BangBang : bangbangblog.com

Chanceux comme un quêteux

In Flames avec All That Remains, Gojira et 36 Crazyfists

Yanick Klimbo Tremblay
9 novembre 2008

Le jeudi 6 novembre 2008 au Metropolis de Montréal

Il fait chaud au Métropolis, c’est à guichets fermées ce soir, la communauté métallique québécoise, du kid de 14 ans avec son look de la boutique D-Tox jusqu’aux vieux pets de l’époque Jester Race avec un t-shirt défraichi de la tournée Colony sur le dos et une Rickards Red à la main, sont présents pour cette soirée métallisante.

Pas de chance… ah! J’ai manqué 36 Crazyfists ! Selon certains, c’était très moyen, ordinaire même ! Autour du bar, les gens parlent du fait que ce groupe ait osé demander un Wall of Death, ce qui est inhabituel pour un groupe qui ouvre les festivités sur une possibilité de 4 groupes. De plus, certains semblaient irrités du fait que le chanteur de 36 Crazyfists se soit moqué légèrement du nationalisme québécois, un sentiment qui laisse entrevoir une haine envers l’hymne national canadien, que ce dernier a chanté avant d’y aller d’une chanson du répertoire 36 Crazyfistien.

Vidéo de l’hymne national:

Plus que quelques minutes avant l’avènement de la bête qu’est Gojira ! Le groupe n’a pas chômé y allant d’une bonne décharge de métal brut qui déménage. Alternant entre les pièces de leurs deux derniers albums, il n’y a aucun doute que Gojira a gagné quelques nouveaux amateurs ce soir.

Setlist de Gojira :

Oroborus
The Heaviest Matter Of The Universe
Backbone
Flying Whales
Toxic Garbage Island
Vacuity

Il semblait, de toute évidence, que de nombreuses personnes étaient présentes pour cette troupe française. À chaque passage de la formation, l’intérêt devient de plus en plus grandissant et il serait bien avantageux d’avoir ce groupe sur scène pour une période plus longue et lucrative, qu’un léger 30 minutes !

Vidéo:

Pour ce qui est d’All That Remains, cette formation monte les échelons de la popularité à un rythme effréné ! Métalcore dans le tapis, les musiciens en mettaient plein les oreilles et la vue des gens dans la salle grâce à une sonorisation intéressante en plus de quelques plateformes qui surélevaient les musiciens pour que l’on puisse voir la précision de leurs mains ou la poitrine dénudée de Phil Labonte, le chanteur de groupe… Les amateurs ont bien apprécié, c’était livré de mains de maîtres par d’excellents techniciens et une technicienne car All That Remains ont une bassiste. Conquis, les gens en auraient repris un peu plus. Ils pourront se reprendre bientôt car il est évident qu’All That Remains reviendra très bientôt au Québec.

In Flames, c’est une histoire d’amour avec Montréal qui dure depuis près de 10 ans. Il n’était donc aucunement surprenant que le groupe choisisse Montréal comme point de départ pour leur tournée nord-américaine. Quoi de mieux qu’une foule déjà conquise pour partir une tournée, question d’y aller pour la gloire, une bonne dose énergique version montréalaise, il n’y a rien de mieux !

En concert, ce groupe est ce qu’il y a de plus efficace. Les rythmiques entraînantes de Jesper et Bjorn nous décalottent ! Appuyé par un beau jeu d’éclairage, le tout aurait pu être un véritable cauchemar pour un épileptique. Ce soir, In Flames y est allé avec un setlist prudent quand même en optant pour de nombreuses pièces de derniers albums qui ne sont pas vraiment la tasse de thé des amateurs des premiers jours. Il était beaucoup plus lucratif pour un fan qui apprécie le groupe que depuis l’album Soundtrack to your Escape de trouver chaussure à son pied que l’amateur qui a lâché le groupe après l’album Clayman !

Setlist d’In Flames

I Am The Highway
Vanishing Light
The Mirror’s Truth
The Hive
Satellites and Astronauts
System
Alias
Eraser
Pinball Map
Delight and Angers
Disconnected
Cloud Connected
Jester Race Medley
Come Clarity
Sleepless Again
The Quiet Place
Trigger
Take This Life

La décision d’opter pour la pièce Eraser, chanson qui se retrouve sur le single The Mirror’s Truth donc totalement inconnu pour 85% des gens présents, est un choix douteux. Il est évident qu’une pièce comme Touch of Red aurait mieux passée ou bien une chanson complète provenant de Jester Race !

Pinball Map :

Il est évident que le groupe a maintenant un catalogue de chansons bien garni et d’effectuer le choix parmi toutes les pièces n’est pas une tâche des plus faciles. In Flames est dans une période où chaque musicien peut choisir les pièces de son choix pour des raisons personnelles tandis qu’auparavant, lorsque le groupe se retrouvait en première partie d’Iced Earth, par exemple, le choix des chansons était beaucoup plus facile, In Flames ne choisissait que ce qui torchait le plus !

Anders Friden, chanteur du groupe, faisait remarquer que les pièces les plus anciennes n’attirent pas de bonnes réactions lorsqu’elles sont jouées en Europe… quoique la réaction risque de changer, peut-être ici en Amérique du Nord !

Montage In Flames :

Si l’on tasse l’élément négatif du choix des chansons, il demeure que la prestation offerte par In Flames était du bonbon ! Point à la ligne !

Seul véritable hic… début du concert à 20h00 avec 4 groupes, pas facile. In Flames sur scène à 22h45, plusieurs ont quitté pour des raisons de transport !

Il ne serait même pas surprenant de les revoir pour qu’il termine le tout, ici même à Montréal… en autant que le tout ne change pas pour le Centre Bell !

Merci à Kate de BCI

Vidéos… moi-même sauf le premier de 36Crazyfists!

Un commentaire
  • Adrien
    11 novembre 2008

    Ce show d’In Flames est sans aucun doute le meilleur qu’ils aient offert depuis celui de février 2006. Leur dernier show en tête d’affiche était tout simplement désastreux: entre l’absence de Jesper Stromblad et Bjorn Gelotte, et un Anders Friden à moitié ivre, on était pas à la fête. On aurait pu se sentir légèrement arnaqué. Et on passe sur leur préstation « job pour remplir les comptes en banques » du Sound Of The Underground de la même année.

    Bref, Ce show à plutôt bien commencer par 36 crazyfists (dont la vidéo est mensongère, car il n’était habillé comme ça, et avait toujours sa capuche sur la tête). Très accès sur leur deux dernier albums, « Rest Inside The Flames » et « The Tide And Its Takers » le show demeure très efficace mais trop ordinaire et lisse…Avec 5 albums et 3 EPs ils auraient pu mieux faire, mais le timing est serré.

    Comme beaucoup le pense, Gojira mérite une tête d’affiche, même si ce soir là, la bête semblait pour le moins fatiguée (moins de communication avec le publique… plus sur le mode « pilote automatique »). En effet leur prestation avant Behemoth l’an passé était beaucoup plus explosive, peut être était-il encore sous le décalage horaire. On ne peut leur reprocher leur set-list avec le peut de temps qu’il leur était alloué. Bref, vite un retour en tête d’affiche des Basques pour un « Remenbrance » des famille ou un « Art of Dying » destructeur…siou plait!!! Car avec des albums comme les leurs ils peuvent mettre Montréal à feu et à sang. Sans compter que leur popularité grandie de plus en plus.

    All That Remain, ben je me passerais de commentaires, je peux pas critiquer un style (le metalcore) que je n’aime pas, donc je laisse ça a ceux qui aime et vais me prendre une bière avant les hostilités.

    In Flames…ah!!! In Flames. Le groupe à détruire…car c’est des vendus, ils font de la soupe etc… Et bien non, car même s’ il est permis de ne pas aimer les 4-5 derniers albums, on ne peut nier qu’ils sont efficaces dans leur genre. C’est vrai que les disque comme « Sens Of Purpose » ou « Come Clarity » font pale figure devant des monuments comme « Jester Race » ou « Whoracle », mais c’est deux genre donc maintenant le groupe est à prendre ou à laissé. Le vieux In Flames est entérré c’est un fait, puis il ne reviendront probablement jamais à leurs sources. Leur set était intéressant à plus d’un titre et un peu décevant aussi il faut bien l’avouer. La surprise vient de titres comme « Eraser » justement qui fait parfaitement le trait d’union entre les deux périodes. Des leads de la mort et un refrain catchy au même titre que « Vanishing Light ». Il est aussi surprenant de voir « The Hive » suivit de Satellites And Astronauts ». Ça fait vraiment un bout qu’on ne les avait pas entendus. Là première étant un monument de mélodies et d’Agressivité et la deuxième entraînante tout en étant posée. Content qu’ils aient oublié « Only For The Weak » un peu trop lassante. Il est à noter que les chansons du nouvel opus sont vraiment molles a coté d’un « Pimball Map » par exemple. « Delight and Anger » et « disconnected » (avec des paroles d’une stupidité défiants l’entendement et un refrain anthologique de mièvrerie) ont prouvé cette différence. Le Medley de « Dead God In Me », « Jester Race » et « Behind Space » (pour le riff final) était le point d’orgue de ce show. Triste que C.O.L.O.N.Y. soit passé entièrement a la trappe et qu’ils aient seulement fait « Quiet Place » de « Soundtrack… » car quoiqu’on en dise cet album est vraiment un monument de production et des chanson comme « F(r)iend », « In Search For I » ou « Super Hero Of The Computer Rage » sont définitivement taillées pour la scène.
    En tout cas, ils sont content d’Etre là et le font comprendre, la communication est parfaite et limpide et Anders est agité comme un diable. Les autres ne bougent pas des masses mais sourient et Jesper fûme quelque pof de joints. Relax quoi…
    Donc voilà un show efficace, maintenant il faut qu’ils prennent plus de risques (« Eraser » c’est cool mais faut pousser plus loin), qu’ils pensent qu’ils ont 9 albums 4 EPs et qu’il comble les attentes de tout le monde en offrant des set-lists plus varié. Bonne soirée mais ils peuvent mieux faire, surtout qu’ils ont le sens du spectacle…

Désolé, les commentaires sont fermés pour le moment.

Chanceux comme un quêteux

Yanick Klimbo Tremblay

Suintage métallique et autres bidules!

À propos…

RUBRIQUES