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Chanceux comme un quêteux

Anvil: Critique de la compilation « Monument Of Metal: The Very Best Of Anvil »

Yanick Klimbo Tremblay
13 octobre 2011

Anvil
Monument
Of Metal: The Very Best Of Anvil
The End Records/Sony

Une compilation de 19 chansons, toutes choisies par le groupe lui-même et tout ça nous donne un grand total de 78 minutes de métal… canadien ! Anvil a énormément de choix car ce groupe a sorti 16 albums en carrière. Sur la panoplie offerte, quatre titres ont été réenregistrés mais pour le reste, ils proviennent tous des enregistrements originaux ou de versions enregistrées en concert.

Oui, il faut battre le fer tandis qu’il est chaud. Anvil surfe encore sur la vague proposée par la sortie du documentaire sur l’histoire du groupe. Cette formation n’a jamais connu autant de succès et maintenant, avec les membres dans la cinquantaine entamée, il faut profiter de cette période glorieuse avant qu’elle ne s’estompe. Avec en tête Rick Sales comme manager, qui est le même gérant que Slayer, Anvil se doit de se grouiller le derrière et sortir tout ce qui peut être commercialisé.

Ce qui est étonnant, c’est de voir la quantité de bonnes chansons et aussi d’excellentes pièces métalliques, qui provenaient d’albums qui m’étaient totalement inconnus jusqu’à maintenant. Je ne crois pas me procurer la discographie complète maintenant mais de découvrir certaines chansons qui datent de plusieurs années, ça prouve que ce groupe a toujours été rempli de talent mais n’a jamais eu un entourage de qualité et capable de faire vendre le produit offert par Anvil.

Il est impensable qu’une chanson comme School Love, parue originalement en 1981, ne soit pas devenue un hymne majeur du métal au même titre qu’un You’ve Got Another Thing Coming de Judas Priest ou Holy Diver de Dio. Même chose pour Mothra, qui nous vient de Metal on Metal paru en 1982, et qui a toutes les qualités essentielles d’une immortelle du métal mais qui s’est retrouvée dans l’oubli avec tout le catalogue du groupe. La période de la fin des années 80 jusqu’aux années 90 est la moins délicieuse pour Anvil car le groupe était en perte de vitesse comme bien d’autres formations du genre, le tout en relation avec un changement de garde au niveau métallique quoique certaines pièces impressionnent encore, mais légèrement, comme Sins of the Flesh de 1992 ou Park That Truck de 1999 avec une agressivité hors du commun pour Anvil.

De mettre 19 chansons, c’est énorme pour une compilation mais celle-ci ne semble pas bourrée et remplie de matériel placé sur l’album que pour boucher des trous. L’effort est très louable et on se doit de saluer, encore une fois, la persistance de ce groupe qui n’a fait qu’une seule chose depuis ses débuts : suivre son rêve et ce, peu importe les embûches.

Ah… eh oui, vous retrouverez Metal on Metal sur cette compilation!

www.anvilmetal.com

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Yanick Klimbo Tremblay

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