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Chanceux comme un quêteux

Dimmu Borgir: l’album « Abrahadabra » sous ma loupe (Critique du disque)

Yanick Klimbo Tremblay
4 octobre 2010

Dimmu Borgir
Abrahadabra
Nuclear Blast

Rien à voir avec les illusionnistes, les magiciens ou un album concept sur Harry Houdini, le titre est plutôt en relation avec l’enseignement d’Aleister Crowley et non pas le fait de faire disparaître deux membres d’une importance magistrale ! Effectivement, la saga Dimmu Borgir versus Mustis et Vortex a pris énormément d’ampleur en 2009/2010, tellement qu’on oubliait pratiquement que le groupe préparait un nouvel album !

Maintenant, Dimmu Borgir est présenté comme un trio de musiciens, c’est-à-dire Shagrath aux voix, Silenoz et Galder aux guitares. Pour le reste, que des musiciens engagé$ qui n’ont pas un mot à dire sur les décisions ! Pour la tournée, le tout demeure assez mystérieux à savoir qui occupe quoi, qui sont les musiciens sur scène ? Le seul que l’on peut confirmer est Daray, l’ancien batteur de Vader et qui se retrouve sur l’album aussi.

Et ce disque tant attendu ? Qu’en est-il ? Déstabilisant pour l’amateur de la première heure mais enivrant pour le fan des dernières heures. Il faut comprendre que le groupe se dissocie de plus en plus du domaine black métal des beaux jours qui se quantifierait de l’album For All Tid jusqu’à Enthrone Darkness Triumphant.

Dimmu Borgir 2010 présente un groupe qui règne et domine dans un domaine qui est leur propriété : le black métal symphonique. Avec cette production qui eu une préparation d’une durée de 11 mois et qui selon la rumeur, serait la plus dispendieuse de l’histoire de l’étiquette Nuclear Blast, le groupe n’y est pas allé de mains mortes sur la pente symphonique. Effectivement, les arrangements dits classiques ont été écrits par un véritable compositeur plutôt que d’avoir les musiciens classiques en train de suivre les partitions écrites par le guitariste. De plus, les parties classiques sont interprétées par un véritable orchestre, l’orchestre symphonique/radiophonique norvégien, en plus d’une chorale gigantesque. Donc pas de bizounages bons marchés vomis par les claviers.

Pour ce qui est des pièces, c’est le son typique de Dimmu Borgir des derniers albums mais avec une nette amélioration au niveau des arrangements, comme de raison ! Le seul hic, à mon humble avis, est l’absence de la voix conquérante de Vortex qui est remplacée par un Snowy Shaw pas très impressionnant et timide, malheureusement… Avec un premier extrait intitulé Gateways, chaque amateur peut conclure que c’est la pièce la moins intéressante de l’album, le tout étant surtout lié à la présence vocale de dame Agnete Kjølsrud, qui énerve au max !

La dimension épique de la pièce Dimmu Borgir (oui, il y a une chanson qui porte le nom du groupe maintenant) est ce qui rend cette chanson comme étant la plus intéressante de l’album. Parlant d’intéressante, la pièce Endings And Continuations est celle qui s’est démarquée du lot pour moi car on retrouve Garm d’Ulver aux voix dites proprettes. Sa présence à lui seul rend cette chanson tellement puissante, droite et judicieuse !  Pour le reste des pièces, c’est dans le moule habituel donc punitif, surprenant par la richesse des arrangements et de l’emplacement de toutes les subtilités musicales!

Disque produit par le groupe lui-même et mixé par Andy Sneap, on voit tout de suite que rien n’a été laissé au hasard, la ligne directrice étant claire donc pas le temps de se casser la gueule !

Dimmu Borgir relève son défi et s’en sort haut la main…avec les horns bien élevés vers le ciel de la gauche et un gros majeur en direction de leurs détracteurs bien en évidence de la main droite !

www.myspace.com/dimmuborgir

Un commentaire
  • Jean-Phi
    5 octobre 2010

    tu as raison ce disque sonne cest fou! jai hate au show en maudit avec Dawn of ashes aussi.

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Chanceux comme un quêteux

Yanick Klimbo Tremblay

Suintage métallique et autres bidules!

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