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Chanceux comme un quêteux

Agalloch : Chevreuils métalliques (Retour sur le concert avec Worm Ouroboros et Musk Ox)

Yanick Klimbo Tremblay
25 mars 2011
Le jeudi 24 mars au Petit Campus de Montréal

Le Petit Campus, malgré ses trois immenses poteaux qui cachent la vue, semble devenir tranquillement un lieu de prédilection pour la diffusion métallique. Plus chaleureux que les Foufs et plus vibrant que le Il Motore, cette salle propose un cachet feutré qui était idéal hier, pour la présentation du concert d’Agalloch.

Première visite à Montréal pour ce groupe de black métal/folk/ambiances ténébreuses (ajoutez votre qualificatif favori ici) américain et l’information n’était pas tombée dans l’oreille d’un sourd car la coquette salle de spectacle affichait un bon taux d’occupation. Foule qui comprenait surtout des amateurs triés sur la tas, avides d’un matériel plus recherché que les rengaines habituelles des formations néo-black métalliques qui carburent au sang des vierges, des succubes alléchantes et autres démons affriolants.

En ouverture, Musk Ox qui n’est pas un groupe mais plutôt un guitariste, seul sur scène avec sa sèche. En entrant, je croyais que c’était la musique d’ambiance entre deux groupes mais non, à mon grand étonnement, c’était bel et bien Musk Ox. Le son était cristallin, apaisant et le guitariste s’exprimait dans un français impeccable entre les pièces. D’origine ontarienne, Musk Ox était comme le potage aux asperges servi avant le repas : chaud, crémeux et succulent. En guise de pièce finale, Don Anderson d’Agalloch s’est joint à m’sieur Ox pour interpréter une pièce qui se retrouve sur The White Ep.

Après une longue pause, ce fut au tour de Worm Ouroboros d’entrer en scène. Ce groupe est un projet en parallèle d’Aesop Dekker, qui bat les peaux avec Agalloch ainsi qu’avec Ludicra. Métal vibrant au niveau des émotions, accompagné par des voix célestes de la part des deux instrumentistes à la guitare et à la basse, le groupe n’a pas semblé attirer l’attention de la foule qui préférait soit piquer un brin de jasette ou fumer une sèche à l’extérieur tout en croisant la foule de collégiens qui accédait tranquillement à l’étage supérieur de l’immeuble du Café Campus pour aller danser sur des beats pop, que l’on pouvait facilement ressentir entre les pièces de chaque groupe… malheureusement !

 

Le terme Agalloch signifie une certaine essence que l’on retrouve dans certains parfums d’encens, donc la confirmation du « pourquoi? » d’allumer de nombreux bâtons odorants avant la prestation. La salle du Petit Campus s’est vite ramassée empreinte d’un léger arôme enivrant et je dois avouer que le tout collait bien avec la prestation du groupe.

Concentrés sur leurs instruments et passionnés tout autant, les musiciens du groupe nous ont offert une série de pièces bien choisies de son répertoire assez vaste en plus d’être varié. Alternant entre des passages plus atmosphériques et d’autres plus métallisés, la foule a été conquises dès les premières notes. Agalloch a joué pendant une heure et quinze minutes environ, incluant un rappel.        

 

Soirée empreinte d’un mysticisme bercée par une musique ténébreuse mais balancée admirablement !

Photos par Luc Beaulieu

Remerciements à Extensive Enterprise !

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Yanick Klimbo Tremblay

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