d’être extrême et expérimentale. Mais avec sa voix, la manière qu’elle structure le tout, c’est une dimension vraiment intéressante et nouvelle. Elle place des refrains qui rendent le tout, comment dirais-je, plus facile à écouter ?

C’est très progressif. On a des chansons de 7 minutes à 27 minutes. Mais avec un côté accessible à cause de la voix de Roxanne. C’est plus émotif.

Tu me dis que les chansons sont plus longues, très longues même. Advenant le fait qu’une compagnie de disques se montre intéressée mais vous annonce que vous devez couper le temps des chansons, que faites-vous ? Ca vous chicotte ?

Moi, ca me chicotte royalement et je n’embarque pas ! Pour ce démo que l’on va présenter aux compagnies, la chanson la plus courte est de 7 minutes et la plus longue est de 15 minutes. Vous le prenez ou nous allons ailleurs. Moi, je ne fais pas de la musique pour plaire, faire des compromis et pour entrer dans des standards. En ce moment, on est dans un mood où l’on fait des chansons qui sont longues. Est-ce que ça va changer ? Je ne sais pas !

Donc, pas de courbettes ?

C’est en plein ça ! On a du fun avec le groupe. Si ça marche avec certains labels, tant mieux. Sinon, ceux qui ne sont pas intéressés, tant pis !

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Negativa avec Roxanne

Est-ce que Roxanne devient donc la voix principale du groupe? Ce n’est pas seulement la fille derrière le mur d’amplificateurs qui sort pour faire ses chansons ?

J’ai eu de nombreux emails à ce sujet. Dans le communiqué, c’était clair. Du moins, je croyais que ce l’était… Les gens croyaient que le tout allait devenir original avec nos voix et celle de Roxanne, wow ! Non, il n’y aura plus ma voix et celle de Luc. Nous on va se concentrer sur notre rôle de guitariste. On ne l’a jamais fait mais là, c’est le temps. Dans Purulence, je chantais. Luc le faisait pour Gorguts. Maintenant, c’est notre trip guitare et Roxanne devient la voix de Negativa.

Est-ce que les nouvelles chansons suivent la dynamique du premier EP ?

C’est vraiment différent. Ce qui suit du MCD, ce sont les accords faux, les cordes. L’absence d’harmonie où tout le monde fait quelque chose de différent mais c’est beaucoup moins rapide. Deux chansons seulement ont une passe de blast beats mais en général, c’est progressif. C’est axé sur les émotions avec de la progression. Les accords restent les mêmes, on ne réinvente pas notre genre car c’est notre signature aussi. Mêmes palettes de couleurs sonores mais la musique est plus large.

Comment décrirais-tu l’évolution de ton amitié en parallèle avec ta relation musicale avec Luc Lemay? À l’intérieur de bons nombres de groupes, ce n’est qu’une relation musicale. Après la pratique, c’est chacun pour soi et on se reparle au local la semaine prochaine. Tandis que pour d’autres, c’est aussi une relation d’amitié, les gars vont prendre une bière le vendredi. Maurice Richard, votre gérant, me racontait que vous étiez, en quelque sorte, les Lennon-McCartney du métal.

Moi pis Luc, c’est une vieille histoire. J’ai commencé mon groupe en 1989 en même temps qu’il commençait Gorguts. J’étais supposé jouer dans Gorguts mais on a décidé de laisser faire. On a tout le temps parlé qu’on allait jouer ensemble un jour. Ce jour est venu quand j’ai remplacé le guitariste sur la tournée européenne et je suis resté avec Gorguts pendant six ans. On a appris à bien se connaître pendant cette période. C’est vraiment à ce moment que les liens ce sont tissés. Quand j’ai laissé Gorguts, je te dirais qu’on a été au moins un an sans se parler vraiment. Pas facile un divorce !

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Steve Hurdle sur scène

On a gardé légèrement le contact mais dans ce temps-là, c’était une période bien noire dans ma vie. J’ai fait de la thérapie, je suis tombé dans les drogues dures. J’ai passé du temps chez mon père et c’est un peu à ce moment que moi et Luc avons repris contact. Avec le recul bien souvent, on a redécouvert qu’avant le lien musical, il y avait un lien d’amitié très fort ! C’est ce que l’on a retrouvé et on s’est rapproché beaucoup. Quand t’es dans un état comme j’étais, les amis positifs, tu les cherches parce que je n’en avais plus ! Je suis sorti de thérapie et on a gardé le contact, on se voyait de plus en plus. Je voyais ce qui ne se passerait plus rien avec Gorguts. J’ai demandé à Luc s’il était intéressé d’embarquer dans mon projet et il m’a dit qu’étant donné que c’était pour moi, qu’il allait le faire. Il n’avait plus envie de faire de la musique, Ca faisait cinq ans qu’il n’en faisait plus. Le fait d’avoir cette proximité, on a la facilité de dialoguer au sujet de bien des choses comme les concepts musicaux. Il y a une complicité musicale et l’amitié, il n’y a plus de barrières. Dans le sens que lorsque quelque chose marche, on embarque dedans autant que lorsque ça ne va pas, on se remet beaucoup en question l’un et l’autre. Cette amitié profonde nous aide à repousser nos limites. Je n’ai pas peur de dire à Luc des choses sur son instrument, d’essayer telle chose ! Et le tout est réciproque. Mais c’est aussi comme ça avec les autres, d’un autre niveau car je les connais depuis moins longtemps mais c’est déjà comme ça, on se parle ! On se dit les vraies affaires. Moi et Luc avons développé cette chimie et c’est pourquoi nous pouvons pousser nos limites.

Moi, je suis fier de pouvoir jouer avec les gars, c’est certain que les gens vont dire : « C’est certain, ce sont tes musiciens ! » Non. Ce sont vraiment d’excellents musiciens et des compositeurs de qualité. Y’a une bonne chimie.

Comment Luc Lemay s’est-il senti vis-à-vis son intronisation au sein des 40 meilleurs guitaristes death métal par le magazine Decibel?

Il était surpris. Luc est un gars très smooth, terre-à-terre. Il se retrouve à côté de ses idoles comme Trey Azagtoth, Chuck Schuldiner… Il se demandait : « Que c’est que je fais là-dedans ? » Il était dépassé mettons ! Il n’est pas vedette et dans sa bulle. Il n’était pas mal à l’aise mais il était vraiment surpris. Ayoye, c’est cool mais étrange. La liste était prestigieuse. Moi le premier, j’étais bien fier pour lui. Je crois même que je l’étais plus que lui ! Luc est un innovateur et sacré bon compositeur.

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Luc Lemay… un des meilleurs guitaristes death métal selon Decibel

Revenons à Negativa, pour ce qui est des paroles, c’est très introspectif avec la douleur de l’âme… Avec ce que tu me racontais tout à l’heure, c’est thérapeutique ?

C’est un concept qui est vieux comme le monde. Effectivement, c’est une thérapie. Je me suis débarrassé de certains sentiments et d’idées. Le MCD, c’était autobiographique. Chaos in Motion, c’est la consommation et les idées noires qui viennent avec. Thedium Vitae c’est le suicide parce que je suis passé par ce chemin. J’ai perdu mon ami Steve MacDonald. Sa thérapie a été ça moi, j’ai décidé que j’allais prendre le bon côté, lui a choisi le mauvais. Et la pièce Rebellion parle justement du fait qu’il faut se faire violence dans la vie si on veut changer pour du positif. Ca été très thérapeutique de me débarrasser de ça mais en même temps, il y a des gens qui me disent que Negativa, ce nom est plate. C’est négatif. Au contraire ! Et c’est inscrit dans le MCD, si on se donne la peine de passer au travers des expériences négatives, si on persévère, un jour, on revient sur le positif.

Roxanne a pris le relais pour les paroles. Le concept reste le même par contre ainsi que les titres de chansons. Un jour, j’imagine que Roxanne va prendre le contrôle total.

Ca va toujours rester au sujet de l’introspection, la recherche existentielle que tout le monde peut avoir du bonheur et d’être bien dans sa peau.

On demeure un groupe existentiel, de messages…

Le logo derrière le MCD, le cœur avec le triangle, est-ce qu’il y a une signification quelconque ?

C’est un truc que j’ai trouvé sur Internet qui se nomme Étoile de l’Unité. C’est le lien entre le cœur et la raison. Mais ça va être délaissé car je me suis aperçu que c’était associé à d’autres courants moins intéressants ! Étant donné que ce logo représente des courants d’idées avec lesquels je ne m’identifie pas vraiment, on va laisser faire…

En terminant. Légende ou fait : Est-ce que c’est toi sur la pochette d’Obscura ?

Hahahaha ! Non mais je peux te dire que ce gars-là, Claude-Henri Breton, est celui qui est le Père Noel officiel de Carmen Campagne ! C’est un bon monsieur, il devait avoir 65 ans dans le temps. J’avais donné mon nom pour faire de la figuration pour des films et émission de télé. J’ai même joué dans le film Free Money avec Marlon Brando. Donc, on cherchait le modèle classique du vieux sage à longue barbe pour la pochette d’Obscura. C’était aussi en relation avec Osho et on ne pouvait pas prendre une photo de lui, question de droits d’auteurs. Et Adam, l’ami qui m’avait engagé pour faire de la figuration, avait un catalogue avec des acteurs de figuration. On lui a demandé s’il n’avait pas quelqu’un qui répondait à nos critères de recherche. Au début, Claude-Henri était très réticent au projet surtout à cause du nom du groupe qui joue du métal. Il a une image à cultiver dans un sens, il est le Père Noel de Carmen Campagne quand même ! Mais Adam lui a vendu le concept de l’album très méditatif. Drôle d’adon car Claude-Henri est un adepte de la méditation. Il a embarqué dans le projet !

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« Obscura » de Gorguts… non, ce n’est pas Steve Hurdle maquillé en blanc!

Non, ce n’est pas moi mais j’espère que, si je me rends jusqu’à 65 ans, d’être aussi beau que Claude-Henri !

Yanick Klimbo Tremblay (2008)

6 commentaires
  • Carla Cestmoi
    24 février 2008

    Super entrevue!!!! Je suis fière de toi Steeve.

    Carla

  • Gino Rosamilia
    24 février 2008

    J’ai trouver ca pas mal cool cette article la et ca nous apprend a mieux connaitre Negativa et ou il veulent en venir …j’ai bien hate d’entendre le nouveau materiel avec Roxane …
    lacher pas un vieux chum qui apprecie votre innovation

    Gino

  • Ghislain
    24 février 2008

    Très bonne entrevue, cela ma permit dans connaître plus sur l’orientation du groupe et j’ai aussi hâte de me procurer votre prochain disque. J,ai eu la chance d’entendre la prestation de Roxane, elle est absolument merveilleuse. Je vous souhaite beaucoup de plaisir à jouer ensemble et aussi beaucoup de succès. Ghislain

  • Lise
    24 février 2008

    Super Steeve… Lachez pas!

  • Brigitte
    25 février 2008

    Je suis toujours aussi fiere de toi mon ti frere…Super entrevue! Je t’aime

  • sylvie
    25 février 2008

    wow!! c est le fun je connait mieux l histoire de votre groupe maintenant..tres belle entrevue steeve!! c est sur j ai envie d aller vous voir en show. je vous souhaite beaucoup de succes! Sylvie G.

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Chanceux comme un quêteux

Yanick Klimbo Tremblay

Suintage métallique et autres bidules!

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