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Chanceux comme un quêteux

Amon Amarth: Blessures et points de Surtur… (Entrevue avec Johan Soderberg)

Yanick Klimbo Tremblay
28 avril 2011

Le groupe qui ne déçoit jamais, sauf pour les dates de leur nouvelle tournée, Amon Amarth a lancé récemment un tout nouvel album qui effectivement, ne laisse personne pantois, surtout les amateurs de la première heure autant que les néophytes. Rigueur, intégrité et métal sont des thèmes en relation avec ce groupe suédois qui n’a jamais lancé un album inintéressant, l’ai-je déjà dit? Vikings de la route, avec cette nouvelle galette qui porte le nom de Surtur Rising, il ne serait pas étonnant de voir la troupe sur la route pour une bonne période de temps… mais rien pour le Québec pour le moment ! Juste avant de partir pour leur tournée nord-américaine où le groupe jouera seul, sans support provenant d’autres formations, j’ai pu avoir le guitariste Johan Soderberg (dernier sur la photo) en entrevue, question d’en savoir un peu plus sur ce bijou d’album qu’est Surtur Rising!

Surtur Rising est un excellent album! Quand je l’écoute, je peux visualiser une bataille, tout est synonyme de destruction pure à l’exception des pièces The Last Stand of Frej, qui se retrouve en plein milieu du disque et Doom Over Dead Man, la dernière pièce du disque, un hymne à la désolation la plus complète, la fin d’une guerre ! Était-ce une idée du groupe de respecter cet ordre très spécifique de chansons sur l’album en espérant créer cette sensation de destruction ou une idée de Jens Bogren, le producteur ?

Oui, il est évident que la position de chaque chanson est d’une importance primordiale pour Amon Amarth sur nos albums. Nous devons maintenir l’intérêt des auditeurs tout au long de l’album. C’est quelque chose que nous avons décidé avec Jens, le producteur comme tu le disais lorsque les sessions d’enregistrement ont pris fin et que nous avions terminé d’enregistrer les pièces. Nous voulions avoir une dynamique excitante entre les chansons. Il ne serait pas intéressant d’avoir toutes les pièces les plus rapides l’une après l’autre !

Jamais D(i)eux sans Trois…

En parlant de Jens Bogren, c’est votre troisième album avec lui aux commandes. Le choix était évident de retourner avec lui ?

Au début, nous parlions de la possibilité d’enregistrer avec quelqu’un d’autre, juste pour avoir un autre type de sonorité dans un sens, pour essayer autre chose sur cet album. Nous avons eu une rencontre avec Jens, comme ça, juste pour discuter et à la longue, nous nous sommes dits qu’il serait préférable de retourner avec lui en fin de compte car nous aimons travailler avec lui ! Aussi, question de changer la routine dans un sens, nous avons utilisé d’autres lieux d’enregistrements, d’autres studios, pour avoir une sonorité plus fraiche à la place.  

Vous avez maintenant la chanson Wrath of the Norsemen sur ce disque, c’était le titre de votre DVD. J’aimerais savoir si c’était un choix conscient d’avoir une chanson nommée en relation avec votre production DVD, pour créer un lien dans un sens ?

Oui. L’histoire qui est en relation avec la chanson est celle d’un homme qui se réveille dans son village après une attaque très féroce. Son village a été détruit par des Vikings, comme tu peux te l’imaginer. Quand est venu le temps de trouver un nom à la pièce, il était évident de choisir un titre en relation avec ce genre de massacre et le titre du DVD nous est apparu comme le choix le plus idéal car cette chanson reflète bien cette idée.  

Esclaves… envers la vieille école

La pièce la plus intense sur l’album est probablement Slaves of Fear. Elle est très épique, elle t’écrase le crâne, tu ressens le besoin de te lever le poing en l’air ! Au début de la chanson, nous pouvons entendre le crépitement d’un vinyle, comme si quelqu’un venait de déposer l’aiguille sur la platine. De plus, on entend les claquements des baguettes ! À la fin de la chanson, nous entendons le crépitement de nouveau. En cet âge de perfection sonore en studio, est-ce que cette petite coquetterie est un hommage aux vieilles années lorsque ces sons étaient réguliers ?   

C’était l’idée de Jens. Je ne suis pas certain de son idée à la base. Je ne sais pas pourquoi il voulait ce genre de sonorité mais comme tu le dis, c’était probablement un hommage aux vieilles années. C’était vraiment une sensation différente d’écouter un disque en format vinyle à l’époque si l’on compare à tous les formats modernes.

En passant, qui sont les Slaves of Fear? (traduction : Esclaves de la peur)

Ce sont les gens qui ont peur de vivre leur vie comme ils le souhaitent parce qu’ils sont trop pris dans leurs règles religieuses trop sévères.

Seuls au combat…

C’est évident que Surtur Rising est la sortie la plus importante cette année pour Metal Blade. Quand nous regardons les éditions spéciales disponibles avec la figurine de Surtur, nous avons l’impression que votre compagnie de disques  est vraiment en confiance avec le groupe, ils croient fortement au potentiel d’Amon Amarth. Avec les bobbleheads et le livre de bande dessinée pour l’album précédent en plus de la figurine pour celui-ci, je me demandais qui est le responsable de toutes les idées de marketing ?

C’est vrai, oui ! Généralement, nous travaillons les idées avec Metal Blade quand nous préparons un nouveau disque. Les idées viennent autant du groupe que de Metal Blade.

Sur ce disque, nous ne retrouvons pas d’invités spéciaux. C’est le groupe, un point c’est tout ! Sur l’album précédent, il y avait LG Petrov d’Entombed, Roope de Children of Bodom et Apocalyptica. Était-ce quelque chose de clair d’y aller en tant que groupe pour cet album ou bien les horaires des invités potentiels n’étaient pas compatibles avec celles d’Amon Amarth ?

L’idée d’avoir des invités était quelque chose que nous voulions faire sur Twilight… car nous ne l’avions jamais fait auparavant. Pour ce disque, nous avons décidé d’utiliser une guitare acoustique, plus d’effets sonores et des arrangements orchestraux, c’est la portion nouveauté pour ce disque. Nous aimons, habituellement, essayer de nouvelles choses sur chaque production même si ca ne peut paraitre très perceptible sur nos premiers disques. Parfois, ce ne sont que de petites subtilités qui sont amusantes mais nous ne voulons pas changer le son Amon Amarth pour autant car nous n’avons pas l’intention d’aliéner les gens. Il est bien important que les gens sachent, immédiatement en entendant la première pièce, qu’ils sont en présence d’Amon Amarth.    

Vous avez une tournée en Amérique du type « Une soirée avec » Vous serez seuls, sans groupe invité. Vous jouez deux concerts : le nouvel album et ensuite, vous poursuivez avec une portion concert qui ne comprend que les grands succès du groupe. C’est quelque chose de difficile ! Comment en êtes-vous venus à cette idée ?

Nous voulions de la nouveauté. Nous avons vu le tout comme un défi et nous savons que nos amateurs vous grandement apprécier !

En parlant de cette tournée, il n’y a pas de date pour Montréal même si notre ville ainsi que celle de Québec, sont de gros marchés pour le groupe. J’imagine que vous allez revenir ?

Oui, tu as raison. Nous allons revenir plus tard dans l’année pour une tournée complète.

www.amonamarth.com

 

Photos par Steve Brown

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Yanick Klimbo Tremblay

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