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Chanceux comme un quêteux

Graves of Valor en critique et Jonas, vite sur le crayon?

Yanick Klimbo Tremblay
26 août 2009

Graves of Valor
Salarian Gate
Relapse

Cette formation met en vedette trois anciens membres de Through the Eyes of the Dead, en occurrence les deux guitaristes de la formation ainsi que le batteur. Plus death métal que leur formation précédente, Graves of Valor est une valeur (bon choix de mot ici) sûre pour les amateurs de death métal qui aiment bien le côté technique du genre, sans être trop périlleux ou saltimbanque et la brutalité sonore. Le groupe alterne bien entre les trucs pesant au maximum pour ensuite vous garocher des rythmiques aussi rapides qu’une pétarade dans votre gueule après vous avoir sâpré une lisière complète de bonbons Fizz avec sept sachets de Pop Rocks dans votre bouche toute moelleuse lors d’un lendemain de beuverie nationale ! Rien n’est réinventé ici mais dans le genre néo-death métal, c’est efficace surtout avec des chansons comme Sic Semper Tyrannis et To Breathe Blood. Un peu dans la même lignée que le dernier Job for a Cowboy, ce groupe pousse aussi les limites établies par le deathcore et offre un vrai vent de fraîcheur.

www.myspace.com/fromgravesofvalor

Jonas… rapide sur le stylo!

« Mon ambition est aussi large que ma chevelure »
- Jonas

Connaissez-vous des gens qui aiment Jonas, le chanteur pas celui avec la baleine ou bien l’animalerie du même nom? Oui, celui qui chantait dans Rubberman!

Non?

J’ai vu Jonas en concert, il n’était pas connu dans l’temps, il ouvrait pour Van Halen. C’était intéressant je dois avouer, le gars « l’avait » comme on doit dire, une vraie bête de scène. Son premier album n’était pas disponible encore, il avait la tête toute fraîche le frisé.

Par la suite, c’est la démesure. Oui, il faut avouer que ses chansons ont eu un succès et ce dernier lui a monté à la tête, beaucoup je crois.

Les femmes le trouvaient sexy, les filles aussi et certains membres de la colonie gais aussi… j’imagine qu’il doit attirer l’attention de quelques folichons, sinon, pourquoi ferait-il parti des célébrations du Gay Pride?

Sexy, beau, sublime et splendide… les projets musicaux prennent de drôles de tournures par contre. Son idée de présenter un film dans les cinémas démontrant son ascension dans la sphère musicale nord-américaine n’a pas fonctionné… et le film s’est retrouvé en ce que l’on doit nommer du straight to DVD.

Qu’est-ce que le straight to DVD? L’expression est un dérivé du straight to video de l’époque, ce qui se résume par le fait que les producteurs ne croient plus en ton produit cinématographique d’origine, ils pensent qu’ils vont perdre de l’argent avec ton film s’il sort en salle mais pour compenser les coûts et rentabiliser l’investissement de départ, on sort tout de même ton film mais en DVD pour la vente ou la location. C’est pourquoi, lorsque l’on va au club vidéo (est-ce que l’on doit dire encore Club Vidéo?) on voit que certains films existent comme Starship Troopers 2 ou Butterfly Effect 2 mais ils n’ont jamais été distribués ou présentées dans les cinémas!

 

Wow, qui se souvient d'avoir vu ça? En ondes bientôt sur V?

C’est ce qui est arrivé au film Jonas La Quête… de grandes attentes, de très grosses attentes même mais il faut être réaliste. Le documentaire devait présenter les embuches vécues par le chanteur, sa route vers le succès… Jonas n’a pas eu le succès espéré au Canada anglais et encore moins aux États-Unis. Ce documentaire (sic) n’était qu’un genre d’infopub pour ploguer Jonas dans un sens et démontrer son côté de gars sur le party… Grosse opération marketing de sa compagnie de disque et rien de très objectif…

  

C’est l’effet de la montagne russe, un jour t’es en haut et ensuite, il ne te reste plus qu’à redescendre…

J’ai une bonne anecdote au sujet de Jonas, à l’époque où il était au top. Cette histoire m’a été racontée par un ami qui était, jadis, gérant d’un magasin de disques. Lors d’un colloque, il a placoté avec un ami gérant d’une succursale de Halifax, en Nouvelle-Écosse.

Ce gérant des Maritimes expliquait que lors de la remise des Junos (prix remis aux artisans de la musique au Canada) de 2006, qui avait lieu à Halifax cette année-là, de nombreuses personnalités musicales se rendaient dans les magasins pour voir si leurs disques étaient bien visibles dans les étalages.

À un moment donné, un homme frisé est entré dans le magasin et s’est emparé vigoureusement d’une pile de CDs qui était dans l’étagère. Il s’est installé un peu plus loin, les a déballés un après les autres pour ensuite sortir un Sharpie de sa poche.

Les employés ne savaient quoi faire, ils sont allés chercher le gérant qui s’est adressé à l’homme en question. Traduction offerte, ici :

« Euh, excusez-moi monsieur mais que faites-vous? Vous ne pouvez pas déballer des disques et griffonner sur la pochette! Pouvez-vous me remettre la pile svp?»

L’homme frisé continue de griffonner sur les pochettes des albums. Il regarde le gérant, ébahi.

« Mais c’est moi l’artiste, c’est moi le chanteur. Je suis Jonas, c’est mon disque ça! » dit-il en se levant et en  pointant en direction du visage sur la pochette.

Oui, c’était Jonas

« Mais monsieur, personne ne vous a demandé de faire ça…Ces disques demeurent la propriété du magasin tant qu’ils ne sont pas vendus… » a dit le gérant.

« Je ne fais que les autographier! »

Ouf… c’est ce qui arrive quand la sauce te monte au plafond…

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Chanceux comme un quêteux

Yanick Klimbo Tremblay

Suintage métallique et autres bidules!

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