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Chanceux comme un quêteux

The Greenhornes: Vert comme la nuit (Entrevue avec Patrick Keeler)

Yanick Klimbo Tremblay
1 avril 2011

Quoi de plus déstabilisant que de vivre dans l’ombre de ton frère, surtout si ce dernier est plus jeune que toi! P’tit morveux, va jouer par là! Dans le domaine musical, il se peut que ce genre de problèmes arrive aussi avec la formation des projets musicaux en dehors du groupe, les projets en parallèle de la formation principale, donc majeure. C’est le cas du groupe The Greenhornes qui nage dans ce petit syndrome. Malgré le fait que le groupe existe depuis quelques années, on reconnait surtout The Greenhornes dû au fait que deux musiciens du groupe, Patrick Keeler et  Jack Lawrence, participent au projet en parallèle The Raconteurs, qui met en vedette Jack White, du groupe The White Stripes. Plus populaire que leur groupe principal, les membres du groupe ne semblent pas être dérangés pour autant de la popularité plus titanesque comparativement à celle de leur groupe principal. Entrevue avec le batteur Patrick Keeler. 

The Greenhornes passe un peu sous les projecteurs car la grande majorité des gens ne connaissent votre groupe uniquement qu’en relation avec ton  implication et celle de Jack sur le projet The Raconteurs. Il est évident que le tout vous donne une certaine visibilité. Mais en même temps, certaines personnes doivent penser que The Greenhornes sonne exactement comme The Raconteurs. Est-ce donc une arme à double tranchant d’avoir cette double vie musicale ? 

C’est une épée qui est très facile à aiguiser je dirais ! Je suis très fier du travail accompli avec les deux groupes. J’imagine que nous partageons certaines similitudes, surtout lorsque l’on regarde les deux groupes à la base. Mais je crois encore fortement que les deux groupes ont une sonorité très différente, l’un de l’autre. Probablement que la plupart des gens sont entrés en contact avec The Greenhornes uniquement que par l’intermédiaire de The Raconteurs et je suis très à l’aise avec ça ! Dans chaque article en relation avec l’un ou l’autre des deux groupes, on fini toujours par nommer les deux groupes ! C’est dans la nature de la bête !    

Nombril vert…

Vous avez cette sonorité très chaude des années 60 et 70, vous aimez votre rock cru, salaud et pur! Je me demandais si vous enregistriez vos albums dans des studios qui utilisent les vieilles technologies analogues? J’ai fait une entrevue avec Electric Wizard, le groupe doom/métal, il y a quelques semaines. Même si ce groupe ne sonne pas comme le tien, vous partagez le même genre d’éthique au niveau sonore. Jus Oborn, le leader du groupe, m’expliquait que leur dernier album a été réalisé par Liam Watson et qu’ils ont travaillé dans un studio tout en utilisant les vieilles technologies. 
 

Liam est dans une classe à part pour ce qui est de l’éthique au niveau de son travail en enregistrement. Tu sais, il porte encore un sarrau de laboratoire quand il travaille bon Dieu! Nous avons travaillé avec lui il y a quelques années, c’était définitivement quelque chose de magique! Nous avons l’habitude de travailler en utilisant de vieux instruments et du vieil équipement d’enregistrement. Ca n’a pas vraiment changé avec les années et d’une certaine manière, les équipements modernes sont pires et de loin, très inférieurs. Nous faisons ce que nous faisons dans un sens, et nous aimons tout ce que nous entreprenons.

Votre dernier album se nomme Four Stars. Sur la pochette, on voit le titre de la même manière que la cote qu’il aurait reçu de la part d’une publication musicale, d’une critique. C’est comme si vous aviez donné vous-même la critique pour l’album. Est-ce un titre qui prouve votre sens de l’humour un tantinet sarcastique pour vous moquer des critiques ou c’est autre chose?

C’est notre quatrième album. J’aimais bien l’idée d’avoir 4 étoiles. Tu peux l’interpréter de la façon qui te convient!

Et pour ce qui est de Song 13, un manque d’inspiration pour nommer une pièce ou un clin d’œil envers Blur et leur chanson Song 2?

C’était un titre provisoire que nous avions donné à la chanson mais elle a fini par vraiment influencer l’écriture de cette dernière. Vers la fin, nous n’avions pas le goût de changer le titre, c’était coulé dans le béton que c’était Song 13 le titre officiel.

Boîtes vertes…

J’ai vu votre prestation pour le magazine Rolling Stone, vous interprétiez Hold Me mais dans une version très acoustique avec deux guitares et une batterie faite d’un morceau de carton et d’une boîte de plastique. Est-ce une chose que vous faites souvent, je veux dire de donner des concerts improvisés avec le strict minimum, comme si vous étiez des musiciens du métro?

C’était une première en vérité. Je ne me souviens pas d’avoir vraiment essayé de nos chansons en version acoustique. Nous ne composons pas de cette facon. Mais la boîte pour les percussions, c’est arrivé un peu par hasard et par paresse. Je n’avais pas le goût de trainer une caisse claire partout dans Manhattan, là où l’enregistrement avait lieu. Je crois que ca sonnait bien en fin de compte…   
 

Vous serez à Montréal dans quelques jours pour un concert à la Sala Rosa. Peut-on s’attendre à une fête endiablée avec le groupe complet et des danseuses à gogos comme dans votre vidéo pour les Wilcox Sessions ?

Nous fournirons la musique de party si vous fournissez les danseuses! Je ne peux plus attendre !

www.greenhornes.com

 

The Greenhornes sera en spectacle le mardi 5 avril à la Sala Rosa de Montréal, billets en vente ICI !

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Yanick Klimbo Tremblay

Suintage métallique et autres bidules!

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