BangBang : bangbangblog.com

Chanceux comme un quêteux

Monster Magnet: Analyse de poteux sur leur dernier album « Mastermind »

Yanick Klimbo Tremblay
22 janvier 2011

Monster Magnet
Mastermind
Napalm Records

Du firmament jusqu’aux abysses… tel est le parcours de ce groupe. Dans les années 90, Monster Magnet était au sommet de son art, se retrouvait sur des trames sonores de films à grand déploiement américain, les tournées d’envergure et la drogue… Cette vilaine coquine a mis le fantastique Dave Wyndorf au tapis à quelques reprises, lui enlevant toute créativité, forçant le groupe à offrir des albums aucunement inspirants en guise d’obligations contractuelles. Maintenant libéré de ses démons et de son contrat avec son ancienne compagnie de disque, Wyndorf a repris les rennes de son groupe, a retrouvé la créativité d’antan et s’est trouvé un allié en Napalm Records.

Un mariage très étrange si l’on regarde les autres artistes enregistrant pour cette maison de disque européenne. Mais peu importe, l’important est que ce disque est  de la bombe, un retour en force convaincant qui devrait satisfaire les anciens amateurs qui ont déserté le groupe après Dopes to Infinity.

En effet, Mastermind marque un retour majeur pour le groupe vers des rythmiques plus entrainantes, moins axées vers un potentiel commercial, tel que demandé par leur ancienne étiquette. Le groupe s’est probablement contenté de se satisfaire lui-même en y allant avec un retour à la base, un rock lourd semi-psychédélique et le tout se fait sentir grandement sur des pièces comme l’opaque Hallucination Bomb, l’impétueuse Gods And Punks et l’imposante Perish In Fire. Quelques pièces sont plus posées musicalement avec une facture lancinante comme Time Machine et The Titan Who Cried Like A Baby, qui ne sont pas des balades mais plutôt des interludes où règne un calme titanesque plutôt qu’un climat ténébreux. La surprise du disque demeure la chanson Ghost Story qui flirte légèrement avec le country rock un peu crooner, avec des guitares qui font très Chris Isaak

Le groupe a retrouvé, justement, une dimension sonore qui met en valeur chaque instrument et chaque musicien du groupe au lieu de mettre l’accent uniquement sur le jeu de Wyndorf pour en faire une espèce de dieu du rock. Plus sobre et modeste musicalement, Mastermind est un disque exaltant !

www.zodiaclung.com/

Pas encore de commentaire.

Désolé, les commentaires sont fermés pour le moment.

Chanceux comme un quêteux

Yanick Klimbo Tremblay

Suintage métallique et autres bidules!

À propos…

RUBRIQUES