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Chanceux comme un quêteux

Snoop Dogg: Critique de l’album « Malice N’ Wonderland » et Behemoth en entrevue, collaboration avec baronmag.com

Yanick Klimbo Tremblay
3 janvier 2010

Snoop-Dogg-Malice-n-Wonderland

Snoop Dogg
Malice N Wonderland
Priority Records/EMI

La prolifération des programmes du type téléréalité qui mettent en scène des musiciens dans leur vie de tous les jours est une épée à double tranchant. Que dire de la crédibilité de ces artistes par la suite ? Regardez Ozzy Osbourne, il est dépeint comme une momie longeant les murs d’une demeure où des débiles légers (ici femme et enfants) s’amusent à flamber ses bidous durement gagnés sur la route en gueulant Crazy Train à chaque soir. Le personnage décrit dans sa série n’était pas une image que je me faisais du bonhomme. Même chose pour Travis Barker de Blink 182 où on le voit courir à gauche et à droite pour couvrir les idioties de sa tarte d’épouse (ou ex…) qui espère devenir actrice après avoir jouée le rôle d’une femme police dans Santa Barbara et qui ne sait pas la différence entre du lait et du Pepsi.

Certaines séries nous donnent l’heure juste tout de même : Family Jewels de Gene Simmons nous montre un homme avide de pouvoir et d’argent mais qui aime sa famille. Et évidement la série avec Snoop Dogg qui est truffée d’ajustement au niveau du scénario mais qui nous montre Snoop comme un gars qui devrait avoir sa photo dans le dictionnaire juste à côté du mot cool.

Sur ce disque, ce n’est que la même rengaine. Des rythmiques de la vieille école, des beats usés à la corde, comme sur That’s tha Homie mais vraiment efficaces comme ce doit être fait. Snoop ne fait que nourrir le personnage avec les mêmes éléments décrivant la vie in tha hood du gangsta avec un gun, être un pimp, le West Coast, le pot et le cash. Il règle quelques comptes par contre où il raconte qu’il était là bien avant quelques jeunes baveux de la scène rap.

Évidement, nous ne pouvons passer sous silence tous les nombreux invités sur l’album comme Lil Jon qui se fait assez timide en ne criant que quelques Yeahs usuels, en plus de Soul Ja Boy et R. Kelly qui ne viennent faire qu’un acte de présence très ordinaire et passable. Ce n’est que sur Secrets que la sauce se gâte un peu avec sa rythmique empruntée à Talking in your Sleep du groupe des années 80, The Romantics, car la présence langoureuse de Kokane fait que l’on ne sait pas si cette pièce est vraiment sérieuse ou une parodie…

Malicieux et de la vieille école, cet album prouve que la légende est bien vivante et le personnage, tout aussi intense qu’à ses débuts !

www.snoopdogg.com

behemoth20-20logo

En suivant les liens suivants, vous allez accéder à une série d’entrevues que j’ai faite avec Orion, le bassiste de Behemoth, en juin dernier. C’est un collaboration que j’ai eu le plaisir de faire pour le tout nouveau concept papier et web de Nelson et Léo, baronmag.com et noiserock.tv.

Voici les liens:

Partie 1: http://baronmag.com/webtv/view/orion_from_behemoth_labels_territories/

Partie 2: http://baronmag.com/webtv/view/orion_from_behemoth_represent_the_image/

Partie3: http://baronmag.com/webtv/view/orion_from_behemoth_catholic_poland/

Pour plus d’infos sur Baron Magazine car c’est tout chaud et pour tout savoir sur noiserock, visitez les deux sites:

baronmag.com

noiserock.tv

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