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Chanceux comme un quêteux

The Last Felony: Analyse métallique de l’album « Too Many Humans »

Yanick Klimbo Tremblay
7 novembre 2010

The Last Felony
Too Many Humans
Lifeforce

Deuxième album pour ce groupe montréalais mais premier pour une étiquette majeure. Effectivement, Lifeforce est une maison de disques européenne qui a mis sur la carte des groupes comme Caliban et Trivium, rien de moins ! Est-ce que les Québécois de The Last Felony auront la même veine ? Peut-être quoi que l’engouement envers le deathcore semble trouver moins de preneurs, de nombreuses personnes semblent en avoir ras le pompon de ce genre très répétitif. Pour ce qui est de ce groupe, l’avantage avec eux est la manière dont les riffs sont arrangés, les coups de picking et la manière de gratter la guitare si je peux m’exprimer ainsi, qui sont à la base très près du black métal, ce qui apporte une certaine dimension inexplorée dans ce genre qui comporte de nombreux clones abuseurs de coupures sonores ou breakdowns

Too Many Humans peut paraitre redondant lors des premières écoutes mais à la longue, les légères subtilités et la production cristalline de Chris Donaldson (Cryptopsy, The Agonist et Beneath the Massacre) l’emportent. Une pièce sort particulièrement du lot, Quandary qui dégage une opacité si huileuse et poreuse que même le Double Down de Poulet Frit Kentucky passe pour un mets végétarien à côté ! Ensuite, dans le domaine des chansons qui te donnent l’envie de péter la gueule du crétin à côté de toi au cinéma qui jase tout le long avec ses dudes, la pièce titre fait un travail incommensurable dans ce domaine de sensations ainsi que No One Would Notice if You Died qui bûche royalement avec son agressivité

Dans une dimension plutôt différente que le typique bûchage excessif, la chanson Water Cooler Suicide illustre bien mon analyse des riffs black métal pour The Last Felony et dans une palette plus progressive, la pièce Televisionary est propulsée avec une introduction très Meshuggahienne. Un point majeur revient tout au long de l’album et c’est la puissance dans la voix de Joss Fredette, gériboire qu’il est brutal du gorgoton !

Alors, un disque qui émerge facilement du peloton dans un univers où se noient les groupes du même genre et je ne dis pas ça par chauvinisme étant donné que le groupe vient d’ici, c’est juste que c’est foutrement brut, un tantinet original et aéré !

www.myspace.com/thelastfelony

 

2 commentaires
  • Seb
    8 novembre 2010

    C’est effectivement un album qui bûche. J’ai été surpris de la critique du magazine Decibel avec un maigre 3/10. Toutefois, j’aimerais entendre un peu plus de variantes sur un prochain album. Le groupe à toutes les capacités pour élargir les sonorités de son produit. À suivre…

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Yanick Klimbo Tremblay

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