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Chanceux comme un quêteux

AC/DC… deux doigts dans la prise de courant ! (critique spectacle)

Yanick Klimbo Tremblay
9 août 2009

acdc 1

Samedi 8 août 2009 au Stade Olympique de Montréal

Angus Young : 54 ans. Malcom Young: 56 ans. Brian Johnson: 61 ans. Cliff Williams: 59 ans. Phil Rudd: 55 ans.

Mon père, 55 ans…

Gériboire, tous les membres d’AC/DC sont plus vieux que mon père et probablement le votre aussi mais est-ce que l’on peut s’imaginer son propre paternel en culotte courte, jouant de la guitare encore à cet âge ? La réponse est non, évidement mais les membres de la formation AC/DC le font encore et nous ont démontré, hier soir, qu’ils ont encore plus d’une carte de cachée dans leurs manches !

Tout d’abord, gros plan sur le groupe The Answer qui était en première partie du concert. Formation originaire de l’Irlande mais qui n’a rien d’un U2, c’est plutôt vers les origines du blues rock que le groupe se promène avec une sonorité rappelant Led Zeppelin, AC/DC mais surtout les Black Crowes. Originalité à zéro sur leur balance rock mais excellence dans l’exécution. The Answer a bien réchauffé la foule, ce qui était dans leur mandat après tout !

En cette réunion dans l’ancien temple des Expos, de nombreux rockers avancé en âge, une myriade de phénomènes inclassables qui nous remémorent les personnages de Poudy et Chabot, des enfants avec leurs parents et des gars en bedaine… Bref, toute une panoplie de fans d’AC/DC, c’est très varié et la foule n’a aucunement l’air d’une délégation s’étant déplacée pour la célébration eucharistique, comme celle du Pape en 84, où tout le monde était sur son 36 pour accueillir le St-Père !

C’est gigantesque le Stade, vraiment très intense. Les quantités astronomiques de béton me font craindre pour ce qui est de la qualité sonore de la soirée mais il semble que l’équipe de tournée d’AC/DC ait procédé à quatre jours intensifs de tests sonores et que le tout sera vivifiant. Le parterre est tellement vaste que je me demande si les gens à l’arrière n’auraient pas dû se prendre des billets dans les estrades au lieu de s’arracher les yeux sur une paire de jumelles pour mieux voir les écrans géants.  Le processus pour arriver jusqu’à ma place est ardu, il y a de nombreux agents de sécurité à chaque portion du parterre qui vérifient nos billets pour voir si l’on a rapport à cette partie de l’établissement.

En vente à 15$ la paire, de petites cornes diaboliques clignotantes de style Angus Young étaient en vente. L’objet fétiche a trouvé preneurs en cette soirée car de ma place, 23e rangée du parterre, je pouvais voir l’immense marée, que dis-je, l’interminable tsunami de clignotants rouges, ce qui donnait l’impression d’une véritable attaque de lucioles !

Sur des airs de blues, les lumières ont baissé en intensité jusqu’au noir total. L’écran géant nous a présenté, en introduction, un dessin animé d’une subtilité désarmante mettant en vedette une version cartoon d’Angus Young conduisant un train pris d’assaut par deux filles, très pitounes jusqu’au crash de la locomotive… sur la scène ! Premières notes de Rock N’ Roll Train, la soirée commence effectivement !

Le groupe a proposé une soirée du genre « Meilleurs Succès » et les chansons obtenant le moins de réaction étaient, évidement, celles du dernier album « Black Ice »

groupe 

Présence scénique incroyable de la part d’Angus Young et Brian Johnson qui propulse le groupe à toute allure. Les trois autres musiciens du groupe sont, comme à l’habitude et ce depuis de nombreuses années, bien ficelés à leur place respective et font leur boulot. Je suis abasourdi de voir autant de vigueur dans le jeu d’Angus Young, il pourrait se contenter de faire le strict minimum mais on dirait qu’il joue chacun de ses concerts comme si c’était le dernier. Et même chose pour Brian Johnson, le doyen de la formation, qui ne cesse de se promener, s’arrêtant à quelques reprises seulement pour prendre une lampée d’eau fraiche, bien mérité.

La gigantesque scène offre de nombreux avantages pour toutes personnes en place au Stade. Les deux écrans, placés de chaque côté de la scène, aide au visionnement car, pour les gens des dernières sections du haut, les musiciens doivent avoir l’air de figurines Lego ! En forme de dôme et recouverte de lumières, la sène est phénoménale et le groupe ne lésine pas sur l’éclairage. Grâce à une passerelle qui sépare le parterre en deux parties, Angus Young et Brian Johnson, peuvent s’y promener, question d’être plus prêts de leurs fidèles amateurs. Cette même passerelle est complétée par une petite scène où Angus Young est venu faire le trois quart de l’excessivement long solo de Let There Be Rock à cet endroit, avant d’être élevé dans les airs et de quitter sous une pluie de confettis.

Pour ce qui est de ma chanson « canon » de la soirée, je donne la palme à Whole Lotta Rosie, non seulement pour l’immense bimbo gonflable mais plutôt pour son interprétation sans faille et son boogie entrainant.

bimbo2

En guise de rappel, Angus Young est sorti tout droit des Enfers pour entamer le premier riff de Highway To Hell et le groupe a terminé le tout avec brio et canons avec For Those About to Rock (We Salute You)

canons 

Est-ce que les techniciens ont manqué leur cue pour ce qui est des feux d’artifices ? Effectivement, ces derniers sont arrivés quelques longues secondes après la fin de la pièce et les gens commençaient déjà, à quitter l’immense stade.

Il est évident qu’un concert de cette envergure doit avoir lieu dans un endroit gigantesque mais je doute fortement des commodités offertes par le Stade. De ma place, le son était très bien mais j’avais toujours un bruit de fond qui me titillait l’oreille. Certains amis, du haut des estrades, m’expliquaient que pour eux, c’était l’a même sensation que d’écouter une copie de mauvaise qualité de l’album AC/DC Live en cassette, dans un Walkman de marque Pulser

logo

Les sorties, à la fin, étaient fort peu nombreuses… deux sur le parterre! 35 minutes pour sortir de là, par deux portes, c’est ridicule. Les longues files d’attentes pour les toilettes et pour les victuailles, rien de très facile. Il est difficile d’adapter le Stade à un évènement du genre, cet édifice ne fout rien 360 jours par année après tout ! À part le Monster Truck, le Moto-Cross patente et le Salon de l’Habitation, il se passe quoi au Stade?

En laissant de côté l’amphithéâtre, je me demande bien s’y je retournerais voir un concert à cet endroit ? Il faudrait que j’en prenne une simonaque par contre… De toute façon, quels sont les artistes qui m’intéressent, qui ont le potentiel de jouer au Stade ?

Hum… y’en a pas beaucoup…

À moins que Led Zeppelin se reforme mais ça, les Expos ont beaucoup plus de chance de reprendre du service à cet endroit avant que le tout ne se concrétise !   

Chansons jouées :

1. Rock N’ Roll Train
2. Hell Ain’t a Bad Place to Be
3. Back in Black
4. Big Jack
5. Dirty Deeds Done Dirt Cheap
6. Shot Down in Flames
7. Thunderstruck
8. Black Ice
9. The Jack
(striptease d’Angus Young)
10. Hells Bells
(Brian Johnson s’accroche à la cloche après une course)
11. Shoot to Thrill
12. War Machine
13. Dog Eat Dog
14. Anything Goes
15. You Shook Me All Night Long
16. T.N.T.
17. Whole Lotta Rosie
18. Let There Be Rock
19. Highway to Hell
20. For Those About to Rock (We Salute You)

Vidéos du concert:

Vidéos et photos: Yanick Klimbo Tremblay

Un commentaire
  • binoist
    7 juillet 2010

    moi j’etait a nice en juin 2010 voir ma video sur facebook a didier binoist merci pour ce blog

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