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Chanceux comme un quêteux

Social Distortion, un peu d’histoire!

Yanick Klimbo Tremblay
23 juillet 2009

Je voulais vous parler météo ou de Julie Payette en mission dans le ciel, mais non les kids, une petite leçon sur Social Distortion.

Mike Ness et son groupe existe depuis belle lurette et les nombreuses incarnations du groupe ainsi que le nombre de musiciens qui ont pris part au projet sont faramineux !

Social Distortion a vu le jour en Californie à la fin des années 70. Mike Ness, aux voix et à la guitare, n’avait que 17 ans à l’époque. Le groupe a bûché sur la scène hardcore-punk au début des années 80, lançant des albums régulièrement, se séparant une fois de temps en temps et changeant de membres aussi souvent que les partenaires érotiques, sur pellicule, de Ron Jeremy…    

Mike Ness et Dennis Danell demeurent les seuls membres originaux du groupe pendant une bonne vingtaine d’année. Victime d’une rupture d’anévrisme, Dennis Danell meurt en 2000. En guise de respect, Mike Ness compose la pièce Don’t Take Me For Granted que l’on retrouve sur l’album Sex, Love & Rock’n'Roll.

 1961-2000

Tout ca manque de scandales? Dites-vous dans un premier temps que Mike Ness n’est pas un enfant de cœur. Il a collectionné de nombreux séjours en prison et quelques cures de désintoxication. Effectivement, Mike Ness était un accro à l’héroïne, une drogue puissante qui lui a fait perdre de nombreux amis et de nombreuses opportunités d’avancement au niveau de la carrière de son groupe.

Le son du groupe a mué au cours des années, passant d’un punk hardcore crasse très américain à un amalgame un peu plus Rock n’ Roll saucé dans le country. Avec la signature d’un contrat de trois disques avec Epic Records, membre de la trop puissante Sony Music, le groupe s’est même permis en 1996 une petite aventure assez sombre, un tantinet métallique, avec l’excellent White Light, White Heat, White Trash, qui comprend cette superbe chanson intitulée I Was Wrong.

En 1999, le groupe est en hiatus. Mike Ness en profite pour lancer successivement deux albums solo très country-rock; Cheating At Solitaire et Under The Influences -Vol#1.

Le contrat avec Sony étant chose du passé, Social Distortion revient une autre fois et signe avec Time Bomb Recordings, avec qui le groupe lancera trois albums dont un en concert, une compilation et un album de matériel original, leur dernier jusqu’à maintenant. C’est avec l’album compilation que le vieux spectre de Sony Music revient hanter le groupe. Pour cette compilation, il sera impossible au groupe d’utiliser les pistes originales, telles qu’enregistrées à l’époque. Mike Ness est en furie et se laisse aller les babines en entrevue critiquant l’obstination de la puissante corporation qui l’empêche d’utiliser sa propre musique. Ness comprend pourtant qu’il sera possible d’utiliser ses vieilles chansons mais sous une nouvelle forme; il n’a qu’à les réenregistrer! Et c’est ce qu’il fait, le résultat étant assez similaire aux originales.

Le groupe est toujours vivant et en tournée en 2009. Mike Ness est devenu cette espèce d’icône du rock qui dégage intégrité et pureté. Prisé par la communauté punk, hardcore, rockabilly et même métal, un respect énorme est déversé envers ce survivant d’une scène qu’il a aidé à bâtir avec sueur, sang et douleurs.

Chance unique de le voir sur scène au Medley de Montréal le mercredi 5 août.

www.socialdistortion.com

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Yanick Klimbo Tremblay

Suintage métallique et autres bidules!

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