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Chanceux comme un quêteux

Doves, Isis et Voïvod, aucun rapport ensemble !

Yanick Klimbo Tremblay
6 juin 2009

doves

Critique concert!

Soirée en couple sans l’enfant…ce qui est rare pour moi et ma copine depuis la naissance de notre fillette mais nous avions vraiment une folle envie d’aller voir Doves en cette soirée de juin.

Doves est un groupe que l’on apprécie grandement en famille, un son aucunement agressif qui accompagne bien mes cappuccinos du samedi et dimanche matin en plus des midis à batifoler en famille. Doves joue régulièrement dans le mix familial dans l’Ipod, un choix pour tous dans la maison. J’ai découvert ce groupe de la vieille manière en plus, de la très vieille manière même : par Claude Rajotte à Musique Plus en 2000. Il faisait une critique de l’album Lost Souls et le tout était suivi du clip de Catch the Sun… j’ai catché tout de suite ! Le soir même, j’avais un quart de travail au HMV, emploi de l’époque et en copie promo, en arrivant, il y avait l’album sur lequel, j’ai immédiatement sauté.

Par la suite, j’ai eu l’occasion de voir le groupe en concert à deux reprises et les deux fois étaient de grandes prestations de rock britannique à son meilleur. Fait intéressant, la première fois, au Club Soda, le groupe qui ouvrait était My Morning Jacket, inconnu à l’époque mais que j’ai découvert lors de ce concert.

Pour cette tournée-ci, le tout est plus minimaliste, moins d’artifices au niveau des lumières. Doves a perdu des plumes malheureusement en cours de route avec les deux derniers albums (Some Cities et Kingdom of Rust) qui ne font pas l’unanimité mais qui sont d’excellentes pièces de rock britannique si l’on ne recherche pas de succès intantané du genre Caught by the River 2 ou 3…

Mais pour en revenir au concert, commençons par le commencement avec le groupe qui ouvrait les festivités : Wild Light. Groupe du New Hampshire mais qui sonne comme un groupe canadien, de l’Est en plus… donc vraiment pas ma tasse de thé. Tous les membres du groupe, sauf le batteur, ont des looks à la Dashboard Confessionnal, ce qui se résume à des gueules d’amour avec des tatouages sur les bras et ces derniers représentent des épreuves de leur vie ou des citations en cantonais/chinois…  J’ai donné la chance pendant trois chansons mais quand j’ai entendu le refrain suivant :

« My family, first generation. My family, second generation. My family, third generation… »

Moi et MC, déjà écoeurés, on s’est regardé en se disant : « Non, pas fourth generation ? »

Suite du refrain: « My family, fourth generation! »

Non merci, on quitte! Petite promenade dans le quartier gai où nous avons pu voir des policiers à chevaux et Paul Cagelet (acteur de petite taille qui bad tripait sur le cas de Mado dans le truc télé-réalité merdique de Musimax il y a quelques années)  avec son amoureux, admirant des policiers à chevaux…

Après une jasette devant le National avec mon ancien coloc, nous avons repris le chemin à l’intérieur du National pour pouvoir enfin assister au concert de Doves.

Le choix des chansons m’a replongé dans mes souvenirs des albums, des pièces enfouies dans ma mémoire et peu de pièces du dernier album, ce qui fait toujours plaisir aux gens.

Projections en arrière scène, éclairage très minimaliste préconisant le bleu et le rouge, Doves y est allé tout de même de manière très prudente ne sortant pas de sa zone de confort en restant fidèle à un setlist qui se répète lors de cette tournée, de villes en villes !

Personnellement, j’ai apprécié le choix des pièces mais il manquait de gros succès selon Olivier, ami de la famille, présent pour l’occasion et non pas en voyage à quelque part sur la planète. De mon point de vue et celui de ma copine, le tout était bien balancé, Doves pigeant dans tous ses albums.

Grosse pointure absente ce soir : Catch the Sun que le groupe ne joue pratiquement plus en concert.

Mais en gros, avec des pièces comme Here it Comes, Black and White Town, Pounding, There Goes the Fear et Caught by the River, un groupe ne peut aucunement se tromper !  

Concert excessivement agréable avec l’opportunité (grâce à l’état enceinte de ma fiancée) de pouvoir assister à la prestation à l’étage du haut, fermée mais occupée par… quatre filles enceintes et leurs copains !

Voix justes, groupe serré musicalement et un de mes groupes chouchous depuis dix ans… je ne peux pas vous dire que je n’ai pas apprécié, voyons-donc !

 Merci à Caroline et Nancy de Greenland

Suggestions!!!!

Demain, le 6 juin, deux choses très importantes pour le bonheur d’un être humain :

1- Mondial de la Bière

2- ISIS en concert au théâtre National. Il reste quelques billets.

isis

Sans vouloir pousser la mémé dans les orties, il semble que ce serait le dernier tour de scène d’ISIS. Si vous avez bien lu le dernier Decibel (juin 2009) il y a peu de chances que le groupe puisse continuer, les membres vivant trop loin les uns des autres…. Vous êtes avertis !

 

Si vous n’avez jamais vu le clip d’ISIS « Holy Tears »  il est grand temps de remédier à la situation…

Critique d’album très exclusive!

Voïvod

Infini

Relapse Records

 

Album qui vient clore un grand chapitre du métal au Québec, sinon le plus gros chapitre… les dernières compositions originales de Voïvod. Est-ce que l’on doit vraiment voir ce disque comme étant le nouvel album d’un groupe que l’on apprécie ou plutôt comme étant les dernières pages d’un excellent livre que l’on a dévoré page après page ? Ou les dernières secondes d’un film vraiment fascinant qui nous a tenus en haleine si longtemps?

 

Hum, difficile n’est-ce pas ? Une chose est certaine,  Infini sonne comme du Voïvod, il ne faut pas penser  que les dernières pièces ne sont pas à la hauteur du phénomène le plus extraordinaire du métal canadien. La première pièce God Phones donne le ton avec sa rythmique qui nous remet en place assez rapidement avec l’univers stellaire de Piggy.  De nombreuses chansons sonnent comme si elles avaient été écrites très récemment comme Global Warming, Pyramidome ou Treasure Chase. Si la plupart des chansons d’Infini sonnent si contemporaines, ce phénomène est lié directement au talent de compositeur de Piggy qui a réussi à créer, tout au long de sa carrière, de grands moment musicaux intemporels. Sans oublier tout le travail de génie qui se cache derrière le bizounage technique  nécessaire pour pouvoir extirper toutes ses parties musicales hors du corps électronique de l’ordinateur portable de Piggy et de faire résonner le tout comme s’il était présent dans le studio.

 

Jason Newsted a hérité de la tâche de mixer l’album et c’est bel et bien lui qui joue de la basse sur les 13 chansons, même si la rumeur nous indiquait que Blacky et Eric Forrest avaient contribué sur quelques pièces. Il semble bien que… non. Deux grandes surprises, les deux dernières pièces d’Infini qui se démarquent légèrement du lot. Premièrement Morpheus, chanson aux intonations très lourdes avec une cadence évolutive, agrémentée de sons ambiants interstellaires. Et la dernière, celle qui termine l’aventure voïvodienne… une épopée qui a duré un peu plus de 25 ans, est une pièce du nom de Volcano, qui salue bien bas une des influences majeures de Voïvod, les immortels Motorhead…   Fin… ? Hum…

 

voivod

www.voivod.net

 

Date de sortie : 23 juin 2009  

 

Voïvod à Woodstock en Beauce le 3 juillet et à Jonquière le 4 juillet.

 

book_cover_idie

Michel « Away » Langevin lance enfin son livre dédié à tout l’art qui entoure Voïvod. Seulement 3000 copies seront en vente !

 

Info : http://voivodbook.com/

Avant de finir, pourquoi Musique Plus congédie le trois quart de ses vee-jays, nous balance des reprises de JackAss à la tonne que plus personne ne veut voir mais continue son concours du « Veux-Tu Devenir le Prochain VJ de Musique Plus? »

 

Car il ne sera pas payé? Il va aider Babu à choisir ses clips de rock? 

 

Il n’y a plus de musique sur cette chaîne! À quoi bon d’avoir un nouveau VJ?

 

Très cave… aussi utile qu’un troisième testicule…

 

Babu… avez-vous lu son profil sur la page de M+ ? En voici un extrait et ce n’est pas une blague:

 

« Mais plus que tout au monde, il souhaite rencontrer les gars de Metallica, question de leur demander la recette pour écrire des « hits ».

 

Avez-vous lu la même chose que moi? Gériboire, tu rencontres Metallica, un groupe phare du métal et ta question maîtresse est: « Comment écrivez-vous des hits? »

 

Gériboire, ce n’est pas Lady Gaga! C’est Metallica! ils n’écrivent pas des hits, tarlais! Ce sont des chansons. S’il voit ça comme des hits, ca explique ben des affaires…

 

J’imagine l’air de Lars Ulrich entendant la question…

 

Anyway, avez-vous déjà vu une entrevue avec Babu en anglais?

 

Va-t-il être de la prochaine batch à passer dans le tordeur des coupures?

 

Un commentaire
  • robes
    8 avril 2010

    bonjour
    je trouve que ton blog est vraiment cool, continue sur cette voie.

Désolé, les commentaires sont fermés pour le moment.

Chanceux comme un quêteux

Yanick Klimbo Tremblay

Suintage métallique et autres bidules!

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