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Chanceux comme un quêteux

Rammstein : Retour sur le concert de Montréal le 9 décembre 2010

Yanick Klimbo Tremblay
11 décembre 2010
Le jeudi 9 décembre au Centre Bell de Montréal avec Combichrist

Deuxième concert du groupe au Québec en moins de 6 mois et pour ma part, deuxième présence devant la troupe allemande. Fortement impressionné par le concert de Québec où j’ai eu la chance d’être dans la section VIP, j’y allais donc pour une deuxième fois en 2010 et loin de la plèbe, c’est-à-dire dans une loge corporative avec bambochade sur le bras. L’expérience loge est bien enrichissante quoique lointaine visuellement (voir mes photos et vidéos) mais vaut son pesant d’or et pas seulement en relation avec la Molson à volonté mais pour le confort de l’endroit et le sentiment d’être un millionnaire pour une soirée !

Combichrist ouvrait cette soirée et est passé aussi inaperçu qu’un restant de Popsicle au soleil, une présence rapide qui n’a laissé aucune trace qui ne partirait pas au chiffon J. Au niveau sonore, ce groupe présente une version semi-moderne de ce  qu’offrait Front Line Assembly dans le temps mais avec plus de F**k dans les paroles. Le seul véritable attrait du groupe est le fait que Wes Borland de Limp Bizkit est à la guitare.

Rammstein n’offre que quelques concerts très sélectifs en Amérique cette année, et on se demande bien pourquoi. À voir l’équipement qu’ils trimballent avec eux, j’imagine que les coûts exorbitants d’une telle production peuvent entrer en jeu car du stock, des bidules et autres gogosses, il y en a un char et une barge !

Côté variété, il est évident que ce concert ressemblait à celui de Québec de cet été, je pourrais pratiquement faire un copié/collé de mon papier de juillet dernier mais il y a eu quelques variantes au niveau des pièces jouées.

Pour ce qui est des éléments techniques et visuels, les seuls changements étaient l’entrée sur scène qui s’est faite de manière plus « pénétrante » avec les deux guitaristes qui ont percé le muret scénique avec leur guitare, l’absence du chapeau sur la tête de Till Lindemann lorsqu’il porte son attirail de chasseur, la présence de poupées pendues lors de la pièce Wiener Blut (boudin) et la ballade aquatique du claviériste sur la foule pendant Haifisch était plus courte que celle de Québec. Lors de son périple, il a brandi au passage un drapeau canadien… ce qui en a fait japper plus d’un étant donné que quelques drapeaux allemands et fleurdelisés lui ont été proposés !

 

En ouverture, tout comme lors du Festival d’Été de Québec, le groupe a présenté le quatuor sonore qu’est Rammlied, Bückstabü, Waidmanns Heil et Keine Lust. Lorsque le groupe a joué Feuer Frei, je savais à quoi m’attendre étant donné que j’avais vu le concert quelques mois auparavant donc je me suis mis à me concentrer sur le côté technique de la chose, surtout pour voir comment l’équipe de techniciens agissait sur scène. De ma place, très haute, je pouvais bien voir le plancher de la scène s’ouvrir derrière le chanteur pour laisser sortir et entrer les techniciens qui venaient placer divers objets et pièces enflammées.

La seule pièce qui m’a laissé pantois est la plus que soyeuse Fruhling in Paris, chanson idéale pour aller à la salle de bain. Dans une loge, il y en a une du domaine privé donc pas de file interminable mais quelqu’un l’occupait. Sachant pertinemment que la prochaine pièce allait être Ich Tu Dir Weh, j’ai du faire un besoin à la vitesse de l’éclair pour ensuite retourner à mon banc tout en attrapant une Molson M dans le frigo !

Encore une fois, le claviériste est sorti de sa zone de confort pour venir titiller le chanteur lors de cette pièce. Le colosse ne s’en laisse pas imposer par ce maigrichon claviériste et le fait basculer dans une baignoire. Lindemann remontera sur la partie supérieure de la scène pour ensuite se retrouver propulsé vers des hauteurs vertigineuse par un élévateur. À une bonne dizaine de mètres, il déverse une quantité de flammes brillantes dans la baignoire qui sera suivie d’une série d’explosions, toutes à l’unisson des dernières mesures de la pièce. Par la suite, le claviériste, tout comme à Québec, ressort de la baignoire avec un habit étincelant et retourne à son poste pour jouer de ses instruments tout en marchant sur un tapis roulant, entamant les premières mesures de Du Riechst so Gut.

La dernière pièce de la soirée a été la plus surprenante du concert car les véritables amateurs ne s’attendaient pas à entendre Engel. Till Lindemann est sorti de l’antre du groupe avec de gigantesques ailes d’ange qui propulsaient des flammes très vives sur les côtés. Il est intéressant de noter que de nombreuses caméras étaient présentes hier car le groupe a décidé d’enregistrer les concerts de Montréal et de New York pour sortir le tout en DVD!

Comme je le résumais en juillet, Rammstein donne un tout autre sens au mot spectacle car le groupe a créé son propre univers malsain et très enflammé. C’est une machine qui est bien rodée, tout est réglé au quart de tour et c’est probablement pourquoi le groupe doit offrir, dans un sens, les mêmes chansons à chaque concert à l’exception de quelques changements à l’occasion.

Irais-je revoir ce même concert, de la même tournée dans 6 mois ? Aucun doute car visuellement, c’est impeccable et musicalement, c’est enivrant !

Lien vers les photos de mon compatriote chez MusikUniverse, Patryk Pigeon. Ses photos sont toujours délectables, ce gars vous montre ce que vous avez manqué visuellement, très pro ce qu’il fait! Cliquez ICI!

Lien vers mon article de juillet 2010, cliquez ICI!

Et remerciements au richissime milliardaire de Candiac pour la soirée, Monsieur Luc B et son épouse!

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Chanceux comme un quêteux

Yanick Klimbo Tremblay

Suintage métallique et autres bidules!

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