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Chanceux comme un quêteux

Disturbed: L’entrevue du Heavy Mtl 2011 disponible!

Yanick Klimbo Tremblay
28 juillet 2011

Les rumeurs fusent de toutes parts : Est-ce que le groupe Disturbed va se séparer ? David Draiman, le chanteur de la formation, a laissé entendre sur Twitter que le groupe allait se séparer après cette tournée. Mais quelle est la version du membre le plus influent du groupe, Dan Donegan, guitariste et compositeur ? BangBang l’a pour vous, ici même !

Donc Dan, bienvenue sur Musik Universe.

Merci. Bien content d’être de retour. Nous sommes très motivés pour le concert de ce soir.

Tu sais, il y a cette question évidente car David Draiman a dit en ligne que le groupe n’est pas…que peut-être vous ne serez plus ensemble après la fin de cette tournée. Donc, quelle est ta version de l’histoire ?

Ok, donc ce sera la première question, tu y vas dans le vif du sujet ! Nous n’avons pas encore pris le temps d’en discuter ensemble, pour être honnête avec toi. Le groupe est fort depuis plus d’une décennie, avec le modèle qu’est écrire, enregistrer et faire de la tournée et de continuer cette rotation. Habituellement, nous connaissons la prochaine étape sauf qu’à ce moment même, nous n’avons pas pris le temps d’en parler ensemble. Nous allons finir cette tournée, nous retournons aux États-Unis demain pour finir le Mayhem Tour. Nous irons en Amérique du Sud pour la première fois pour y donner quatre concerts. Nous n’avons pas mis de véritables plans pour les prochaines étapes. Nous ne sommes pas vraiment certains de ce que nous voulons faire en ce moment.

Vous avez seulement besoin d’une bonne pause.

Ouais, c’est comme je te disais, nous n’avons pas vraiment parlé tous ensemble de ce que nous voulons faire. Je ne peux pas commenter, vraiment. Le futur semble incertain, de mon point de vue. Je ne suis vraiment pas certain de ce qui se passe. Nous n’avons pas eu le temps de s’asseoir en tant que groupe pour en parler. Où nous en allons nous ? Nous avons 5 albums, plus de 10 ans de carrière. Nous sommes prêts à arrêter un moment pour vraiment savoir ce que nous allons faire par après.

C’est bon. Nous avons parlé du fait qu’aujourd’hui, c’était la journée la plus fraîche de la tournée. Sur votre nouvel album, il y a une chanson intitulée Another Way To Die, qui parle justement du réchauffement climatique. Il fait vraiment chaud, ici au Canada et aussi aux États-Unis. Tu connais le groupe Testament ? Ils ont fait une chanson du nom de Greenhouse Effect, en 1989. Donc, c’est toujours un sujet aussi « frais » Êtes-vous vraiment effrayés par ce réchauffement climatique ?

Il me semble assez évident qu’il y ait eu certains changements avec le climat. Je crois qu’aux États-Unis, la semaine dernière, il y a eu 45 états qui ont dépassé les 90 degrés Fahrenheit, ce qui est vraiment chaud ! Nous essayons de chasser cette vague de chaleur. Quand nous avons écrit Another Way To Die, ce n’était pas en agitant notre petit drapeau de Greenpeace au sujet du réchauffement climatique. Nous voulions seulement éveiller la conscience des gens sur un sujet aussi majeur. Il faut regarder autour de nous, il y a des changements assez évidents. Peut-être que si chaque personne peut faire sa part avec des changements subtils, ils pourront créer la différence en bout de ligne.

Par le passé, les journalistes demandaient aux musiciens : « Te souviens-tu lorsque tu as entendu une de tes chansons pour la première fois à la radio ? » Maintenant, on ne retrouve plus de métal à la radio. Est-ce que tu te rappelles de la première fois où tu as entendu l’une de vos chansons, comme par exemple pour le remake du film Dawn of the Dead, on entend Down With the Sickness à la toute fin. Te souviens-tu de ça ?

Ouais, à toutes les fois, à nos débuts, c’était irréel. Nous venions de Chicago, c’était le milieu/fin des années 90, il n’y avait pas de « scène » pour un groupe comme le notre. Nous ne savions pas comment ça se passait ailleurs dans le monde pour notre genre musical. Dès que notre musique a commencé à jouer à la radio, c’était un choc pour nous. La première fois où j’ai entendu la chanson Stupify, qui a été notre premier simple, j’étais dans un Wal-Mart ou un autre magasin du genre. J’allais probablement m’acheter des bas ou un autre truc. Nous faisions nos tournée en roulotte, à cette époque c’est avec ce genre de véhicule qu’on voyageait. J’étais dans le département de l’électronique quand j’ai entendu Stupify qui était jouée dans le magasin. J’ai eu une surprise dès plus agréable ! Nous sommes à l’extérieur de notre ville natale, c’est en train de jouer dans un magasin dans un État dont je ne me souviens plus. C’était un moment assez irréel pour moi.

Tu es le propriétaire d’Intoxication Records, avec David. Vous avez signé le groupe canadien Art of Dying. À l’origine, Intoxication n’était que pour Disturbed exclusivement, vous avez décidé d’étendre vos horizons ?

Ce n’était pas que pour Disturbed, c’était aussi dans l’optique de trouver des groupes locaux pour les aider, en leur « ouvrant » certaines portes de l’industrie. Mais c’est un processus très difficile. Moi et David avons cherché pendant une dizaine d’années LE groupe qui allait nous passionner, qui possédait toutes les pièces du puzzle. C’est difficile à trouver, et encore plus difficile d’être le premier sur le cas car il y a d’autres compagnies qui ont des gens employés pour faire ce genre de travail. Nous, notre vie est dirigée exclusivement envers Disturbed. Et d’essayer de battre les autres à l’exercice de découvrir qui sera le nouveau talent encore inconnu, nous ne voulions pas prendre un groupe pour le modeler pour qu’il puisse devenir le prochain Disturbed. Nous voulions un groupe qui connait son identité, qui écrit déjà de bonnes chansons, de bonnes mélodies accrocheuses. Avec Art of Dying, c’est ce que nous avons trouvé. Un de mes amis m’avait donné leur démo il y a quelques années, 4 ans je crois. Déjà, je trouvais ce groupe intéressant, le groupe avait des chansons accrocheuses. J’ai parlé au chanteur Jonny, nous avons gardé contact et je lui ai dit que nous voulions vraiment voir son groupe mais avec notre horaire de tournée très rempli, et ce groupe a été formé par trois gars à Vancouver, c’était très difficile de pouvoir les voir. Nous les avons donc amenés en tournée avec nous, lors du dernier cycle de tournée de l’album précédent. Nous leur avons dit que ce serait le meilleur test. On vous garoche devant la foule habituelle de Disturbed, vous, un groupe canadien inconnu et voyons comment vous pouvez interagir avec notre foule, voir si vous pouvez vous en sortir. Et ils l’ont fait. Nous étions impressionnés et ils ont réussi le défi. Personne ne connaissait leur musique mais à la fin de la tournée, ils ont obtenu une base solide de fans. Il était clair pour nous que ces gars avaient tous les ingrédients pour être dans un groupe. Ils sont heureux ! Tu les envoies dans un camion, avec leurs guitares et une caisse de bières et ce sont les gars les plus heureux au monde ! C’est ce dont ils ont besoin : leur musique ! Et ils sont canadiens, ils veulent leur musique et de la bière ! Et ils sont heureux !

Aussi, je sais que tu es un père, un papa de 2 enfants. Est-ce que tu amènes tes enfants avec toi sur les tournées ? En ce moment, c’est une tournée de type festival, c’est l’été !

Ils sont avec moi aujourd’hui. Le plus souvent que possible. C’est facile quand c’est une tournée aux États-Unis et au Canada, je suis capable de les avoir à temps plein. Je ne les ai jamais vraiment amenés outre-mer encore. Ils sont capables de prendre l’avion mais en direction de l’Europe, c’est beaucoup plus long surtout lorsque nous devons voler de pays en pays. Mais maintenant, dans un bus de tournée, nous vivons notre vie. Ça me donne l’opportunité de bien balancer ma vie familiale et ma carrière musicale. Et ils aiment ça ! Ma fille a sept ans maintenant, mon gars a quatre ans. Ils vivent ce genre de vie depuis qu’ils sont nés. Quelque chose de bien drôle, il y a deux ans, à l’anniversaire de ma fille, nous étions de retour à la maison. Nous lui avons demandé ce qu’elle voulait faire pour sa fête. Elle voulait rester dans une chambre d’hôtel au centre-ville de Chicago parce qu’elle est habituée d’être dans des hôtels. Nous lui avons dit : « Tu ne veux pas une fête à la maison ? » Elle m’a dit qu’elle voulait rester dans un hôtel car elle est trop habituée.

Maintenant, un retour dans le temps avec l’album The Sickness car j’ai fait quelques recherches sur le net, au sujet de la pochette. De nombreuses personnes disent : « C’est un gars avec une serviette, c’est un gars qui met un t-shirt, ceci est un gars blablabla ! » Et il y a l’étiquette McAdams & Morford, une compagnie qui produisait des poisons auparavant. Peux-tu nous dire, ici, dans la province de Québec, de quoi il s’agit sur la pochette ?

Cette pochette est en fin de compte, un gros plan d’une filière génitale où se passe la naissance. C’est un… je ne sais pas si je peux le dire ici, mais c’est un vagin ! C’est un très gros plan, le photographe Paul Brown, avec qui nous avons travaillé, est un amateur des images plutôt sombres. Il avait de nombreux bidules médicaux qu’il aime intégrer dans ses photos. Il a pris un très gros plan de ça. Maintenant, ce disque est sorti il y a dix ans, nous avons pu nous en sortir mais avec tous les Wal-Mart et autres Target de ce monde, ils auraient probablement voulu y mettre un arrêt en sachant qu’il y a un vagin sur la pochette d’un disque. C’est la naissance du monstre.

Donc, ce n’est pas David ?

Non, c’est similaire mais ce n’est que la naissance du groupe, ce monstre qu’est Disturbed !

Donc Dan, merci ! Et Disturbed, toujours vivant !

La version vidéo de l’entrevue est disponible en cliquant ICI !!!!

www.disturbed1.com/

Photo en concert : Christina Greschner

Photo de l’entrevue : Patryk Pigeon

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Chanceux comme un quêteux

Yanick Klimbo Tremblay

Suintage métallique et autres bidules!

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