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Chanceux comme un quêteux

Revocation: Steak Boston… saignant! (Entrevue avec Dave Davidson)

Yanick Klimbo Tremblay
5 février 2010

Tout comme un certain steak et une quelconque laitue, Revocation est de Boston. Oui, tout comme Aerosmith et les Bruins aussi… mais cessons les listes de noms bostoniens et concentrons nous sur l’essentiel : un groupe métal rapide, vif et efficace qui n’a pas peur de citer ses influences et est conscient de ne rien inventer; c’est juste une musique qui propose du bon temps… métallique. Signé chez Relapse, Revocation est venu présenter leur deuxième album au Québec, il y a quelques semaines, et sera de retour bientôt pour le Drummond Metal Fest 2. Présentement en tournée aux États-Unis, Dave Davidson le guitariste et chanteur du groupe, a pris le temps de répondre à mes questions.  

Pour un trio, vous avez tout de même un son assez large, autant sur album qu’en concert. Je croyais que vous utilisiez un autre guitariste lors des concerts mais, non. Vous avez donc une dynamique du tonnerre! Comment travaillez-vous vos chansons? Avec cette question, je veux dire que la basse ne suit pas nécessairement le rythme imposé par la batterie, c’est beaucoup plus en harmonie avec la guitare je présume?   

Chaque instrument a sa propre utilité dans Revocation. Bien souvent, la basse va faire une rythmique beaucoup plus fondamentale pendant que la guitare y va d’une ligne plus complexe. C’est ce qui donne un son plus dissonant parce que les notes que je fais sur ma guitare sont dirigées sous le fond harmonique qui est proposé par la basse, ce qui offre une certaine tension comparativement à ce que le son pourrait offrir si la basse ne faisait que suivre ce que la guitare propose.

Revocation est un groupe avec de fortes influences qui se retrouvent dans le domaine du vieux thrash métal mais en même temps, vous semblez fortement influencés par le côté très technique de certains groupes death métal. Quand je regarde des critiques pour Existence is Futile, votre dernier disque, on retrouve régulièrement des phrases comme : « Encore un autre groupe de cette vague rétro thrash » Comment vous sentez-vous quand on vous appose cette étiquette ?

Nous ne sommes vraiment pas un groupe de cette vague rétro thrash. Je crois que tous ceux qui ont entendu notre album au complet peuvent corroborer mes paroles. De nombreux groupes de cette vague tentent indéfiniment de sonner comme Exodus ou Testament. Nous sommes fortement influencés par Exodus et Testament mais nous voulons forger notre propre style, notre propre son. Nous ne désirons pas être considérés comme des copies carbones d’autres groupes, non !

Vous n’êtes pas le groupe typiquement Relapse, aucun moment grindcore ne se retrouve dans votre son ! Je crois qu’il y a une petite histoire par rapport à l’équipe de travail dans l’entrepôt de Relapse et votre signature chez eux. Pouvez-vous en parler ?

Oui, certainement. Lorsque je suis allé au New England Metal and Hardcore Fest de 2008, j’avais avec moi quelques copies de notre album « Empire of the Obscene » et je les ai distribuées aux vendeurs qui travaillaient pour des étiquettes de disques. Relapse était présent et j’ai donné une copie de l’album à quelqu’un de la compagnie. Un mois plus tard, nous avons été contactés par une personne qui travaille pour eux. Le gars nous a raconté que les employés dans l’entrepôt se passaient le CD et que ca jouait sans cesse ! Une semaine après ce buzz d’entrepôt, le vice-président de Relapse a été mis au courant, il a écouté et c’est de cette façon que le contact est arrivé ! Ils ont communiqué avec nous en disant qu’ils seraient intéressés de travailler avec nous. Ils sont venus nous voir en concert et c’était dans la poche ! Nous avons reçu le contrat quelques semaines plus tard et hop, c’est ça !

Comment se fait-il que Revocation s’est ramassé sur une mini-tournée du Québec et de l’Ontario avec The Last Felony et Neuraxis ?

Nous sommes des fans de Neuraxis depuis un bout et nous avons eu la chance de faire quelques dates avec eux, ici et là, au cours des années. Quand on nous a demandé si nous étions intéressés de faire quelques dates avec eux au Canada, nous étions très heureux ! C’était ma première expérience auditive pour The Last Felony et ca tue ! Cette petite tournée a été très cool !

Donc, comment le tout s’est passé, expérience enrichissante ?

C’était génial! Les gens ont pété les plombs à Montréal. Il y avait quelques gars en face de la scène qui criaient les noms de nos chansons, ce qui était surprenant car c’était notre premier concert dans votre ville ! Il y a même un gars qui a crié « Aie, faites Summon the Spawn ou sinon, je me tue ! » Nous n’avions pas joué cette pièce depuis un bon bout de temps mais nous nous sommes regardés avec un air approbateur et nous l’avons fait ! C’est à ce moment que la rage est apparue dans la foule !

Avez-vous eu de mauvaises expériences ? Du froid à profusion?

L’expérience complète était fantastique. Tous les groupes et les fans étaient des gens cool. Il y a une sincère appréciation pour le métal dans votre coin, surtout que vous avez les groupes les plus techniques dans le domaine du métal. Le seul mauvais côté serait au niveau de la température. Même si nous sommes originaires de Boston et habitués au temps froid, nous avons trouvé le tout frisquet !

Votre batteur se nomme Phil Dubois, a-t-il de la parenté au Québec ?

Hum… non, pas à ce que je sache.

Vous revenez bientôt en tournée ici ?

La prochaine fois, espérons que nous aurons la chance de faire une tournée plus longue. Nous allons attendre au printemps aussi, c’est plus chaud ! Hahha !

Merci bien Dave !

Merci pour l’entrevue, mec!

www.myspace.com/revocation

Revocation sera au Festival Métal de Drummondville le 13 février, à la salle Gaston-Mandeville

Photo de Revocation par Scott Kincaid

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Yanick Klimbo Tremblay

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