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Chanceux comme un quêteux

Soilwork: Critique de l’excellent « The Panic Broadcast »

Yanick Klimbo Tremblay
18 juillet 2010

Soilwork
The Panic Broadcat
Nuclear Blast

Retour aux sources pour la formation suédoise qui commençait à perdre des plumes tant qu’à moi. Pas que les deux derniers albums n’étaient point intéressants mais la facture avait tendance à se diriger vers un côté un peu trop radiophonique. Lors de mon entrevue avec le batteur Dirk Verbreuen, il m’avouait que le guitariste Ola Frenning y était un peu pour quelque chose. Une dimension plus molle, sortie du guitariste mais le retour de Peter Wichers, guitariste et membre fondateur du groupe vient changer les données. Sans vouloir dire que c’est un retour à la sonorité de Chainheart Machine qui était très dans le piton, on peut avouer que c’est surtout un retour en forces avec la même vigueur qu’au début des années 2000 avec des albums comme A Predator’s Portrait, Natural Born Chaos et Figure Number Five. Soilwork n’a plus la même configuration, de nombreux membres ont été changés mais pour le mieux car on retrouve finalement le plaisir d’écouter un de leur album au complet, ce qui n’était pas le cas avec leurs dernières offrandes. The Panic Broadcast offre une mishmash de genres mais avec une seule ligne conductrice ; du métal mélodique suédois. Parfois, nous sommes en terrain très intense, voire death métal avec des chansons qui redoublent de panache comme Late For The Kill, Early For The Slaughter et King Of The Threshold. D’autres moments plus tranquilles nous sont offerts avec Let This River Flow… mais seulement en introduction ! Une grande pièce de l’album est probablement Epitome qui a quelques similitudes avec ce que peut faire Alice In Chains avec une voix très courroucée sur des arrangements chagrinants et une rythmique imprégnée. Oui, c’est toujours mélodique avec des voix caramélisées mais l’utilisation modérée de ces dernières sont plus que bénéfiques. Enregistré sous la houlette de Peter Wichers, qui agit comme guitariste et réalisateur de l’album, personne ne peut juger le groupe de manquer d’objectivité envers sa propre musique car ce disque livre la commande ! Les arrangements sont bien dosés et la production est très aérée car on entend chaque instrument à sa juste valeur.

Il était grandement le temps que ce groupe reprenne ses gallons car Soilwork est un groupe talentueux qui semblait perdu mais qui vient de reprendre le droit chemin avec The Panic Broadcast. Ca augure bien pour le futur avec une formation solide, une joie retrouvée de jouer de la musique et des idées plein la tête.

www.myspace.com/soilwork

Ce soir : concert de Rammstein sur les plaines comme de raison mais en rappelant aux gens de Montréal que Soilwork est en ville avec Death Angel, c’est aux Foufounes Électriques !

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Chanceux comme un quêteux

Yanick Klimbo Tremblay

Suintage métallique et autres bidules!

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