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Chanceux comme un quêteux

Rival Sons: Analyse de l’album « Pressure & Time »

Yanick Klimbo Tremblay
17 décembre 2011

Rival Sons
Pressure & Time

EOne/Earache

Paru sous le très métallique label Earache à la base, cet album de rock très seventies (rien à voir avec Sylvain Cossette et sa série d’interprétations excessivement fidèles aux originaux) étonne par son originalité tout en étant imbibé de la sueur d’un Led Zeppelin des deux premiers albums. Groupe américain, il n’est pas surprenant de savoir que Rival Sons obtient son succès majoritairement en Europe car en Amérique, ce genre de musique est au neutre étant donné la prédominance du pop dans nos chastes oreilles obturées par le bonbon dur des artistes insignifiants de nos radios commerciales. En regardant le clip, vous allez peut-être vous dire que vous avez déjà vu ce groupe à quelque part car Rival Sons ouvraient lors de la dernière présence d’Evanescence à Montréal.

Les noms de Led Zeppelin, Cream, Creedence Clearwater Revival et au niveau plus contemporain, Big Sugar en plus de Black Crowes reviennent tout au long de l’écoute de ce disque qui demeure un festival de rythmes très boogie woogie, de basse fuzzée, de percussions tonitruantes et d’une voix aux confins des possibilités de Robert Plant. Très court et efficace, Pressure & Time te permet d’effectuer un voyage dans le temps grâce à un rock nostalgique mais qui demeure toujours actuel pour l’amateur de qualité. C’est un peu à l’image de ce qu’offre Graveyard : du vieux contenu dans un nouveau contenant.

C’est très accrocheur comme présentation musicale, on insère le disque dans le lecteur et l’écoute est agréable. Au lieu d’éjecter le disque à la fin de Face of Light, on ne s’étonne pas de laisser le disque rejouer une deuxième fois tellement l’expérience est exquise !

La seconde écoute vous permet de bien saisir les subtilités des chansons comme All Over the Road qui détonne, de la chanson titre qui dégage le blues le plus suave de l’année et Burn Down Los Angeles avec des pointes musicales absolues. Le reste de l’album se résume en une ballade en montagne russe, le cliché usuel mais qui décrit bien la vague sonore offerte par ce groupe américain.

À savoir si le groupe pourra percer le territoire nord-américain avec son rock bluesy de qualité, le tout reste à confirmer. Les chansons sont présentes, le talent est existant, la dose nostalgique lève la main mais le public rock est probablement absent, malheureusement !

www.rivalsons.com

2 commentaires
  • RoskÖ
    22 décembre 2011

    Je ne peux pas croire que tu ne cites pas les australiens de Wolfmother en référence de ce groupe. L’affiliation voix et composition est flagrante.

  • Yanick Klimbo Tremblay
    23 décembre 2011

    Tu marques un point j’imagine mais je ne connais pas vraiment Wolfmother!

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Chanceux comme un quêteux

Yanick Klimbo Tremblay

Suintage métallique et autres bidules!

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