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Chanceux comme un quêteux

Entrevue avec A Textbook Tragedy

Yanick Klimbo Tremblay
15 mars 2008

ATT

A Textbook Tragedy peut vous sembler un peu comme un groupe qui joue dans les mêmes plates bandes que Despised Icon et vous n’avez pas tort ; le groupe lui-même le clame haut et fort. Plus accessible musicalement que DI mais pas accessible du niveau d’unSimple Plan tout de même, ce nouveau groupe canadien peut, et je dirais même « va faire » d’énormes vagues avec leurs rythmiques saligaudes tout en ayant de bonnes gueules à faire craquer les demoiselles en pleine crise d’adolescence. Entrevue avec Kai Turmann, guitariste.

Pour nous ici au Québec, vous êtes un groupe tout nouveau et c’est certain que vous allez recevoir l’étiquette Despised Icon sur votre musique, mais ça va au-delà de la comparaison?

Oui mais aussi Ion Dissonance, ces groupes sont vraiment bons et nous avons eu l’opportunité de jouer avec eux. Mais à l’origine, dans les autres groupes qui nous ont influencés, il y a Converge et Botch. Avant, nous avions une approche qui était un peu plus comme Dillinger Escape Plan mais avec notre nouvel album, c’est beaucoup plus direct. Nous voulons avoir du plaisir en faisant de la musique. Sur l’album précédent, nous voulions que ce soit le plus intense et fou possible. Nous n’avions que 18 ans… quoique que l’on ne soit pas vraiment plus vieux maintenant mais étant donné que nous voulons faire de nombreuses tournées et que l’on doit jouer nos pièces à chaque soir, il est mieux que le tout soit amusant !

Avant, tu étais celui qui chantait mais plus maintenant, vous avez un chanteur.

Nous étions très à l’aise avec le concept du quatuor. C’était plus facile au niveau de la logistique, surtout en tournée. Nous nous sommes rendu compte qu’en tournée, ici ou aux Etats-Unis, il n’y avait pas beaucoup de groupes sur nos tournées qui étaient des quatuors. C’étaient tous des quintettes avec un chanteur qui prenait le devant de la scène. Ce simple fait créé une toute autre dynamique ! Les amateurs, surtout dans notre genre de musique, aiment bien se sentir en connexion avec le groupe et tout ça se fait surtout avec le chanteur. Il y a le contact visuel et le fait aussi de pouvoir lui prendre le micro pour gueuler avec lui. C’est pour ça que Chris est avec nous !

Est-ce que tu considères le groupe comme une véritable famille car avec les tournées, ca resserre les liens ?

À la base, nous sommes des amis. Nous avons commencé à jammer pour le plaisir vers l’âge de 16 ans au secondaire. Nous n’avons jamais eu un membre qui a lâché ou mis à la porte. Sauf pour Chris qui est nouveau comme j’expliquais. Nous avons quelques discussions plus virulentes et quelques batailles mais le tout reste très amical. Nous touchons du bois car à date, le mariage tient la route !

Vous aimez donc regarder les parties de hockey ensemble et jouer au PlayStation ?

Évidement et nous sommes de Vancouver dons pour nous c’est les Canucks. Il me semble qu’à Montréal, vous êtes déjà en train de vous préparer pour la coupe Stanley ?

Oui, dans un sens… mais un conseil, lors de votre passage à Montréal, sur scène ne te vante pas que tu es un amateur des Canucks, tu risques de t’attirer quelques hués…

Bah, je vais mettre mon chandail des Nordiques d’abord!

Être sur l’étiquette Distort doit-être excessivement motivant avec les succès de vos compatriotes Alexisonfire ou The End ?

Dès le début, nous avons pris la décision de rester le plus indépendant possible. Le plus important et de se faire un nom, qu’il soit très solide. Notre groupe roule très bien dans l’ouest canadien d’où nous sommes originaires et nous sommes très fiers d’avoir réussi à établir notre groupe et sa réputation par nous-mêmes, sans véritable support d’une compagnie. Greg de Distort est venu nous voir en concert et il s’est montré intéressé de travailler avec nous. C’est bien de sentir que l’équipe de travail aime ta musique et que tu n’es pas seulement un autre numéro sur une étiquette majeure.

Genre que le grand patron ne connait même pas le « un cinquantième » de ses artistes ?

Exactement. La relation avec Distort est excellente, nous nous sentons très à l’aise avec eux. Et d’avoir un gars comme Greg qui a pratiquement monté le succès d’Alexisonfire, c’est très encourageant car il a fait d’énormes choses avec ce groupe. Même si nous n’avons pas la même sonorité qu’eux, à la base, ca reste un excellent modèle !

La couverture du disque et les autres photos d’Intimidator, est-ce un immense clin d’œil aux Gangsta Rap ? On retrouve beaucoup de bling-bling et autres trucs clinquants sur les photos !

Hahaha! Non… Pour ce qui est du titre, en premier lieu, nous voulions un titre d’un seul mot. Il y a une blague entre nous où l’on dit que l’on a nommé l’album en relation avec la voiture Monte Carlo Intimidator mais il n’en est rien. Le gars qui a fait notre pochette et tout ce qui vient avec nous a demandé le titre, musique et les paroles pour s’inspirer. Nous lui faisons confiance et c’est ce qui en est sorti. Mais en fin de compte, c’est surtout ce que le terme « intimidant » représente pour différentes personnes. C’est une pochette qui accroche l’œil !

Vos titres de chansons sont aussi très intéressants. Comme « Dude, I’m on Alesse »

Ouais, pour le groupe, les titres c’est secondaire ! (Note : Alesse, ce sont des pilules contraceptives pour femmes) Nos titres ne vont jamais avec les paroles. Les paroles ont leur propre histoire mais le titre n’est pas lié directement aux paroles. Ce sont surtout des idées qui nous passent par la tête, des titres provisoires lors des démos qui restent ensuite. Et c’est drôle ! Par exemple, nous avons une chanson intitulée « Stay Out of Riverdale »


C’est en relation avec la ville où habite Archie et ses amis ?

Non, dans le temps, j’avais vraiment accroché sur un épisode des SimpsonHomer se fait éjecter d’un véhicule conduit par des personnages d’Archie’s et le gros Moose je crois, dit à Homer : « Stay Out of Riverdale! » La chanson parle d’un gars qui visite une ville pas très évidente et j’ai cru que la référence avec les Simpson était géniale !

arch

Au Club Lambi le 15 mars avec The End et Johnny Truant et c’est GRATUIT!

http://www.myspace.com/atextbooktragedy

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Yanick Klimbo Tremblay

Suintage métallique et autres bidules!

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