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Chanceux comme un quêteux

Obituary avec Warbringer, The Berzerker, Krisiun et Goatwhore (Critique concert)

Yanick Klimbo Tremblay
29 septembre 2009

Trevor

Le dimanche 27 septembre aux Foufs

L’ouragan Metallica de la semaine dernière a eu un effet dévastateur sur les gens, tous en sont ressortis heureux et conquis… et les poches vides aussi ! Pour la venue d’Obituary en ville, après une absence de 15 ans, je m’attendais à une foule plus nombreuse aux Foufounes !

L’étage du haut est fermé et au plancher, il y a de la place tout de même, rien n’est très compacté et nous bougeons agréablement. Warbringer termine sa prestation, j’arrive lors de la dernière chanson. Ces marathons métalliques commencent tôt, c’est certain mais ce n’est pas une question de logistique ou de l’heure hâtive, je terminais une entrevue avec Ben Falgoust de Goatwhore et il est un type excessivement volubile. De la jasette, il en a. Des anecdotes, il en vomi ! Une chose est officielle, Warbringer a bien délivré ce soir car les gens en redemandent !

Seulement 15 minutes pour ce qui est des changements entre les formations, c’est génial. Quand les premiers groupes utilisent le même équipement de base, c’est-à-dire la batterie (à l’exception de la caisse claire et des cymbales) et les parties basses des amplificateurs, je vous assure que le tout roule très rapidement, moins de perte de temps… et dans ce business, le temps est bien souvent de l’argent !

The Berzerker est une formation d’Australie et leur dernière visite remonte à 2001 je crois, en compagnie de Dying Fetus. Le groupe a déjà une bonne partie de la foule dans sa poche, une poignée d’amateurs sont sur place sensiblement pour eux. Électro-métal qui fait passer Ministry pour des ménestrels jouant des comptines, The Berzerker arrache et surtout décape musicalement avec des loops de percussions et des rythmiques aux guitares assez incisives qui grafignent comme des ongles sur un tableau vert d’école. Plutôt statiques, les musiciens se contentent d’être adroits sur leur instrument, sauf le batteur qui fait tournoyer ses dreads tandis que le chanteur se promène de gauche à droite en attente des réactions de la foule. Ce dernier est un habile mélange d’Alex de Empathy Denied/ Ex-Demental et de Vorph de Samael

Krisiun est un des groupes que j’ai vu le plus souvent dans ma vie mais bien souvent en tant que groupe en ouverture. Les Brésiliens n’ont jamais, mais jamais déçus. C’est toujours intense et précis, aucune trace de relâchement, c’est toujours aussi punitif musicalement. Les membres du groupe adorent le Québec et la foule leur en donne toujours plus, question de leur démontrer que nous sommes d’avides consommateurs de brutalité et que nous chérissons nos petits groupes fétiches. Et Krisiun fait parti du lot et ce soir, Alex Camargo n’a pas cessé de rappeler aux gens qu’il appréciait grandement la réaction de la foule en cette soirée dominicale.

 

Goatwhore a un excellent nouvel album à présenter et en concert, le groupe pige généreusement dans ce dernier. Carving out The Eyes of God est un incontournable cette année avec son aura black métallique et ses influences directement pigées dans le catalogue de Celtic Frost. Sur scène, le groupe domine et surprend. Ben Falgoust est un véritable maitre de piste, comme dans un cirque, il va chercher chaque badaud de sa main dangereuse. Ce soir, un nouveau bassiste est présent car Nathan Bergeron a quitté la formation lorsque le groupe était en tournée avec Abigail Williams l’été dernier. Justement, je vous reviens sur ce sujet bientôt lors de mon entrevue avec Ben Falgoust dans quelques jours.

Troisième concert de Goatwhore en quelques temps et je dois avouer que c’est du pur bonbon, un délice métallique qui ne peut laisser personne indifférent. Le groupe a ce petit quelque chose qui attire tout amateur de métal.

Obituary… je n’avais jamais vu ce groupe en concert. Pourtant, j’ai chacune de leur production mais l’éloignement de l’époque du secondaire fait que je ne pouvais que rarement me déplacer pour des concerts d’envergure plus légère. À l’époque, sans internet, on devait se fier sur quelques sources d’informations plus ou moins fiables…

Quelle prestation tout de même ! Aucun doute que le groupe a donné une douloureuse leçon de death métal de la vieille école. Obituary malgré ses 20 chandelles peut encore chauffer les raies !

 

Le seul qui semble le plus mal en point, et je ne parle pas des rides de Ralph Santolla, est John Tardy qui cachait tant bien que mal une douleur au genou ainsi qu’un dos plutôt fripé. C’est fortement évident car Tardy a passé de nombreuses années à travailler assis sur sa chaise comme analyste informatique lorsque le groupe était en pause. Mais il était en voix… ou plutôt en mode grognement !

Le groupe a servi une bonne dose de souvenirs aux gens présents dans la salle y allant de chansons couvrant pratiquement la carrière en entier de ce groupe floridien. Il était évident que les gens attendaient, comme de raison, les gros canons comme Slowly We Rot et Chopped in Half qui ont alimenté le mosh pit vers la toute fin du concert. Oui, la foule avait encore de l’énergie.

Frank 

Obituary coupe dans certaines de ses chansons, comme avec The End Complete par exemple. Effectivement, le riff principal de la chanson n’a pas été répété 175 fois comme sur la version originale et Chopped in Half… n’a pas été coupé de moitié, non, mais plutôt combinée avec Turned Inside Out.

 

Seuls bémols ; le solo de batterie suivi du solo de guitare de Ralph Santolla. Si ça plait à certains, tant mieux. Personnellement, je prendrais une pièce additionnelle à la place. Ensuite, la pièce Final Thoughts, de l’album World Demise, qui a fait soulever les sourcils de tous mais dans un élan plutôt interrogateur ou douteux plutôt que joyeux… Tant qu’à prendre une pièce de ce disque, Don’t Care aurait dû être le choix évident car ce fut l’extrait de l’époque avec son vidéo qui montrait les ravages de la pollution et c’est foutrement mieux que Final Thoughts quand même!

Fait étrange mais qui en a allumé plusieurs, la fille qui est montée sur scène y allant de quelques moves très lascifs, dignes du clip de Tendre Fesse d’Eric Lapointe… elle s’est poignée les monticules, a tapé les foufounes de John Tardy et est disparue…

Concert énergique qui s’est terminé vers 12h00. La preuve est faite que le death métal est un genre qui vieillit très bien et qui se déguste encore aussi bien qu’il y a vingt ans !

Donc, dans ma liste de groupe à voir avant mes 75 ans, je peux enfin cocher Obituary, vu, entendu et apprécié…

Il ne me reste plus que Mange l’Ours Mange et Laymen Twaist !

Merci à BCI

3 commentaires
  • joa
    30 septembre 2009

    mange lours mange lol , bonne chance

  • Mike Savard
    30 septembre 2009

    Supernovaaaaaaaaaaaa

  • Kristof G.
    1 octobre 2009

    Bon. Maintenant je regrette mon dimanche relax à la maison…

Désolé, les commentaires sont fermés pour le moment.

Chanceux comme un quêteux

Yanick Klimbo Tremblay

Suintage métallique et autres bidules!

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