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Chanceux comme un quêteux

Quelques critiques!

Yanick Klimbo Tremblay
11 avril 2009

Quelques critiques, triées sur le tas!!!!

Sepultura

A-Lex

SPV Records

Nouvelle création des Brésiliens et autre album concept. Après Dante XXI, qui avait reçu un accueil désastreux, nous pouvions nous attendre à une bombe mais malheureusement, ce n’en est pas une…complètement. Le groupe s’attaque, sur l’album A-Lex, au classique qu’est A Clockwork Orange. Justement, ne soyez pas surpris d’entendre la 9ème Symphonie de Beethoven, compositeur préféré d’Alex qui est le personnage principal du livre, sur la pièce du nom de Ludwig Van. Tout au long de l’album, nous devons nous contenter d’une bonne présence musicale mais le tout prend une vilaine débarque avec la voix un tantinet trop hardcore de Derrick Green qui ne dégage rien de très racoleur. Musicalement, c’est pertinent. Il y a de bons moments comme avec les pièces The Treatment et Conform mais dès que Green embarque, nous débarquons automatiquement. En général, nous avons la vilaine tendance d’imaginer ce qu’aurait donné la voix de Max Cavalera tout au long de l’album… et ce depuis Against! Malgré tout, un fait excessivement positif demeure; Andreas Kisser est encore capable d’écrire de satanés bons riffs. Pour ce qui est des paroles et du concept qui entoure les pièces, c’est réussi et très soigné. Sepultura obtient un gros point en leur faveur avec l’utilisation, comme modèle de base, du livre Clockwork Orange (Orange Mécanique) au lieu du film. Par exemple, à la fin du livre, il y a un autre chapitre où l’on voit Alex qui a vieilli. Il retourne à une vie plus normale avec un emploi, une famille et des enfants. J’ai essayé à maintes reprises mais mon opinion demeure la même; ça ne me plaît pas, entièrement… C’est juste, pas pire.

www.sepultura.uol.com.br 

 

alex 

Kreator

Hordes of Chaos

SPV Records

Depuis Violent Revolution en 2001, toutes les vieilles têtes métallisées peuvent vous confirmer que Kreator a effectivement effectué un retour excessivement puissant! Ceux qui ont la mémoire longue se rappellent du plus qu’ordinaire Endorama de 1999, un album romantico-gothique qui en a laissé quelques-uns les veines entrouvertes… Mais chaque nouvelle offrande offerte depuis le début des années 2000 surpasse la précédente, pratiquement. Avec Hordes of Chaos, c’est encore le cas! Même si Enemy of God était un pur délice exquis, je peux pratiquement crier haut et fort que Hordes of Chaos le balai du revers de la main. Mille Petrozza a encore de nombreux riffs cachés derrière ses vieux cadres poussiéreux à la maison et les démonstrations musicales offertes ici sont mirobolantes. Sur chaque chanson, on retrouve bon nombre de moments de vivacité musicale qui nous pénètre vigoureusement dans la tête et l’âme. Même si le groupe vieilli, il n’a rien perdu de son intensité légendaire. Si vous croyez que Death Magnetic est un retour aux sources du thrash métal, vous êtes dans les étrons d’éléphants mes chummys car Horde of Chaos est ce que l’on doit surnommer du thrash pur et dur. Si vous doutez de mon affirmation, laissez-vous détruire les oreillettes par les pièces Amok Run, Destroy What Destroys You et Warcurse. Guerre, terrorisme et misère sont les thèmes habituels qui se retrouvent une fois de plus dans les textes de Petrozza qui a toujours cette hargne envers l’injustice mondiale. L’édition spéciale comprend un DVD en bonus sur lequel nous retrouvons un film sur la création de l’album avec en trame musicale de fond, les pièces de l’album en plus de quelques commentaires, majoritairement en allemand mais sous-titrés en anglais.

www.kreator-terrorzone.de/

En concert le samedi 11 avril au Medley de Montréal et le 13 avril à l’Impérial de Québec.

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Napalm Death

Time Waits for No Slave

Century Media

Il est évident que Time Waits for No Slave n’est pas l’album que l’amateur de grindcore puriste risque d’apprécier. Cette mouture 2009 de Napalm Death s’éloigne un peu plus encore de la facture grindcore au détriment d’une plus grande facilité à l’écriture de pièces musicales avec ce que l’on peut appeler, du punch! Sur ce disque, on se rend compte très rapidement que les structures des chansons de Napalm Death n’ont plus rien à voir avec les beaux jours du grindcore. Oui, c’est encore lourd et discordant mais avec un ordre, une logique musicale très précise comme l’introduction très voïvodienne sur Life and Limb ou les changements de rythmes sur Passive Tense et Larceny of Heart. Mais la portion grindcore coule encore parfaitement sur certaines pièces et les percussions de Danny Herrera sont toujours tonitruantes et vives sur la pièce titre et Work to Rule. Un album achevé où l’on entend chaque subtilité d’une manière assez phénoménale pour le genre. Le bataillon de Shane Embury offre toujours des productions de qualité et le tout se concrétise, encore une fois, avec Time Waits for No Slave!

www.napalmdeath.org

En concert le 17 mai aux Foufounes à Montréal et le 18 mai à l’Impérial de Québec.

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Chanceux comme un quêteux

Yanick Klimbo Tremblay

Suintage métallique et autres bidules!

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