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Chanceux comme un quêteux

Iron Maiden avec Dream Theater (Retour sur le concert)

Yanick Klimbo Tremblay
8 juillet 2010

Le mercredi 7 juillet 2010 au Centre Bell de Montréal    

Chaude journée pour aller voir un concert dans un aréna. Quand c’est un match de hockey, la fraicheur dégagée par la glace nous fait plaisir mais pour ce soir, la chaleur humaine émane de partout car foule, il y a ! Sur le billet, on annonce le début des festivités à 19h30 mais en entrant vers 19h20, c’est autre chose.

Effectivement, Dream Theater est sur scène et envoie son métal progressif à une foule très captivée par la sonorité du groupe. C’est gagné d’avance pour le groupe, car Montréal est une ville très amouraché de Dream Theater, la foule en redemande encore jusqu’à ce qu’une panne de courant arrête le tout !

Cherchant l’origine du pépin, les techniciens tentent de régler le problème. La foule s’impatiente mais poliment. Aucun son n’est émis sur scène, les musiciens sortent pour aller vérifier la source du problème. De ma place, je peux voir que les consoles de son sur le côté ne scintillent pas comme elles le devraient. En guise de baume sur la plaie, Mike Portnoy, batteur de Dream Theater, revient sur scène pour y aller de quelques prouesses techniques en attendant que l’équivalent du réparateur Maytag du rock vienne rafistoler le tout. Sans l’aide d’un système sonore, le batteur excite la foule avec ses roulements de tambours. Est-ce la forte demande de climatisation du Centre Bell qui a causé ce trouble électrique ? Hum, qui sait ?

Seul aux percussions, c’est en entamant la pièce Run to the Hills d’Iron Maiden que les gens se sont remis dans le bassin du plaisir, chantant à l’unisson pour accompagner le batteur. Quelques instants plus tard, le courant est revenu et le groupe y est allé pour un 50 minutes de musique. Le groupe a proposé une liste de chansons en relation avec la tournée : rien de trop sirupeux, que du matériel généralement plus lourd. De voir les musiciens performer sur scène valait la moitié du prix du billet. Je ne suis pas un grand amateur de Dream Theater mais de voir Portnoy s’amuser à la batterie, c’est génial ! Le tout semble tellement facile pour lui ! Les jeunes, il sera derrière la batterie lors du concert d’Avenged Sevenfold lors du Heavy Mtl, ne manquez pas ça ! 

Quand tu entends Doctor Doctor d’UFO dans les enceintes sonores, tu sais qu’Iron Maiden s’en vient. Sur un fond de décor intergalactique avec des projections nous présentant une navette qui ressemblait légèrement à la Station Spatiale Internationale, les membres d’Iron Maiden sont arrivés par les portes d’un vaisseau spatial en entamant la pièce The Wickerman de l’album Brave New World.

Par la suite et fidèle à son habitude, Bruce Dickinson a tergiversé dans un français plus qu’adéquat pour ce dandy. En annonçant que la soirée allait tourner autour des trois derniers albums, nous avons senti un sentiment de déception auprès des amateurs plus âgé du groupe, celui qui ne suit plus vraiment le groupe dans le matériel moderne et préfère les classiques.

Concert classique de la part d’Iron Maiden, les galipettes de Bruce, les torsions de Janick Gers et le jeu musical plus que serré de Steve Harris, Dave Murray et d’Adrian Smith accompagnés par la précision aux percussions de Nicko McBrain. Changement de fond de scène à chaque chanson pratiquement, le groupe maintient une rigueur qui nous laisse dans un domaine de confiance et de réconfort, nostalgique mais aucunement cucul. Voir Maiden en 2010, c’est comme voir Maiden en 2008 et même en 1986 dans un sens ; l’excellence de l’exécution et un respect pour les fans. Le groupe en a profité pour enligner une pièce du nouvel album, El Dorado avec son intro très « Barracuda » de Heart. Par la suite, du matériel très récent comme je le disais avec des moments forts comme Blood Brothers dédié pour l’occasion à Ronnie James Dio, décédé récemment, Fear of the Dark qui est toujours un gage de succès et  Dance of Death.

Eddie s’est pointé les viscères lors de la pièce Iron Maiden en fermeture. Plus vert et ressemblant à un hybride de zombie de Resident Evil emmitouflé dans la carcasse de Predateur, il a attaqué ce bon vieux Janick Gers et a reçu, par la suite, une guitare pour pouvoir jouer la note !

Au rappel, classique démoniaque avec Number of the Beast et un diable très réaliste qui bougeait timidement de la tête, Hallowed be thy Name qui doit se retrouver obligatoirement dans un concert de la Vierge de Fer et Running Free qui a été rallongée question de présenter les musiciens !

Était-ce la dernière visite du groupe en sol canadien ? Les gars se font plus vieux mais le plaisir se lit toujours sur leur visage. Ce n’est pas un boulot pour eux, c’est une façon de vivre, un style qui ne se démode pas! Tant qu’ils seront capables, je serai présent pour aller les voir et ce, à chaque coup !

Gens de Québec et des environs, rendez-vous au Festival d’été demain pour Iron Maiden!

Un commentaire
  • Roos the Booze
    10 juillet 2010

    Ce fut exactement la même chose à Québec!!!

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Chanceux comme un quêteux

Yanick Klimbo Tremblay

Suintage métallique et autres bidules!

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