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Chanceux comme un quêteux

Joe Arpaio, shérif à la couenne dure !

Yanick Klimbo Tremblay
28 juillet 2008

Joe Arpaio…Connaissez-vous cet homme ? Voici un portrait d’un homme qui a la couenne dure ! Si vous avez de la parenté en prison aux Etats-Unis, j’espère que ce n’est pas dans l’établissement de Joe Arpaio !

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Quand je fréquentais l’université à Chicoutimi, un collègue du Bac m’a fortement suggéré de lire un livre qui raconte la vie d’un vrai « badass » américain. Dans les cours d’éthiques, il nous arrivait régulièrement de parler des conditions des prisonniers, de la délinquance ou des peines bonbons offertes au Canada. On s’obstinait longtemps et les débats devenaient assez virulents.

J’ai lu le livre et whoooo… c’est quelque chose !

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Le livre…

Les années passent… la vie change et la mémoire s’effrite.

Depuis ce temps, j’avais totalement oublié ma lecture au sujet de ce personnage mais avec les bulletins de nouvelles qui sont présentées à la télé au sujet des prisons et de la criminalité, ce livre a repoppé dans ma tête !

Donc voici ; Joe Arpaio, shérif : un portrait !

A 69 ans, cet homme qui se garde en très haute estime et s’autoproclame dans sa biographie « The America’s Toughest Sheriff », cet homme qui au bout de quarante-quatre ans de mariage affirme que même au lit, sa femme Ava, par respect pour sa fonction, ne l’a jamais appelé autrement que shérif, cet homme aux initiatives aussi bizarres qu’imprévisibles a des « passions » multiples dans la vie : châtier, humilier, tourmenter, avilir ses prisonniers, faire parler de lui et chanter « My Way ».

« J’ai même demandé par testament que cette musique soit jouée le jour de mes funérailles. »

Pour faire faire des économies aux contribuables aux États-Unis, l’idée lui était venue de créer un pénitencier de plein air au milieu du désert et d’enfermer 2 000 prisonniers sous des tentes militaires.

« Vous savez combien me réclamaient, à l’époque, les architectes pour construire une nouvelle prison ? 4 millions de dollars. Avec les tentes et les barbelés je m’en suis tiré pour 100 000 dollars. On me reproche d’être inhumain avec les détenus, de les parquer dans cette fournaise par plus de 50 degrés. Vous savez ce que je réponds ? Ce qui est assez bon pour nos militaires est parfait pour des délinquants. »

Depuis cette époque, Joe Arpaio est devenu une vedette des médias. Toutes les télévisions du monde se sont rendues à Phoenix, l’une des villes les plus modernes d’Amérique, pour filmer cet homme étrange qui prend un malin plaisir à restaurer les pires traditions de ce pays.

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Ainsi, récemment, il a rétabli les humiliants chain-gangs (lorsque tu enchaines les prisonniers, comme dans Lucky Luke !), pour les hommes aussi bien que pour les femmes.

« Pour les femmes je n’ai rien rétabli du tout puisque je suis le premier dans l’histoire de l’humanité à les enchaîner. Exactement comme si c’était des hommes. Et vous savez pourquoi ? Par pur souci d’égalité. »

Et il sourit comme un kid qui vient d’arracher les pattes d’une araignée. Il avait déjà accaparé l’attention de la presse avec l’affaire des caleçons roses. Encore une histoire bien intéressante.

Un jour, Arpaio s’est aperçu que les détenus de Maricopa County, son comté, volaient les bobettes et les shorts noirs de l’administration. Ils faisaient un petit trafic et les revendaient à l’extérieur de la prison.

« Alors je me suis posé la question. Quelle est la couleur qu’un détenu déteste le plus ? Et là, le rose m’est venu tout de suite à l’esprit. Alors j’ai commandé 7 000 caleçons roses pour hommes. Et c’est comme ça qu’aujourd’hui mes gars, mes plus grosses brutes, portent tous des dessous roses. Et du coup le trafic et les vols ont cessé. Vous, vous achèteriez un caleçon rose, vous ? »

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Aussi invraisemblable que cela paraisse, Joe Arpaio dédicace parfois ces bobettes à la demande d’un détenu. Comme nous l’avions vu auparavant signer des bibles dans le désert.

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« C’est normal. Je suis devenu célèbre. Les types aiment que les stars signent n’importe quoi. Même du papier cul. »

Arpaio a, en fait, des idées assez arrêtées sur les lignes de vêtements que les détenus doivent porter dans sa juridiction.

« Je les habille comme autrefois, rayés de noir et de blanc. Je leur refuse le droit de porter des combinaisons bleues comme nos médecins, ou orange comme les honnêtes travailleurs qui font les routes. Je les veux zébrés, identifiables, comme à Alcatraz. »

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Mike Tyson a été prisonnier à cet endroit…

Cette année, Joe Arpaio a encore suscité avec gourmandise une série de petits scandales qui lui ont valu les foudres d’Amnesty International et de l’American Civil Liberties Union.

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Avec Paula Abdul…Opposite Attracts?

« Ils me reprochent d’avoir supprimé le café aux prisonniers. Moi je leur réponds : 200 000 dollars d’économisés pour le contribuable. J’ai aussi interdit la télé, les cigarettes, « Playboy », « Hustler » et les magazines pornographiques. Et alors ? Partout en Amérique les prisonniers se révoltent parce que le film à la télé ne leur plaît pas ou que la pizza est froide. Ici, ils n’ont rien et ils la ferment. »

Arpaio se vante de nourrir ses détenus pour 60 cents par jour. Avec des restes, des surplus, tout ce qu’on lui donne. Un admirateur lui a récemment offert 60 autruches. Il a envoyé les membres de sa milice les attraper au lasso, et le lendemain les prisonniers découvraient les oiseaux en lamelles dans leurs gamelles.

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La prison…

« Je prends tout ce qu’on me donne, tout ce qui est gratuit. C’est comme ça que j’arrive à les nourrir pour 60 cents par jour. Ce qui énerve les libéraux, c’est que dans le même temps je dépense 1,10 dollar pour la pâtée quotidienne des chiens de la police. »

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Cette discrimination de traitement entre les chiens et les prisonniers, Arpaio la cultive. Ainsi vient-il de poser pour des photos devant les nouvelles cellules avec air conditionné qu’il a ouvertes pour accueillir les chiens et les chats maltraités par leurs propriétaires jusqu’à ce que ceux-ci soient traduits devant le juge.

« Chaque animal a son matelas, sa couverture, son bac. Ce sont les détenus qui nettoient les déjections des animaux. Ils sont à leur service 24 heures sur 24. J’ai aussi obligé les condamnés à peindre des fresques sur les murs. Par exemple des buissons et des bornes à incendie pour que les chiens puissent pisser contre. Les prisonniers sous les tentes, dans la fournaise, les chiens, confortables et au frais, ça, ça me plaît. »

Dernière provocation du patron, il a ouvert un site internet et installé 4 webcams dans son commissariat où transitent chaque jour 300 individus arrêtés. On peut donc désormais regarder en direct, de nuit comme de jour, la petite misère du monde de l’Arizona. Les cellules de détention provisoire. Les sièges de contention où l’on sangle les prévenus agités. La cérémonie des empreintes. Trois millions de visiteurs le jour de l’ouverture du site.

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« Depuis, une moyenne quotidienne de 10 millions de connexions. C’est ce que j’appelle un sacré succès. C’est mon idée. On me reproche d’exposer au regard de tous des gars qui ne sont pas encore jugés. Moi, je réponds que pour un type qui vient de se faire ramasser parce qu’il embarquait une pute, c’est l’occasion rêvée de se mettre devant la caméra pour dire à sa femme : Coucou, chérie, je suis là, ne te fais pas de souci, je rentrerai un peu tard. Vous savez qu’on a aussi le son sur mon site ? Je déteste les films muets. »

« Deux fois, j’ai dormi au milieu de mille prisonniers, dans le désert. Ils ne me font pas peur. Je ne fais pas ce boulot pour qu’ils m’aiment. Mon travail, c’est de leur rendre la vie impossible, de les dégoûter de la prison. Parfois, je croise d’anciens détenus. Je me dis qu’ils vont me descendre. Pas du tout, ils viennent me serrer la main. »

Dans la ville, Joe Arpaio a fait graver son nom sur les portes de ses bureaux, les murs de ses prisons, les centres de dressage et d’entraînement des chiens de police, les voitures de transfert des animaux et des détenus, les voitures de patrouille. Il est présent partout et en tout lieu. Sa milice, composée de 3 000 volontaires, lui voue un culte sans limites et son site internet s’ouvre sur cette phrase :

« C’est sa prison et il en est fier. Suivez Joe Arpaio sur son lieu de travail, là où les détenus portent des culottes roses, mangent des pâtes vertes avariées et vivent enchaînés. »

Il impose à ses prisonniers de regarder trois films. Toujours les mêmes : « Donald Duck », « Lassie Come Home » et « Old Yeller ». Lorsqu’ils sont irrespectueux, il les met à la diète pendant une semaine : une tranche de pain et de l’eau.

Personne ne peut rien contre ses imprévisibles folies. La Cour suprême des Etats-Unis lui a même donné raison lorsqu’il a fait interdire « Playboy » et « Hustler ». Sur les murs de son bureau, il pose en photo aux côtés de George W. Bush et de Mike Tyson

Il a ramené le coût moyen des repas à près de 20 sous l’unité et il en facture le coût aux détenus. Il a banni les cigarettes et toute forme de pornographie dans la prison, il a confisqué tout l’équipement de culturisme et il a éliminés tous les films qui ne sont pas classé “Admission Générale”.

Comme il le dit: “Ils sont ici pour payer une dette à la société, pas pour se faire des muscles et ensuite aller attaquer d’innocents citoyens une fois sortis de prison.”

Il a ré-institué les travaux forcés afin que les détenus travaillent sur des projets sociaux pour ainsi faire sauver de l’argent aux contribuables.

Ces travaux forcés s’adressent tout autant aux hommes qu’aux femmes car il ne veut surtout pas être accusé de discrimination.

Il a banni la télévision par câble jusqu’à ce qu’il apprenne qu’une loi le forçait à fournir ce service aux détenus. Il a donc rebranché le câble dans la prison mais seulement pour le canal Disney et le service de météo.

Lorsqu’on lui a demandé la raison du choix du canal météo il a rétorqué:

« Pour que ces imbéciles sachent quelle température il fera quand ils iront faire leurs travaux forcés! »

Il a éliminé le café car il a découvert qu’il n’avait aucune valeur nutritive et qu’il était de ce fait une perte d’argent pour les contribuables. Quand les détenus s’en sont plaint, il leur a répondu:

“Vous n’êtes pas au Ritz/Carlton. Si vous n’aimez pas ça ici, ne revenez pas!”

“C’est l’enfer. On se croirait dans une fournaise,” disait Ernesto Gonzales, détenu à la prison depuis 2 ans et ayant encore 10 ans à faire.

« C’est inhumain! Il force ses détenus à porter du rose et à manger des sandwiches au baloney, n’a aucune sympathie pour eux »

Il répond…“Les criminels doivent être punis pour leurs crimes – il n’ont pas à vivre dans le luxe jusqu’au moment de leur libération, pour ensuite aller commettre un autre crime afin de retourner en prison pour y vivre un niveau de vie que plusieurs contribuables n’ont même pas les moyens de s’offrir eux mêmes.”

Il a dit aux détenus qui se plaignaient de leur condition: “Il fait entre 48 et 53 degrés en Irak et nos soldats y vivent aussi dans des tentes; ils doivent marcher tous les jours au gros soleil avec tout leur équipement sur le dos et on leur tire dessus. Le pire c’est qu’eux ils n’ont pas commis de crimes alors fermez vos grandes gueules!”

Tough hein ? Qu’en pensez-vous ? Brave type, un héros ou le pire des sales ?
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En passant, des chercheurs ont retrouvé une relique qui date de 1800 ans avant Jésus-Christ…

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Elvis, est-ce ton descendant ?

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5 commentaires
  • High0nprozac
    30 juillet 2008

    C’est dommage que ce soit n’importe quel genre de criminels qui sont admis la bas, pcq aujourd’hui tu va en prison pour un presque rien,surtout aux states, mais ctun être excessivement brillant a mon avis.
    C plate que étant donner qu’ya juste un établissment comme celui la, que ce soit pas pour des criminels une coche plus dangeureux que Mr.Mme. N’importe qui.
    Brave Type!!!

  • Alexis
    1 août 2008

    Bon blog !

  • Lahaut Christian
    15 janvier 2010

    Une seule chose à dire, j’adore ce mec !!!!

  • Claudine Jasmin
    20 septembre 2010

    On devrait cloner le shérriff a sa mort. Quel homme!!!!!

  • who cares
    26 février 2011

    Est ce possible d’avoir un homme comme lui dans la république de bananes qu’est le Québec.
    Félicitations à ce vrai de vrai.

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Chanceux comme un quêteux

Yanick Klimbo Tremblay

Suintage métallique et autres bidules!

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