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Chanceux comme un quêteux

Disney on Ice Les Princesses Classiques : Même à deux ans, elle est sous le charme! (Critique du spectacle)

Yanick Klimbo Tremblay
4 mars 2010

Au jeune âge d’à peine 20 mois, ma fille a commencé à démontrer un intérêt envers les princesses. Certains enfants auront de l’intérêt pour les choses linguistiquement colorées comme Dora, des trucs plutôt hallucinants comme Toupie et Binou ou d’autres enfants se tourneront vers le groupe Immolation.

Ma fille, elle, c’est tout ça ! Curieuse de nature, elle est un phénomène en tant que tel car elle aime tout ce qui bouge et chaque truc au caractère et au potentiel musical ; de Coldplay à Henriette Major en passant par KISS, Passe-Partout et Shrek. Depuis son très jeune âge, c’est-à-dire l’âge viril de deux mois, on la trainait (de force) dans les concerts, comme le Heavy Mtl et le Osheaga. Non pas par manque de ressource au niveau des gardiennes mais juste pour l’expérience ; c’est une fillette qui aime se divertir ! Vaut mieux en profiter !

Ses goûts se sont développés j’imagine et lorsqu’elle a vu la publicité télé pour ce spectacle de princesses de Disney, l’effet euphorique fut immédiat ; elle voulait participer et le voir! Je me suis résigné et j’ai donc pilé sur mon orgueil… bah !!! Foutaise au cube ! Je crois que moi et ma conjointe étions plus excités qu’elle d’y aller car sérieusement, le vrai spectacle se déroule vraiment dans les mimiques, les expressions du visage et les yeux de l’enfant !

J’ai bien suivi le guide que j’avais publié il y a quelques jours de cela et nous sommes arrivés quelques minutes avant la représentation, faisant abstraction des nombreux comptoirs de concession aux couleurs illuminées de Disney et nous avons atteint nos sièges.

Il y a de tout offert par l’empire Disney ; des t-shirts, des sceptres, du pop-corn (acheté!) avec le sceau à l’effigie de Mickey, la prise de photo avec des personnages en plastique et des costumes ! Comme de raison, il y avait de nombreuses petites princesses en cette semaine de relâche, toutes aussi belles les unes que les autres.

Lorsque les lumières se sont tamisées, ce sont celles des yeux des enfants qui se sont ouvertes. Sur la patinoire,  Clochette arrive avec ses compatriotes, de type valet de sa majesté, en plus de Mickey et Minnie, pour donner quelques indices aux amis dans la salle. Sur leur coussin repose une pièce, un genre d’indice coquet, qui représente chacun des tableaux.

7 objets donc 7 tableaux avec les héroïnes de nos enfants seront offerts aux jeunes et moins jeunes ! 

La première présentation mettait en vedette les personnages du film Aladin. Très réussi, haut en couleurs et surtout en voltige, ce tableau mettait le ton à la célébration avec la présence d’un éléphant très douillet, un tapis volant qui a survolé la patinoire et comme de raison, le Génie qui a fait quelques folies, ici et là au grand plaisir des enfants car il allait jusque dans la foule pour faire le taquin!

La prestation de la Belle au Bois Dormant était plus sobre que celle d’Aladin, l’accent était vraiment mis sur le phénomène princesse. Moins de personnages rigolos sont présents dans ce conte et les enfants décrochent plus facilement car les paroles prennent une certaine ampleur et il est plus facile pour eux d’abandonner le fil de l’histoire. Comme de raison, les performances sur glace sont impeccables.

La troupe de patineurs de Disney comprend de nombreux patineurs de niveau professionnel. On sent que l’unité est présente et c’est très serré comme spectacle, le tout est effectivement réglé au quart de tour et aucun membre de la troupe ne doit manquer son cue. La demoiselle qui interprète Jasmine dans le tableau d’Aladin était particulièrement agile et souple, elle virevoltait sur la glace à la vitesse du TGV.

L’arrivée des patineurs avec leur costume de poisson vivement coloré a ravivé l’esprit des enfants. Sous les effets de blacklight, les couleurs ressortaient merveilleusement bien. Ce tableau, représentant La Petite Sirène, fut celui qui a attiré les premiers véritables rires à gorges déployées des enfants grâce aux prouesses du Crabe, l’ami de la Petite Sirène mais en même temps, les premiers moments d’effroi avec la méchante pieuvre qui veut voler la voix de notre sirène favorite.

La portion dédiée à Mulan est celle qui a le moins intéressé les gens présents. Film moins connu de Disney et une histoire plus complexe sur l’empire de Chine, ce qui ne laisse pas une place très prépondérante à la véritable magie dédiée aux princesses. On sentait que les enfants regardaient un peu partout à la recherche d’excitation visuelle…

La venue des sept nains de Blanche Neige est ce qui a remis le spectacle sur la voie du succès. Les costumes sont parfaits et les enfants étaient en trépidation devant les sept travailleurs miniers. L’excitation a atteint son comble avec l’offrande de la pomme de la part de la sorcière envers Blanche Neige. Tous les enfants criaient de vive voix  « NON ! » mais elle a croqué… 

La première partie du spectacle se terminait avec La Belle et la Bête. Deuxième moment de semi-épouvante car la Bête est imposante et sa voix caverneuse détonnait furieusement dans le Centre Bell. Encore une fois, prestation sans anicroche des patineurs qui doivent, tout de même, patiner avec de larges costumes, des masques opaques qui ne laissent que très peu de place aux orifices oculaires. Chapeau !

Une heure passée très vite, c’est l’entracte. D’une durée de 20 minutes, elle permet aux parents de visiter les toilettes, faire le plein de victuailles ou de visiter les kiosques à souvenirs, question de flamber quelques dollars !

J’ai eu droit à mon premier vrai « WOW ! » de la part de ma fille… mais c’était pour la Zamboni… un engin qu’elle voyait pour la première fois. Passionnée de camion depuis de nombreux mois, malgré son jeune âge, j’imagine que l’an prochain, le Salon du Camion sera sur notre itinéraire de lieux à visiter !

La toute dernière partie est consacrée uniquement à Cendrillon. D’une durée de 40 minutes, elle cerne merveilleusement bien cette histoire avec tous les moments importants de la saga de cette guenilloue; des plus tristes en passant par les plus drôles !

Comme de raison, c’est l’apparition du carrosse de Cendrillon qui demeure le moment fort du spectacle avec les chevaux et toutes les lumières qui illuminent cet engin. Oui, ce fabuleux carrosse qui fait saliver toutes les filles, devenues femmes et qui recherchent encore leur prince charmant pour pouvoir, enfin, se marier et prendre ce genre de véhicule pour impressionner les copines lors des noces, une fin de semaine de juillet!

Le pouvoir du rêve existe depuis longtemps, les mères présentent étaient toutes aussi excitées, certaines se rappelant leurs propres noces où elles sont reparties, malheureusement, en Plymouth ’87… on est loin de Cendrillon !  

La grande finale est lorsque toutes les princesses du spectacle reviennent sur la glace avec leur robe… de princesse, accompagnées de leur prince charmant. C’est le point culminant du spectacle, celui qui créé le mythe, l’image populaire bien ancrée dans la tête des gens du prince charmant, sauveur des dames ! Mickey et Minnie sortent du château pour remercier les gens, un dernier tour de piste et les salutations usuelles sous les applaudissements étouffés par le port de mitaines.

En sortant, les fillettes en redemandaient, certaines pleuraient chaudement car c’était terminé ! Quelques crises du bacon devant les portes des toilettes et une coulée de morve à la sortie de la Gauchetière… Les gars, eux, bougonnaient car ce n’est vraiment pas un Disney on Ice pour les gamins du genre masculin.

Évidemment, les grands penseurs de ce monde peuvent voir en cette représentation la création du rêve factice du prince charmant que l’on met dans la tête des jeunes filles dès le plus jeune âge. Il est évident que quelques mère célibataires, quelques fraichement divorcées ou quelques mal-mariées peuvent être désillusionnées, découragées et écœurées devant ce genre de spectacle grandiose qui nous vend le bonheur à pleine pelle. Mais l’important ici est de faire plaisir aux enfants (fillettes) et c’est ce qui arrive. Par la suite, lors de sa première peine d’amour vers 13 ans, pour votre petite princesse qui croyait avoir rencontré son prince charmant, il sera de la responsabilité des parents de tout expliquer, de prendre le temps de dialoguer et surtout, de ne pas mettre le blâme sur Disney comme on met le blâme sur le métal pour le taux de suicide élevé en automne ou le rap pour la création des gangs de rues!

Je ne suis pas caustique, j’ai embarqué dans le spectacle et c’est beau le rêve ! Pour cette journée, j’étais aux yeux de ma fille, son Prince Charmant et pour ma conjointe, je le suis et serai toujours !

Donc, Disney on Ice Les Princesses Classiques est au Centre Bell  jusqu’au 7 mars. Il y a des représentations autant en anglais qu’en français.

Pour plus d’informations, cliquez sur ce lien http://www.geg.ca/fr/show/event/3785

Vidéo

 

Merci à Christine Montreuil chez GEG

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