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Chanceux comme un quêteux

Hypocrisy: Mon entrevue avec Peter Tägtgren en long et en large… (entrevue)

Yanick Klimbo Tremblay
17 août 2010

Depuis que je fais du « journalisme » musical, j’ai eu l’occasion de faire de nombreuses entrevues avec de nombreux groupes. J’ai commencé avec Sang Frais, Louise m’a donné ma première chance et je me suis fait ramasser par BangBang lorsque Louise a tiré la plogue de Sang Frais. Ce qu’il faut comprendre dans un premier temps, c’est que bien souvent, il faut faire certaines entrevues avec des groupes que l’on apprécie moins, que l’on déteste ou parfois, avec des artistes que l’on idolâtre beaucoup. Il est évident qu’une entrevue avec Hypocrisy était dans le haut de ma liste de priorité car ce groupe est mon préféré depuis un bon nombre d’années. Son charismatique leader, Peter Tagtgren, est une figure dominante du métal toutes catégories. Ce qu’il touche devient écoutable au maximum, c’est un génie musical à mes oreilles rien de moins ! Lorsque je fais mes entrevues, je suis généralement très calme, rarement nerveux mais pour celle-ci, en présence du chef lui-même, j’ai regardé ma feuille de questions à de nombreuses reprises car j’avais le trac. À un moment donné, nous avons arrêté l’entrevue question de siroter une bière sous l’invitation de Tagtgren lui-même.  La pression est retombée et j’ai pu continuer, un tantinet enivré. Sortant d’un sommeil aucunement profond, c’est dans l’autobus de tournée que le tout s’est déroulé. Voici le résultat de cette rencontre avec mon maître en matière musicale, Peter Tagtgren, le génie derrière Pain et surtout… Hypocrisy.

Si on fait un peu l’historique du groupe très rapidement, il faut comprendre qu’au début, tu es venu en Floride pour tenter ta chance dans le domaine du death métal.

C’est ça…

Par la suite, tu retournes en Suède et tu formes Hypocrisy. Penetralia sort, suivi de l’album Osculum Obscenum.

Effectivement…

Jonas Osterberg a quitté le groupe mais ce que je veux savoir, pourquoi Masse Broberg, qui était votre chanteur à l’époque, a-t-il quitté Hypocrisy ? Quelle est la véritable raison de son départ ?

Nous l’avons renvoyé. Il n’était plus vraiment impliqué, pour être honnête. Il n’y a pas eu de bullshit, aussi simple que ça.

Par la suite, le groupe fonctionne en tant que trio. Tout un changement pour vos fans ! Une nouvelle direction musicale et un nouveau logo pour l’album suivant, The Fourth Dimension. As-tu eu à te justifier auprès des amateurs du groupe au sujet de tous les changements effectués au sein du groupe, de confirmer que le noyau interne était encore intact et fort ?

Quand nous avons fait The Fourth Dimension, ca été tout un tournant pour notre carrière. C’est vraiment à partir de ce moment que les choses ont bien tourné pour nous. Je crois que nous avons fait le bon choix. Les gens qui étaient plutôt intéressés par le matériel plus brutal d’Hypocrisy étaient un peu secoués mais nous devions faire ce que nous avons fait !

J’aimerais te présenter des éditions spéciales de vos albums que je possède. Celle-ci est un combo qui comprend deux disques ; The Final Chapter et l’album éponyme. C’est une production Nuclear Blast mais on voit une autre compagnie qui m’est inconnue.

Je n’ai aucune idée ! Ce que tu me montres en ce moment est très étrange ! Je n’ai jamais vu ce disque ! Où as-tu pris ça ?

Sur EBay, il m’a coûté cher…

C’est une idée de Nuclear Blast. Ils aiment faire ce genre de truc bizarre. Ce n’est que pour tirer de l’argent au maximum !

Qu’en penses-tu ?

Je crois que c’est de la merde!
 
Mon préféré, le disque en forme de poulet !

Oui, le premier CD d’un groupe métal dont le disque est découpé !

Et cette version particulière d’Abducted ?

Je ne l’avais jamais vu avant qu’il ne sorte. C’est ça des compagnies de disques ! C’est typiquement le genre de Nuclear Blast de sortir une tonne de versions pour un album…

Mais tu as une bonne relation avec eux ?

Oui, vraiment !

Tu es avec eux depuis le début.

Exactement !

L’album The Final Chapter, comme son nom l’indique, devait être le dernier album d’Hypocrisy. Vous avez changé d’idée, pourquoi ?

Hum… probablement les fans nous ont fait changer d’idée! C’était assez difficile à cette époque à bien des niveaux, tout allait mal avec la compagnie de disques. Nous avons fait du ménage là-dedans et sommes revenus encore plus fort je crois. C’était la meilleure décision à prendre.  

Votre ancien batteur Lars Szoke a quitté le groupe ou bien tu l’as renvoyé?

Il a été renvoyé. Je vais t’expliquer pourquoi. Déjà en 1993, il avait déjà atteint un plateau ! Il n’évoluait tout simplement pas, son jeu était rudimentaire. À partir de là, le tout devenait de pire en pire… il est un excellent guitariste par contre. Il écrit d’excellents riffs en passant ! Nous en étions venus à s’adapter à son jeu. Nous devions écrire des chansons moins intenses pour qu’il puisse être capable de les jouer.

Il ne possédait pas sa propre batterie en plus, c’est bien ça ?

Ouais, il n’en avait pas depuis 1993 ou 1994 je pense…

C’est comme un ouvrier de la construction…

Sans ses outils !

 

L’album Catch 22 semble être un album qui titille bien des amateurs d’Hypocrisy, et même toi ! Maintenant, en 2010, crois-tu toujours que tu as fait la bonne chose en allant le retravailler en studio pour en sortir une version différente ?

Oui, je le crois. Quand je l’écoute aujourd’hui, je préfère la nouvelle version. Il y avait des voix cleans qui étaient beaucoup plus appropriées pour ce que je fais avec Pain par exemple. La sonorité de la batterie m’énervait aussi, je l’ai retravaillée. Cette version est ce que la première aurait dû être.

Tu voulais lui rendre justice ?

Dans le temps, nous pensions que c’était bien et cool. Nous trouvions que c’était la bonne manière de faire et que nos idées étaient géniales, mais non. Le résultat a été un album merdique, je crois. Le seul en 20 ans de carrière.

Pour moi, je le trouve encore bien bon !

Oui, il y a de bonnes chansons c’est certain mais je préfère la version retravaillée.   

Tu as fait partie de nombreux projets parallèles comme Lock Up, War et Bloodbath. Tu as laissé de côté ces formations mais quelle en est la raison majeure ?

Je voulais tout simplement garder ma tête et mes énergies pour Hypocrisy et Pain. Qu’est-ce que ça me donne d’avoir 2000 groupes ? Quand les autres voulaient partir en tournée, moi je ne pouvais pas. Il était mieux pour moi de laisser tout ça à d’autres qui avaient le temps de le faire.

Sur la plupart des albums d’Hypocrisy, on retrouve bien souvent une ou des chansons plus légères, pratiquement des ballades métalliques comme Slippin’ Away et Drained sur Abducted, Disconnected Magnetic Corridors et Paled Empty Sphere sur l’album éponyme et Living to Die sur Virus. Crois-tu qu’un jour, tu pourrais sortir un album uniquement composé de chansons plus tranquilles, un peu comme l’a fait Opeth avec l’album Damnation ?

Je ne sais pas. Le tout deviendrait redondant j’imagine, tout un album au complet qui ne contient que du matériel plus léger, non car le tout serait ennuyant. Et je ne sais pas si j’ai  la capacité d’écrire autant de chansons de ce registre plus lent. J’aime bien la combinaison des genres, tu vois ? J’aime bien écrire un truc rapide suivi d’un truc plus lent, l’effet montagne-russe dans un sens. 

 

Tu as déjà enregistré des voix pour différents groupes, que tu produisais ou non, comme avec Arckanum, Kataklysm et tout récemment, sur la pièce The Sun is My Destroyer, sur le dernier album d’Exodus. Je parlais avec Gary Holt l’autre jour et il n’avait que de bons mots envers ton travail. Crois-tu qu’un jour, tu auras la chance de travailler en tant que réalisateur d’un de leur album ?

Je ne sais pas. Exodus semble assez heureux avec Andy Sneap.  Peut-être dans le futur, qui sait ? J’adorerais !

Andreas Holma était votre guitariste rythmique mais il a quitté en 2006. Il ne voulait plus faire de tournées et il désirait fortement mettre plus d’emphase sur ses projets musicaux personnels. Depuis ce temps, rien de neuf sous le soleil pour lui… Sais-tu ce qui se passe avec lui ?

Aucune idée ! Je ne lui ai jamais reparlé vraiment. Il est parti, il a déménagé. Je n’ai aucune idée de ce qui se passe avec lui pour être honnête. 

Tu devais avoir Alexi Laiho de Children of Bodom en tant que guitariste rythmique lors de la dernière tournée en Amérique, qui a été annulée. Children of Bodom est vraiment populaire ici donc comment as-tu présenté le tout à Alexi pour qu’il accepte ?

Nous sommes de bons amis.

Car tu as réalisé Follow the Reaper pour eux ?

Pas seulement ça, nous avons fait de la tournée aussi, en Europe et en Amérique. Nous les avions avec nous pour leur première tournée en Europe, des liens se sont tissés. Depuis ce temps, nous sommes de bons amis. Je lui ai tout simplement demandé s’il avait le temps car son groupe l’occupe comme de raison, et il m’a dit oui. Maintenant, il ne peut pas, sinon il serait sur scène avec nous ce soir. Alexi et Children of Bodom prépare leur prochain album.  

En tant que producteur, réalisateur, musicien et compositeur de musique, prends-tu encore le temps d’écouter de la musique pour ton propre plaisir personnel en t’assoyant confortablement avec une bière?

J’écoute constamment de la musique, surtout quand je conduis ma voiture. À la maison aussi.

Et qu’est-ce que tu écoutes en ce moment ?

Bien des choses ! Mais en général, je demeure fidèle aux classiques des années 60 et 70. Tout, de Johnny Cash à Shania Twain !

Elle est canadienne.

Je sais.

Elle est hot !

Je sais ça aussi !

Tu as travaillé sur l’album-retour de Celtic Frost « Monotheist » Je crois que ce fut très particulier… Comment était l’expérience, satisfaisante ou terrible ?

C’était un défi immense. Difficile est un faible mot mais je savais dès le début que le tout ne serait pas facile. L’album a bien sorti à tous les niveaux musicaux, il sonne très bien. Nous sommes encore de bons amis.

Même avec Martin Eric Ain ?

Ouais !

Les gens semblent faire tout un plat avec le fait que tu possèdes un village en Suède et que tu en es le maire ! C’est effectivement très inusité !

C’est un village du nom de Pärlby. Il y a une centaine d’habitants, pas plus. C’est tellement petit, il ne faut pas en faire tout un plat ! J’avais l’argent pour le faire. Je suis un gars des environs. C’est juste bien d’avoir cet endroit où je peux vivre et probablement mourir.

Est-ce que tu devais acheter le village pour pouvoir y installer ton studio, c’était une condition ?

Oui. Le tout a commencé avec l’achat du studio, ensuite j’ai acheté la maison qui était adjacente au studio et la maison dans laquelle je vis maintenant. Pour terminer, j’ai décidé de tout acheter ! En te l’expliquant, tu dois trouver le tout très compliqué mais c’était d’une simplicité désarmante.

Il doit y avoir des gens qui se rendent à ton studio, des amateurs très fanatiques ?

Oui, si je ne suis pas là, ils laissent des cadeaux. C’est bien quand certains me laissent des bières mais des fois, ce sont des trucs bizarres. J’ai déjà eu affaire à des filles obsédées, qui étaient plutôt harassantes. Elles restaient-là, sur mon gazon pratiquement nuit et jour. C’était très étrange.

Si le tout peut t’arriver, imagine la vie de Céline Dion ? 

Je n’ose même pas y penser!

 

Comment t’y prends-tu pour savoir que tu dois écrire pour Pain ou pour Hypocrisy? Je veux dire, tu ne dois pas te réveiller le matin en te disant : « Ok, ce matin, c’est pour Hypocrisy que j’écris ! »

C’est un truc que tu ressens, ca vient naturellement. C’est l’inspiration qui arrive sur le moment. 

Pain et Hypocrisy sont tes deux groupes. Quand on regarde les paroles pour chacun des groupes, c’est très différent. Pour Hypocrisy, tu y vas dans le domaine du fantastique et fictif avec des trucs sur les extra-terrestres par exemple. Avec Pain, tu touches un peu plus aux relations humaines, les tiennes mêmes ! Tu ne te gênes pas pour parler de divorces, de tes problèmes de santé. As-tu besoin de ce genre de dualité pour réussir à tout faire sortir ce que tu veux faire musicalement parlant ?

Oui, c’est comme une thérapie. Quelques personnes vont chez un psychologue, moi j’écris des chansons.

De notre point de vue, ici en Amérique, on perçoit Pain comme étant plus populaire qu’Hypocrisy, surtout pour ce qui est de l’Europe. Au niveau des ventes d’albums et des salles de concert, comment est-ce ?

Je crois que c’est vrai dans un sens. Ce sont deux genres de métal totalement différent. Pain est beaucoup plus facile à écouter, plus festif comme musique donc il est normal qu’un plus grand nombre de gens aiment Pain. Comme de raison, je me fous un peu de savoir lequel est plus gros ou plus populaire, ce sont mes deux groupes, c’est la même chose pour moi car c’est ce que je fais dans la vie !

Avec Pain, tu as déjà annoncé qu’un album de reprises était en cours, que le tout arrivait. Tu devais présenter des pièces comme Dancing with Tears in My Eyes d’Ultravox ou Play Dead de Bjork, qui s’est retrouvée sur Psalms of Extinction. Est-ce que ce projet d’album de reprises est toujours possible ?

Quand j’en ai parlé à l’origine, c’était important de le faire car cet album me permettait de me sortir de mon contrat avec Universal ! Je leur devais un disque et la manière la plus facile de m’en sortir était de faire un album d’interprétations. C’est agréable et rapide ! Le projet a été oublié, j’ai quelques chansons enregistrées ici et là, je peux les sortir à tout moment donné pour des éditions spéciales, des singles ou autres trucs.

En parlant de l’album Psalms of Extinction, il est sorti chez Roadrunner en Europe mais rien ici, seulement l’import. Est-ce que Nuclear Blast va ressortir le disque ici ?

Peut-être car l’intention est de ressortir tout le catalogue de Pain, du premier album jusqu’à celui-ci, pour le marché américain. Il devrait y avoir du matériel additionnel sur chaque album comme des versions démos mais le tout reste à confirmer.   

Pour le nouveau disque de Pain, Cynic Paradise, il vient tout juste de sortir en Amérique, deux ans après sa sortie initiale en Europe et avec une pochette différente. J’ai la version européenne en version limitée avec le Cd additionnel avec la reprise de la chanson de Depeche Mode. Pourquoi une nouvelle pochette?

Je ne sais pas vraiment. En Europe, ils ont fait cette édition avec un carton par-dessus, le slipcase, avec la main comme dans Addam’s Family. C’était un truc intéressant d’avoir cette pochette en carton qui cachait l’originale car je ne suis pas certain d’aimer l’originale pour être franc. Pour l’Amérique, nous voulions quelque chose de différent.

 

Donc, d’avoir la pochette avec la main rouge du genre Addam’s Family, c’était ton idée ?

Non, le management. Nous avons commencé à imprimer des t-shirts qui avaient la pochette du slipcase européen, c’était un design très cool.

Je préfère la première pochette!

Je trouve que ca ne va pas bien avec ce que tu retrouves sur l’album. C’est très sombre comme ambiance tandis que l’album est rempli de musique festive, disons.

À bien y penser, ce serait une pochette beaucoup plus adaptée à un groupe black métal.

Oui, c’est plutôt sombre comme ambiance.

 

Tu as été avec de nombreuses compagnies de disques avec Pain dont Universal, une multinationale très puissante. Est-ce que les bonshommes à cravates dans leurs bureaux ont perçu Pain comme étant le nouveau Rammstein et ont décidé de te signer? Il y a eu un manque de promotion flagrant pour Pain. Quels souvenirs gardes-tu de cette expérience ?

L’album Rebirth n’a été lancé que dans 7 ou 8 pays, l’entente avec Universal était bizarre. Ils ont leur propre système et leur méthode de fonctionnement. Les gens croient encore qu’étant donné qu’un album sort chez une étiquette majeure, qu’il se retrouve dans tous les pays du monde. Mais ce n’est pas le cas. Certaines divisions de l’étiquette Universal, propres à chaque pays, se donnent le droit de ne pas lancer l’album, c’est à leur guise. Et c’est la raison majeure pourquoi tout est mieux avec des compagnies plus indépendantes.

Est-ce que des rééditions des albums de ton projet black métal The Abyss sont en préparation ? 

Non, vraiment pas… il n’y a aucun intérêt pour ça ! C’est mort !

C’est ton frère Tommy qui prend soin du studio The Abyss lorsque tu n’y es pas ?

Avant, il était présent pratiquement 24 heures par jour. Maintenant, il occupe un autre emploi, il se fait plus discret.  Il ne vient que lorsque sa présence est requise.

 

Tu as même joué dans deux films, Sleepwalker et Exit. Dans Exit, tu joues le rôle d’un dur à cuire, dans l’extrait que j’ai vu, on te voit mettre un poing américain et passer à tabac un gars. Comment était-ce ?

C’est la seule séquence en fait. Mais c’était très amusant et cool à faire. Ils voulaient que j’écrive de la musique pour la trame sonore mais en fin de compte, rien ne s’est concrétisé. Ils m’ont demandé si j’étais intéressé à faire un gars qui donne une bonne raclée à un type, j’ai dit oui, comme de raison.

Et dans Sleepwalker, on te voit aussi ?

Oui mais j’ai un rôle muet ! Je ne fais qu’être couché sur un lit ! Mais j’ai composé la musique du film par contre.

Ce sont des chansons de Pain ?

Oui, c’est ça !

Tu as participé à ces films car ils étaient réalisés par des gens qui avaient réalisé des clips pour Pain et Hypocrisy ?     

Pas le réalisateur de Sleepwalker mais celui du film Exit est celui qui a fait le clip pour la pièce On & On.

Ce clip a été tourné en Floride, avec des skaters ?

Oui. Il est allé en Floride, a tourné des séquences avec tous les skaters sur la rampe et les filles. Par la suite, il est revenu pour terminer le montage du clip avec nos séquences à nous, les musiciens. Peu de temps après, il commençait à travailler sur Exit et il m’a demandé de participer musicalement. Le délai au niveau du temps pour la livraison des pièces musicales était trop restreint, je n’ai pas été capable de fournir la musique du film. Ils y sont allés avec autre chose pour la trame sonore mais j’ai eu un petit rôle dans le film.   

Parlant films, de nombreuses personnes trouvent que tu ressembles à Johnny Depp

Je l’ai entendu souvent…

Est-ce que ça te dérange d’entendre ça?

Non, ca pourrait être pire ! Je pourrais ressembler à… je ne sais pas ?

Le gars qui jouait Gilligan ?

Ouais… ou le Père Noël…

 

Quand tu entends les derniers albums de Metallica, est-ce que tu te dis, dans un sens: “Voyons les gars, venez donc à mon studio pour qu’on arrange tout ça !! » ?

Ah oui, très souvent ! On dirait que leurs derniers albums ont été enregistrés par des enfants ! C’est terrible !

Tu as maintenant 40 ans, crois-tu que tu vas continuer Hypocrisy et Pain pour encore une dizaine d’années  ou peut-être que tu te dis que ton studio est suffisant, que les affaires vont bien au studio The Abyss et que tu pourrais prendre ça plus relax ?

Pour ce qui est de la tournée, peut-être. Plus spécialement en Amérique, les conditions sont tellement merdiques ! En Europe, c’est le tapis rouge, même pour des groupes comme le nôtre ! En Amérique, c’est très difficile.

En Amérique, est-ce que tu dois pratiquement t’obstiner pour être nourri ?

Non, pas aussi terrible que ça ! C’est plutôt au niveau de l’équipement qui se retrouve dans les bars ou clubs où nous jouons. Bien souvent ce n’est pas adéquat pour un groupe comme le notre. Les tournées d’aujourd’hui comprennent plusieurs groupes et les systèmes sonores sont poussés à leur maximum. Quand tu joues sur un kit de son qui ferait plus l’affaire à un groupe de garage, après le cinquième groupe de death métal de la soirée, il commence à être fatigué… tout comme moi !

www.hypocrisy.tv

 

Photos studio par Denis Goria

4 commentaires
  • mode20100
    25 août 2010

    A+ Je vais le relire!

Désolé, les commentaires sont fermés pour le moment.

Chanceux comme un quêteux

Yanick Klimbo Tremblay

Suintage métallique et autres bidules!

À propos…

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