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Chanceux comme un quêteux

Catuvolcus: Bouillant dans la marmite du druide (Entrevue avec Pierre-Aleksandr « Segomaros » Plessix)

Yanick Klimbo Tremblay
19 janvier 2011

Tout fraichement débarqué dans le paysage métallique québécois, Catuvolcus ( qui veut dire: « Loup combattant » dans le langage gaulois) risque de laisser son empreinte avec les années et l’expérience grâce à un tout nouveau mini-album intitulé « Terres de Sang », une production qui est, ma foi… sans-faille! Formation originaire de Warwick, ville officielle du festival du fromage, Catuvolcus présente un métal noir dont l’influence européenne a déteint grandement sur la tête pensante du groupe car le modus operandi, pour ce qui est des textes et du concept, est du domaine de l’ancienne Gaule, pays de nos cousins et des ancêtres de ces derniers. Surprise métallique locale de 2010, j’ai grandement l’intention de suivre de près l’évolution de cette formation tout au long de la prochaine année. Entrevue avec Pierre-Aleksandr Plessix, chef de tribu de cette alliance  musicale métallisée !  

Tu sembles avoir des origines européennes, est-ce un moyen dans un sens de rendre hommage à tes racines d’y aller avec un métal noir aux fortes influences gauloises ?

Oui,  je suis né à Pontoise en France. J’ai toujours été fasciné par mes origines celtes et par l’histoire de nos ancêtres les Gaulois. C’est donc par mes messages et ma musique que je fais en sorte qu’on ne les oublie pas.

Bien que vif musicalement, vous y allez avec quelques passages beaucoup plus atmosphériques et acoustiques. Était-ce dans l’idée du départ d’y aller de manière paradoxale, donc en y allant à fond de train autant que de manière plus pausée ?

Dès le début, lors de la première démo intitulé O.R.F.C, tout ce que tu as mentionné était présent dans mes compositions. D’ailleurs la première démo se veut plus ambiante avec des passages de claviers et d’acoustiques le tout mélangé avec des blast beats et des guitares très crasses.

Parlant d’idées de départ, le choix de vous exprimer en français était à la base du groupe ou bien cette idée est arrivée plus tard ?

J’ai toujours fait la « promotion » du français dans mes textes. Après ma première démo qui avait un titre en anglais, j’ai décidé de m’exprimer uniquement en français dans mes textes. Le français est notre langue maternelle, c’est une manière de s’identifier et de s’exprimer et c’est par respect pour mes ancêtres que j’écris dans la langue de Molière.

 

Que le ciel nous tombe sur la tête!

Comment avez-vous créé la pièce Exobnos, une pièce beaucoup plus ambiante, est-ce un collage de divers échantillons tirés de différents films ?

J’ai de la misère à répondre à cette question car la pièce Exobnos a été entièrement composée par Maxime Côté (Red Well Studios), notre guitariste soliste. L’orchestration et tout ce qui est dans cette pièce à été créé par lui. J’imagine que ces parties ambiantes proviennent de banques de sons.

Il est évident que la grande majorité des gens doivent faire un lien direct avec Astérix en entendant le mot Gaulois. L’image projetée par ce personnage n’est pas basée sur la réalité comme de raison et le film sur Vercingétorix ne rendait pas justice à la grandeur de l’Homme. Sans nous donner un cours sur la chose, peux-tu nous donner quelques détails intéressants sur cette civilisation ?

La Gaule était un grand territoire que l’on pourrait répartir aujourd’hui en France, et en Belgique ainsi qu’en Suisse et au nord de l’Italie. Comme l’a dit César dans son Commentarii de Bello Gallico, on pouvait séparer la Gaule en trois parties; la Cisalpine, la Narbonnaise et la Chevelue. Strabon a écrit que les Gaulois étaient semblables aux Germains par leurs caractéristiques physiques et leur us et coutumes quoi qu’ils soient un peu plus sauvages. D’origine Celte, ils avaient une agriculture bien développée, ils maitrisaient les arts, la forge et le combat. Un fait intéressant, la cotte de mailles est une invention Gauloise… Bref, la civilisation Gauloise nécessite d’être ravivée, après les Bds et les films c’est maintenant avec de la musique que l’on refait vivre l’esprit Gaulois !

Votre dernier EP semble faire son chemin tranquillement avec de bonnes critiques ici et là. Étant donné que ce groupe est ton projet, es-tu celui derrière l’écriture des pièces, des textes et du concept ?

L’homme derrière Catuvolcus c’est bien moi, le concept, les paroles et la musique sont mes créations. Je pense bien que le Métal Noir Gaulois est rare et j’en suis fier.  

 

Quelques corps abandonnés à Gergovie…

Catuvolcus semble avoir pris une certaine stabilité au niveau des membres. Peux-tu élaborer sur ce sujet ?

Depuis juin 2010, Catuvolcus est redevenu un one-man-band comme à l’origine. Je me suis entouré de bon gars, qui avec plus d’intérêt et de motivation participent grandement à ce qu’est le projet aujourd’hui. Catuvolcus forme maintenant un trio fort et conquérant !

Le groupe est basé à Warwick, est-ce que ça bouge un peu dans ton coin, métalliquement parlant ?

Haha !!! Ici il n’y a rien, ici c’est MORT !

2011 est encore très jeune mais quels sont les projets et les objectifs du groupe ?

Continuer à persévérer, à obtenir le maximum de support possible et peut-être un produire un nouvel album concept pleine longueur !

www.myspace.com/catuvolcus

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Yanick Klimbo Tremblay

Suintage métallique et autres bidules!

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