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Chanceux comme un quêteux

Critiques d’albums à lire et à voir!

Yanick Klimbo Tremblay
26 juin 2009

Quelques critiques à lire et d’autres, à voir si vous êtes trop paresseux pour lire. Il fait chaud, ce n’est pas facile de lire…

Molotov Solution

The Harbinger

Metal Blade

Nouvelle signature chez Metal Blade, vous savez probablement ce que cela veut dire… un autre groupe metalcore ou deathcore. Effectivement, un autre ! Maintenant, la question demeure, est-ce que ce groupe se démarque des 378 autres ? Non. Si vous aimez Job for a Cowboy et plus capable d’attendre le prochain album, lâchez votre fou. Sinon, ce n’est qu’une pépite de chocolat dans un sac de biscuits Chips Ahoy ! D’un point de vue analytique, je peux affirmer que l’on retrouve sur The Harbinger, de nombreux breakdowns, une voix grasse et une aigue et une batterie triggée, la recette habituelle. Je suis un peu blasé par ce genre de groupes, malheureusement, car ils n’offrent plus de véritable défis, la preuve est là avec Molotov Solution.

www.myspace.com/molotovsolution

molotov_solution_cover

Lay Down Rotten

Gospel of the Wretched

Metal Blade

Bonne dose de riffs à la At the Gates mais qui comprend une bonne participation de rythmiques de la vielle école suédoise. Lay Down Rotten est un de ses groupes qui délivrent bien une sonorité d’antan mais avec les moyens d’aujourd’hui. Cette formation allemande existe depuis dix ans déjà mais ce n’est que la première fois que j’entends parler de cette machine de brutalité. À l’origine, ce groupe n’était qu’un projet parallèle de Daniel Jakobi, musicien dans un groupe de power métal qui s’ennuyait du côté vivifiant et brut du death métal. Oui, c’est brut mais une certaine précision musicale vient balancer le tout, ce qui nous donne un produit bien gras mais qui peut plaire aux adeptes de la technique musicale. Certaines pièces se démarquent du lot légèrement par leur impétuosité comme Conditioning the Weak et Hours of Infinity. Lay Down Rotten n’y va pas avec l’innovation dans un genre qui en a vu d’autres déjà et préfère jouer en terrains sûrs avec une structure death métallique qui a déjà fait ses preuves. Ca sonne comme un album de la vieille école, un peu Edge of Sanity et surprise, qui a réalisé le disque ? Dan Swano, leader d’Edge of Sanity. Est-ce que ce groupe aura une longévité enviable ? Le tout reste à prouver et j’espère bien.

www.myspace.com/mylaydownrotten

ldr

Goatwhore

Carving Out the Eyes of God

Metal Blade

Oh que oui! Divin et truculent, dans mon top de l’année ! Goatwhore, on peut tout de suite gager que le tout ne sera pas bon, mais excellent ! Même si ce groupe n’est qu’un projet parallèle en théorie, il demeure que les gars du groupe connaissent leur métal et en délivrent une bonne dose très meurtrière. Sur ce disque, c’est un hommage sans équivoque aux maîtres du genre comme Venom et Celtic Frost, avec des pièces comme The All-Destroying et  Reckoning of the Soul Made Godless. Aux voix, Ben Falgoust, qui chante aussi pour Soilent Green, est tout simplement implacable et infaillible. Il a une voix éraillée qui glisse merveilleusement bien avec la sonorité rasante des guitares de Sammy Duet. En gros, dix chansons de haut calibre qui ne peuvent laisser aucun fanatique du vieux et vrai métal, indifférent !

En concert le 26  juillet aux Foufounes Électriques de Montréal

www.myspace.com/goatwhore

 goatwhore25092009

Firebird

Grand Union

Rise Above/Metal Blade

Nombreux sont ceux qui ne le savent pas mais ce groupe, fortement influencé par le vieux rock de dinosaures, c’est-à-dire la merveilleuse époque rock des années 60-70, possède dans ses rangs un des guitaristes fondateurs d’un genre musical le plus extrême au monde, le grindcore. Effectivement, Bill Steer de Carcass est le cerveau derrière ce groupe empreint de nostalgie. Firebird, c’est la tradition musicale des groupes comme Uriah Heep, Deep Purple, Grand Funk Railroad et Lynyrd Skynyrd, un rock bluesé très chaleureux. Sur Grand Union, c’est ce que l’on retrouve aussi donc, monsieur Steer est loin du grafignage habituel de Carcass ou Napalm Death. Ce disque, leur cinquième en carrière, est très groovy et on se laisse embarquer facilement car les mélodies sont très accrocheuses. Comme de raison, Steer et son groupe n’apportent absolument rien de nouveau en terres musicales car ce ne sont que des pastiches, que des trucs que l’on a déjà entendus à maintes reprises mais il reste que c’est un disque qui se prend bien surtout avec des titres comme Jack the Lad et sa basse roulante, Lonely Road et sa rengaine nostalgique ou Wild Honey qui sonne comme un blues très énergique. Cet album ne défonce rien mais reste efficace. C’est comme lorsque l’on retrouve un vieux jeu de cartes au chalet et que l’on se tape des parties de 31 tout au long de la soirée en se remémorant de bons souvenirs, surtout ceux impliquant nos cousins et oncles favoris… Nostalgique mais avec un son moderne, un must pour les stoners.

www.myspace.com/firebirdblues

firebird 

Astra

The Weirding

Rise Above/Metal Blade

La première fois, je croyais avoir affaire à une réédition. Je croyais qu’Astra était un groupe progressif hyper-obscur des années 70 et que l’on avait ressorti des voûtes, un de leurs enregistrements. Avec sa pochette qui fait très Yes et un logo qui semble être venu au monde en même temps que l’arrivée des Expos dans la Ligue Nationale de Baseball, aucun doute, ce groupe tente de revenir en 2009. Intrigue, intrigant !!! J’ai trouvé leur page MySpace, regardé les photos et le tout semble être d’époque. J’ai cherché et cherché et trouvé ! À ma grande surprise, c’est un nouveau groupe ! Les membres d’Astra veulent avoir le look d’antan, les pochettes d’antan et le son d’antan. C’est bien le buzz nostalgia mais ici, ça frise légèrement l’obsession et l’abus. Je suis un fan de prog mais quand on me répète les rengaines du passé sans aucune touche d’évolution et de modernisme quelconque, je débarque royalement. Même la qualité sonore est douteuse, je croyais vraiment être en présence d’une réédition tellement le tout est, excusez le terme mais, désuet et obsolète pour un produit moderne. Il n’y a rien sur The Weirding qui n’a pas déjà été fait, composé, joué et mâché. C’est de la reconstruction complète en utilisant les bases du prog, Astra n’a plus qu’à changer les éléments en place et se refaire un son. Aucune subtilité musicale, rien de très audacieux et un copié/collé sanglant d’artistes comme Pink Floyd, Yes, Genesis, King Crimson et Gentle Giant. Décevant…

www.myspace.com/astrasound

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Scale the Summit

Carving Desert Canyons

Prosthetic

Scale the Summit est un groupe américain qui  se retrouve dans cette catégorie très intéressante : métal instrumental. Si vous aimez les formations comme Pelican, Russian Circles, Fucking Champs et Karma to Burn, vous êtes dans la bonne talle fruitée ! Effectivement, Carving Desert Canyons, offre un métal instrumental à fortes tendances progressives mais reste, tout de même, du rock pour faire du char, mettons. Il ne faut pas confondre ce genre de métal instrumental avec ce que peut faire un groupe comme Red Sparowes, une formation instrumentale mais qui laisse transcender les émotions beaucoup plus que Scale the Summit. Sept pièces qui détonnent vraiment, du rock de grande qualité pratiqué par de véritables virtuoses, c’est ce que l’on retrouve sur cet album qui risquerait même de plaire à un public très large, pas uniquement métallique. Justement, Scale the Summit sera à Québec le 11 août et à Montréal, le lendemain pour le Progressive Nation Tour de Dream Theater.  

www.myspace.com/scalethesummit

sts

Testament

Live at Eindhoven ’87

Prosthetic

La compagnie Prosthetic a remis sur le marché de nombreux enregistrements de Testament au cours de derniers mois comme la réédition de Demonic et The Gathering en plus de l’album First Strike Still Deadly. Comme de raison, ce disque provient d’un enregistrement de 1987 et propose la formation originale lors d’un concert au défunt Festival Dynamo. Le choix des chansons est sublime car ce n’est que du vieux stock des deux premiers albums, délivré avec cette énergie et l’enthousiasme qui font la renommée du groupe. Pour un enregistrement qui date de 22 ans, le son est tout de même surprenant quoique, à moins que mes oreilles ne m’aient joué des tours, par moments j’avais l’impression d’entendre une résonance ondulante, comme dans le temps où l’on écoutait des cassettes à répétition. Ces dernières devenaient excessivement usées et la qualité du ruban en payait le prix, ce qui donnait cette résonance, cette usure. Je ne sais pas d’où provient cet enregistrement mais il serait intéressant d’identifier la source. Bref, avec des titres comme The Haunting, Over the Wall et Disciples of the Watch, nous sommes en lieu très thrash! Pour collectionneur seulement car si vous possédez déjà le Live in Eindhoven EP, cet achat est d’une futilité. Si vous aimez le groupe et désirez vous offrir un enregistrement en concert, vous devriez diriger votre achat envers le Live in London en DVD, par contre.    

www.testamentlegions.com

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Et maintenant, quelques critiques d’artistes qui enregistrent sur Nuclear Blast…

À venir la semaine prochaine:  Entrevue avec Ben Falgoust de Goatwhore et critique du concert de Behemoth!

Comment avoir l’air ultra fag… Fred Durst rend hommage à Michael Jackson… pathétique…

durst_jackson1

3 commentaires
  • P
    26 juin 2009

    pathétique….le retour en tournée de Limp Bizkit l’était déjà.

  • Alexis
    26 juin 2009

    Wow !

  • steevebr
    2 juillet 2009

    tes critiques live jai bien aimé ca … également cest plutot rare que je te voyais faire des critiques de heavy metal (genre avantasia et hammerfall) continu ton travail on suit ca de pret

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Chanceux comme un quêteux

Yanick Klimbo Tremblay

Suintage métallique et autres bidules!

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