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Chanceux comme un quêteux

The Last Felony (entrevue complète)

Yanick Klimbo Tremblay
9 novembre 2008

Voici l’entrevue complète avec The Last Felony

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Vous êtes tout frais revenus d’une tournée avec Cryptopsy et Origin. Comment c’était d’ouvrir pour des machines d’intensité comme eux ?

Machines d’intensité, tu m’enlèves les mots de la bouche haha ! Le fait d’ouvrir pour 2 bands de cette envergure nous a offert la chance de pouvoir avoir de bons publics chaque soir de la tournée, alors il ne fallait pas rater notre chance et tout donner ce qu’on pouvait à chaque ville.

C’était votre première tournée et c’était ce que l’on peut qualifier de « grosse » tournée. Au niveau de la logistique, j’imagine que vous aviez une camionnette et tout votre équipement ?

En effet on avait notre van et on a été capable de mettre presque tout notre équipement dedans, par chance Mike de Origin a bien voulu nous prêter son cab de bass ce qui a aidé à faire de la place pour mettre autre chose. Les gars de Cryptopsy nous ont bien aidés aussi en prenant nos cabs de guitares dans leur trailer pour quelques shows, sinon on peut dire qu’on aurait été pas mal coincé si on avait eu à transporter tout notre équipement.

Racontez-nous votre meilleur moment de cette tournée. Le pire ou le moins intéressant.

Des bon moments, il y en a eu beaucoup j’dois dire. Juste le fait d’avoir traversé le Canada et d’avoir pu voir tous les beau paysages, surtout en Alberta et au B.C. C’était vraiment cool. On n’oubliera pas non plus les fins de soirées bien arrosées avec les gars d’Origin et Cryptopsy. Les pires moments, on peut dire que c’était les long trajets interminables la nuit et on a eu un bris mécanique sur la van, mais on a été quand même chanceux dans notre malchance parce qu’on a pu faire réparer notre van à temps sans manquer le show. On peut dire qu’il y a eu beaucoup plus de bons moments que de mauvais.

Quel sera votre plus gros défi en tant que nouvelle formation métallique : A- Faire fuir l’étiquette « Despised Icon » que certains vous attribuent déjà ou B- faire votre place dans un univers deathcore sursaturé

Je ne crois pas que de faire fuir l’étiquette Despised Icon soit vraiment un problème. Oui, il y a peut être quelques ressemblances dans le style, mais on ne s’inspire pas directement du band. Je crois vraiment qu’une fois que le monde va avoir écouter notre cd, ils vont pouvoir faire la différence, même chose pour ce qui est du deathcore, on nous classe dans cette catégorie, mais je crois qu’on a plus d’éléments Death et Black Métal que d’éléments Hardcore dans notre musique.

Aeon of Suffering est réalisé par Jeff Fortin qui a fait le dernier Neuraxis. Jeff prend de plus en plus de place au Québec au niveau de la réalisation. Dans votre genre musical, il n’aurait pas été surprenant de voir que votre CD aurait pu être réalisé par Yannick St-Amand. Comment en êtes-vous venus à choisir Jeff ?

On avait 4 personnes en tête pour le studio dont Jeff et Yannick. Après s’être informés de leur disponibilité, il y avait seulement Jeff qui était disponible au moment qu’on voulait. On est donc allé le rencontrer pour parler de ce qu’on voulait comme son. Disons que le temps qu’il avait à nous accorder, le prix qu’il nous faisait plus la qualité de son travail a fait qu’on est allé avec lui.

Est-ce que le fait que Yannick St-Amand ait son studio en Abitibi vous a découragés ? Avec la distance et le prix de l’essence, ce n’est pas facile.

La distance et le prix de l’essence étaient des facteurs à prendre en considération, mais disons que son horaire ne marchait pas avec nous et on aurait été obligé de retarder l’enregistrement de plusieurs mois, c’était plus ça le gros problème.

Dans certains de vos riffs, on peut vraiment sentir l’odeur fétide du black métal, comment ce fait-il que certains éléments black métalliques se retrouvent dans votre son ?

Je suis content que tu aies remarqué, car c’est un aspect important de notre son. On écoute tous un peu de Black métal et ont voulait donc incorporer quelques mélodies plus sombres pour créer des ambiances plus morbides.

Les paroles sont extrêmement fatalistes comme sur The Stench of Hypocrisy, d’où puisez-vous l’inspiration pour écrire les textes?

On a eu un peu de misère avec les paroles, car Kevin notre ancien chanteur était celui qui les écrivait avant, donc trouver des thèmes a été un peu compliqué au début, mais on est arrivé avec un concept assez direct qui parle souvent de haine avec des déroulements assez fatalistes comme tu le dis. On voulait aussi que le tout soit imagé en faisant la lecture et garder ça assez brutal.

The Last Felony est un nom qui évoque de nombreuses images en tête : traitrise, corruption et déloyauté. D’où vous est venu le nom ?

Le nom a été trouvé après avoir donné quelques noms comme ça et c’est celui qu’on a retenu. Ce qui a de bien avec The Last Felony c’est que chacun peut se donner sa propre signification de ce que serait son dernier crime et comme tu dis, ça évoque beaucoup d’images.

Pour le concept de la pochette, vous avez laissé le tout dans les mains de Gab.357 ou vous aviez quelques idées, une ligne directrice ?

Au début, quand on a commencé à parler avec Gab, le nom de l’album n’était pas encore choisi. On lui a donc laissé carte blanche pour commencer le projet. Une fois que le layout de l’intérieur était terminé et le nom de l’album choisi, Gab a travaillé avec Joss pour trouver le concept du cover. Mais on savait depuis le début qu’on voulait une photo comme cover.

Est-ce Doctor Martin qui a pris les photos des deux demoiselles ? Ce sont des modèles ou des connaissances du groupe ?

Oui c’est notre bon chum Doc qui a pris les photos. Pour ce qui est des filles, l’une d’entre elles était une amie de Doc et l’autre, une de nos connaissances. Il ne faut pas oublier l’excellent travail de Rémy Couture qui a fait le make-up pour les filles.

Vous semblez être en bonne relation avec de nombreux groupes montréalais. C’est tricoté serré comme on dit, il ne semble pas y avoir d’animosité envers les groupes, il y a du support. Ma question est ; où vous situez-vous sur cet échiquier métallique?

Oui c’est vrai qu’on connait beaucoup de groupes à Montréal et qu’on entretient de bonnes relations avec eux. Il y a beaucoup d’entraide entre les groupes et il n’y a pas de compétition. Pour ce qui est de notre position, je pourrais dire qu’on prend notre place tranquillement dans la scène montréalaise.

Est-ce que vous partagez des membres avec d’autres groupes ?

Non plus maintenant, c’est déjà arrivé avec l’ancien line-up du band. Kevin, notre ancien chanteur, était avec Shaolin, remplaçait Steve de Despised Icon pour quelques shows et a commencé avec Ion Dissonance. Notre bassiste, à l’époque, Seb Painchaud chantait dans Nefastus Dies. Ça occasionnait parfois des conflits d’horaire pour les jams et les shows. Il ne faut pas seulement que tu partages ton temps avec 5 gars dans le band mais 3 ou 4 bands en plus. Le band est beaucoup plus stable maintenant, aucun membre n’a de side project, qu’un seul band à s’occuper !

Comment en êtes-vous venus à signer avec Galy ?

J’ai rencontré Galy il y a quelques années. Il avait déjà entendu parler du band à cause d’Alex de Despised Icon et de Kevin qui chantait dans Shaolin, qui avait justement signé avec Galy Records. Quand Kev et Seb ont quitté le band, je lui ai laissé savoir que le band n’était pas mort. Un an plus tard, à la sortie du studio, on a mis la chanson Critical State sur MySpace. Galy a entendu ça même avant que je le contacte et nous a approchés pour me dire qu’il était vraiment intéressé à ce qu’on travaille ensemble.

Des attentes positives pour le Trois-Rivières Metal Fest même si vous jouez très tôt ?

Certainement, ça va être notre première fois à Trois-Rivières et aussi notre première fois au T-R Metal Fest. Faut pas se le cacher, le lineup de cette année est vraiment malade. Jouer le même soir que Dying Fetus, Obliveon, Martyr et nos bons chums d’Ion Dissonance, ça risque d’être vraiment bon comme show !

The Last Felony n’est probablement pas votre boulot à temps plein, que font les membres du groupe ? Travail, études ?

Non effectivement, le groupe n’est pas notre boulot à temps plein, nous avons tous un emploi. Pour ma part, j’ai été obligé de laisser ma job pour la tournée mais heureusement, mon boss a bien voulu me reprendre. Jai perdu beaucoup mais ce sont des sacrifices à faire. Sinon je crois que tout le monde est retourné à sa job respective, sans problème.

Des dates au Québec ?

Pour l’instant, c’est le Trois-Rivières Metal Fest le 7 Novembre et à Montréal, le 13 novembre avec A Life Once Lost, Arsonists Get All The Girls et Tony Danza Tap Dance Extravaganza à la nouvelle salle du Underworld.

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Yanick Klimbo Tremblay

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