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Chanceux comme un quêteux

Les Ékorchés: Analyse de l’album « Frères de Sang »

Yanick Klimbo Tremblay
17 mai 2011

Les Ékorchés
Frères de Sang
Indica/Outside

Les « frères de sang » nous présentent leur troisième album, un premier sans Michel « Away » Langevin de Voïvod qui a repris son poste à temps plein avec sa formation principale, lui laissant donc moins de temps pour ce groupe d’acoustico-métal. La place laissée vacante sur le tabouret a été prise par Brian Craig, ancien batteur des Ghoulunatics.

La relation que j’entretiens avec Les Ékorchés est un peu similaire que celle que j’avais avec Grimskunk, c’est-à-dire un groupe que j’apprécie en formule concert mais lorsqu’il y a un transfert dans le confort de mon foyer et que j’écoute les pièces en format album, la poudre magique s’estompe. Avec les deux premiers albums des Ékorchés, je n’embarquais tout simplement pas, ca bloquait !

Par contre, avec Frères de Sang il y a eu un changement dans ma capacité d’assimilation, un déclic dans mon cervelet a fait que j’apprécie maintenant le groupe en format personnalisé. Est-ce parce que cette production est plus crue, plus brute grâce à une réalisation très farouche de Marc Vaillancourt, chanteur du groupe ? Est-ce que le groupe s’affine, se resserre de façon plus boudinée ?

Je n’ai pas la réponse mais je suis grandement convaincu de la qualité des compositions que l’on retrouve sur ce disque. Les chansons semblent plus rondouillardes, le concept semble mieux maitrisé et plus habile car sur les premières productions du groupe, j’avais tendance à tout analyser pour tenter de décortiquer les instruments, non-conventionnels pour du métal.

Mais cette dois-ci, on n’y pense pas. C’est un disque de métal. Point. La première chanson qui m’a accroché dès l’écoute initiale est L’Enfant de Chienne avec une combinaison élégante entre un texte véridique et humoristique avec un Vaillancourt qui se questionne sur le responsable de l’augmentation régulière du prix de l’essence avec son joual habituel, le tout absorbé par une rythmique métallique lourde, plus précisément après les refrains.

Autres bons coups sur cette collection de 13 chansons, il y a L’Diable au Corps qui est démentielle avec sa cadence rapide. Ensuite, c’est avec Zodiac, qui n’a rien à voir avec l’astrologie mais plutôt avec le véhicule hybride amphibien, que l’on continue la coulée saignante car les éléments métalloïdes sont tout aussi vifs que sur la précédente. Té qui Toé est plus hardcore-punk dans sa facture musicale, Sortir Ca Tête émane bien du lot avec une tendance mélancolique par bouts avec le violoncelle en mode chagriné et la guitare qui accompagne le tout sur un texte tout de même violent, ce qui offre un contraste intéressant.

Une chose est certaine, Les Ékorchés est un groupe unique car il n’y a pas un seul groupe sur Terre qui a cette sonorité si éclectique, inégalable même ! Et ça, que tu aimes ou non, tu ne peux pas leur enlever. Vous devez donc, saluer ce facteur d’originalité et de non-conformisme!

www.lesekorches.com

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Yanick Klimbo Tremblay

Suintage métallique et autres bidules!

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