BangBang : bangbangblog.com

Chanceux comme un quêteux

David Jalbert: Restant de dinde et l’album « Le Journal » en analyse de fin de brosse des Fêtes (Série d’albums qui se sont retrouvés dans ma pile comme par magie…)

Yanick Klimbo Tremblay
31 décembre 2010

David Jalbert
Le Journal
Jupiter/DEP

Encore un disque qui est tombé sur ma pile parce que personne n’en voulait…

Quand je ne comprends pas quelque chose, je me pose des questions. Et ce n’est pas par élitisme ou snobisme, c’est seulement que je ne comprends pas ! C’est peut-être que ce produit ne me parle pas, ne m’atteint pas ?

Et encore une fois, ce n’est pas par une absence totale de la fibre patriotique, j’aime de nombreux artistes québécois et francophones mais David Jalbert, c’est dans la même catégorie que Kain, Boom Desjardins, La Chicane, Longue Distance et autres artistes éphémères qui vont et viennent sans laisser de traces véritables.

Pourtant, je suis père de famille, je travaille tous les jours, je suis jammé dans le trafic à chaque jour, les quelques p’tites bières de trop du vendredi, les anciennes flammes, les amis que je vois de moins en moins, mes enfants à la garderie et la gardienne qui voit mes enfants plus longtemps que moi dans une semaine… Tous des sujets touchés par Jalbert dans ses textes, ca devrait me parler mais non, ça ne me touche pas une bâtard de seconde. C’est comme apercevoir un clown qui se démaquille en bobettes; on ne sait pas si l’on doit regarder, on ne sait pas quoi faire, dire ou penser….

Deux raisons :

De un : Musicalement, j’hais ce genre de musique touche-à-tout. Ca me déprime de voir que l’on étire encore cette vieille sauce folk-rock-reggae-country sur de nombreuses productions québécoises au nom d’un héritage du passé, en croyant être descendant d’un Dédé Fortin, Charlebois, Fiori ou d’un Plume ou de Paul Piché. Y’a pas une once d’originalité musicale, tout est de l’emprunt sans subtilité aux trucs créés jadis.

De deux : Les textes. Gériboire que c’est insignifiant ! Au plan des textes, c’est très juvénile et insouciant. Quand tu racontes dans Envoye Donc qu’une fille ne veut pas coucher avec toi parce qu’elle a peur de salir ses draps ou parce qu’elle est menstruée, c’est d’une imbécilité titanesque ! Et cette dimension de cul est en récidive tout au long du disque car Jalbert veut nous faire croire qu’il est le bon gars, que ca ne fonctionne pas avec la gent féminine et qu’il est frivole, qu’il se passe des wheely pops pendant que sa copine n’y est pas, comme dans No Problemo.

Prévisible et tellement facile. Je préfère écouter un gars chaudaille qui radote vers 2h30 du matin après une bonne cuite au Bar chez Bob, au moins, je suis aussi paqueté que lui…

Je passe mon tour là-dessus!

www.davidjalbert.ca

Pas encore de commentaire.

Désolé, les commentaires sont fermés pour le moment.

Chanceux comme un quêteux

Yanick Klimbo Tremblay

Suintage métallique et autres bidules!

À propos…

RUBRIQUES