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Chanceux comme un quêteux

La plus qu’incroyable théorie du Wishtowaneney

Yanick Klimbo Tremblay
8 mars 2009

Cette théorie n’a rien de scientifique, oh que non ! Rien à voir avec le théorème de Pythagore ou le rasoir d’Occam, la théorie du Wishtowaneney est plutôt un concept un peu twit et brutalement idiot mis sur pied par deux Chicoutimiens, Fred « Gros Pouche » Larouche et Yanick « Klimbo » Tremblay AKA, moi.

Cette théorie permet d’identifier clairement lorsque quelqu’un chante absolument n’importe quoi. Ce phénomène de chanter n’importe quoi se manifeste régulièrement chez les francophones qui essaient de chanter des chansons en anglais.

Source :

Travaillant tous les deux dans une imprimerie, moi et Gros Fred en sommes venus à se parler régulièrement. Sachant pertinemment que nous avions les mêmes goûts musicaux et cinématographiques, nous nous sommes mis à échanger sur bien des sujets.

Lors d’une discussion nocturne, car nous travaillions de nuit à cette époque, nous avions comme sujet Super Écran mais surtout sa première version, Premier Choix. C’était le nom de Super Écran dans les années 80 et il y avait aussi un autre canal, du nom de TVEC, en surplus mais ce dernier n’offrait pas une programmation dès plus intéressante à l’exception de SanKuKai, Tom Sawyer et Les Trois Mousquetaires mais la version avec les chiens en lieu des humains.

En placotant, nous faisions des allusions aux films découverts sur ce poste, les films comme les Goonies qu’on avait du regarder au moins 35 fois, qu’on trouvait que le Pirate de mes Rêves était un film de filles mais qu’on le regardait à chaque fois…

A un moment donné, Gros Fred lance le truc suivant :

« Te rappelles-tu qu’à la fin des films, s’il était mettons, moins 5, Premier choix mettait un vidéoclip ? »

Moi de répondre : « Oui, aie ! Je m’en souviens et il y en avait un, me souviens pas du nom de l’artiste par exemple. Ce vidéo, bâtard qu’il me faisait peur… »

« Moi aussi, c’était un bébé qui était dans l’espace, il s’ouvrait les yeux ! » dit-il.

« Ouais, pis le chanteur court tout le long de la chanson, le bébé était tellement épeurant, il me crissait la chienne ! C’était quoi le nom déjà ?» dis-je.


Regardez et écoutez!!!!!

Et là, la révélation :

« Je ne sais pas mais il disait souvent dans le refrain Wish to wish to something… ou bien Wishtowaneney… en tout cas, moi c’est ça que je chantais ! » dit Fred.

« Hein, moi aussi je chantais Wishtowaneney. Ce n’était pas ça les paroles mais ça ressemblait à ça ! C’est bizarre qu’on se rappelle de ça, on ne se connaissait pas mais on chantait la même chose ! » dis-je.

En fin de compte, c’était Roger Hodgson, ancien chanteur de Supertramp avec sa chanson, Had a Dream (Sleeping With the Enemy)

Les vraies paroles étaient:

And now it’s standing right in front of me
What’s it going to do to me, who knows,
Had a dream it was time
To be taken to the front of the line
Well that is not a place you wanna be
Sleeping with the enemy, you know

Nous… non! C’était Wishtowaneney répété à profusion…

Dès ce moment-là, dès que quelqu’un ne savait pas les paroles et qu’on l’entendait fredonner, on disait qu’il faisait du Wishtowaneney… incluant nous-mêmes ! Il n’est pas évident pour des francophones de savoir les vraies paroles, on chante n’importe quoi ! C’est un peu l’équivalent du Air Guitar mais pour les chanteurs !

Ma cousine Marie-Joanne était un peu une championne du Wishtowaneney. Dans le temps, elle aimait bien What a Feeling du film Flashdanse. Pour elle les paroles, pratiquement du début à la fin, étaient Boy in a Boy.

Elle était convaincue que c’était ça, elle ne faisait que répéter Boy in a Boy, en suivant le beat de la chanson sauf pour le refrain, qu’elle connaissait.

Bien souvent, les gens avouent qu’ils faisaient du Wishtowaneney. Comme l’autre jour à Tout le Monde en Parle, Marylise Bourke avouait qu’elle chantait n’importe quoi sur « Never Gonna Give You Up » de Rick Astley !

Tout le monde en fait du Wishtowaneney, qui s’avère en fin de compte, la théorie de dire n’importe quoi sur une chanson dont on ignore les paroles !

Un jour, en achetant le disque Out of Nothing du groupe anglais Embrace, j’ai remarqué que dans une chanson on disait clairement Wishtowaneney !!! Mais en fin de compte, ce n’était qu’une hallucination auditive car c’est plutôt Wish Them All Away… qui s’approche franchement du terme mis au monde par moi et Gros Fred!

Cette théorie repose uniquement sur l’hallucination auditive, tout simplement !

Certains artistes en font sur scène car il arrive d’oublier les paroles ! Mais quand on est dans la salle de spectacle avec quelques bières derrière la cravate, on ne s’en rend pas compte !

Mais quand je suis dans mon salon, je m’en rends trop compte ! Et je crois avoir trouvé le CHAMPION par excellence du Wishtowaneney, c’est un Québécois du nom de Tommy Gagnon qui est un des chanteurs sur l’émission Rock and Road de Musique Plus.

Tommy a la vilaine habitude d’oublier les paroles. Il a une bonne journée pour les apprendre mais, hop ! sur scène, le tout s’efface de son disque dur !

J’ai remarqué le phénomène pendant EvenFlow de Pearl JamTommy disait énormément de Wishtowaneney, la théorie était à sa perfection ! Pour The Number of the Beast d’Iron Maiden, ouf… Wishtowaneney à la puissance mille!

Ce n’est pas évident, ce sont des chansons en anglais, le gars n’est pas à l’aise avec la langue, c’est correct mais ce que j’ai entendu, la semaine dernière, m’a scié les deux jambes !

Tommy a totalement anéanti notre théorie du Wishtowaneney, qui je vous le rappelle, consiste à tronquer les véritables paroles ANGLAISES d’une chanson par du n’importe quoi, pour un francophone. Donc, la semaine, dernière, mon beau Tommy, tout fringant avec sa petite casquette militaro-Castro inclinée sur le côté a fait du Wishtowaneney sur Le Train de Vilain Pingouin

Il a totalement scrappé notre théorie qui fonctionnait depuis au moins 15 ans !

Tommy
Tommy Gagnon de Rock N’ Road

Sa version donnait un truc du genre, lors du refrain :

Un jour je vais sauter sur un train
Si na waire au lou duwain
Pisch nayé dans un yéhoooo
Wishtowaneney and of Wishtowaneney à nager, oh no!!!!

Wow…

Le juge de la soirée, Edouardo Da Costa lui a lancé en pleine face:

« Euh Tommy ? Je ne suis pas certain que Rudy Caya aimerait vraiment ça savoir que tu changes les paroles de sa chanson comme ça ! »

Ouf…

Pauvre Tommy Gagnon, cette semaine il s’attaque à une chanson d’Our Lady Peace, bonne chance mec ! N’oublie pas que ma théorie peut te venir en aide pour les pièces en anglais, mais pour celle en français, gériboire, fais un effort mec !

Ta nouvelle devise devrait être : Wishtowaneney tu m’as sauvé beaucoup plus que ma belle gueule fraichement rasée et ma casquette sur le côté !

J’ai vu :

Le film Polytechnique. Ca fesse. Pas de musique, noir et blanc et les effets sonores de coups de fusil les plus bruyants jamais entendus de ma vie ! Dérangeant et véridique. Maxime Gaudette, dans le rôle du tueur (on ne nomme jamais Marc Lépine) est tellement convaincant… C’est un jeune homme que je connais en plus mais j’ai totalement oublié le fait que je me suis déjà fait carter avec lui au dépanneur de Chicoutimi-Nord à l’âge de 25 ans pour de la bière !

4 commentaires
  • Yannick
    8 mars 2009

    Beau Blogue….

    Moi aussi j’ai vu Polytechnique…j’ai vraiment trippé sur ce film. Une belle oeuvre du cinéma Québécois.

  • Lau
    10 mars 2009

    Excellent nom que Wishtowaneney pour ce phénomène… Mais moi aussi, à l’adolescence j’avais une amie qui en faisait sur « Le picbois » de Beau Dommage.

    Mettons que j’avais aussi trouvé ça pas mal déprimant… Mais au moins, ça a fait tenir ta théorie 10 ans de plus ;-) )

    Merci télé-réalité de transformer le comble du ridicule en contenu… ich!

  • Pamelageon
    23 mai 2009

    beautiiful blog merciiiiii

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Yanick Klimbo Tremblay

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