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Chanceux comme un quêteux

Disney Live Trois merveilleux contes de fées : Les deux pieds dans le trafic (Retour sur le spectacle)

Yanick Klimbo Tremblay
23 décembre 2011

Le jeudi 22 décembre 2011 au théâtre St-Denis de Montréal

Journée printanière à deux jours de noël, la neige se fait attendre et la ville de Montréal, en collaboration avec le Ministère des Transports, ne se fait pas attendre pour fermer le tunnel LH Lafontaine, bloquer des rues, détourner la circulation vers d’autres guet-apens donc, de tout pour rendre l’automobiliste fébrile en cette veille de congé. Finissant le travail très tôt et m’ayant bien informé au préalable, je ne fus pas l’un des nombreux retardataires lors de cette première de Disney Live Trois merveilleux contes de fées, à la grande satisfaction de ma fille.

Dans la salle, nombreux sont ceux qui accumulaient les retards. Nous, bien assis, avons pu profiter de la soirée pleinement grâce aux trois histoires de Princesses. Un fait bien intéressant, pas d’animation de type « amateur » comme lors du denier Disney Live où une ancienne Académicienne, affublée d’un semi-francophone, nous avait offert une piètre performance en animation.

Malgré le côté féérique de la chose, ce sont les personnages typiques de Disney qui s’en sont donnés à cœur joie pour présenter chaque tableau. Goofy, Donald, Minnie et Mickey faisaient le pont entre chaque présentation, question de garder le tout très dynamique.

Le premier tableau était celui qui mettait en vedette l’univers de Blanche-Neige. La base de l’histoire était présente et il est évident que certains détails ont dû être effacés du tableau qui ne présentait que les moments les plus palpitants de ce conte. Le jeu des acteurs de langue anglaise était doublé par une trame sonore française et la synchronisation des lèvres n’était pas un élément dérangeant.

Au niveau du jeu des acteurs, il est plus intéressant de voir ce type de spectacle en salle car lorsque le tout se déroule sur glace, le point central demeure les performances en patin mais j’ai bien apprécié leur jeu dramatique ainsi que le comique car ils nous la « jouent en gros et en large » au niveau des expressions faciales, ce qui est très captivant pour le public cible ; les enfants !

Dans la portion de Blanche-Neige, je me dois de souligner l’impact du miroir qui est très imposant et le tout est optimisé avec une voix caverneuse qui a fait sursauter les enfants dans la salle mais pas autant que la transformation de la Reine en vilaine sorcière. À ce moment, les pleurs de quelques marmots ont été entendus, enterrant le son des enceintes acoustiques.

Le tableau sur Cendrillon est le plus coquet du trio étant donné que l’on ne retrouve pas de personnage monstrueux, à l’exception des deux demi-sœurs et de la terrible belle-mère, jouée par un homme. Le seul hic survient lors de la sortie des souris Gus-Gus et Jack car lorsque nous les voyons au travers de la porte principale, nous apercevons trop visiblement le corps complet des marionnettistes. Le côté féérique est bien exploité avec cette histoire avec la scène de bal qui est majestueuse malgré l’espace restreint disponible sur la scène.

La séquence est interrompue juste avant le bal question d’offrir l’entracte et de remodeler le décor car il est impensable d’offrir la transformation complète de la citrouille en carrosse mais la métamorphose de Cendrillon de ses haillons vers sa robe de bal est bien réussie grâce à un nuage de fumée opaque ainsi que des jeux de lumières efficaces. C’est à ce moment que nous voyons que le rôle de Cendrillon est joué par deux demoiselles. Nous, nous le voyons, les enfants, eux ? Non, voyons ! C’est la magie !

La pièce de résistance demeure La Belle et la Bête et grâce à la magie qui s’arrange pour tout bien organiser, nous n’avons pas la chanson de Céline Dion. Encore une fois, le tableau est réussi grâce aux prouesses des acteurs-danseurs qui occupent toute la scène de façon très habile. Le personnage le plus crédible et le mieux rendu est celui de Gaston, le chasseur arrogant. Le comédien qui campe Gaston possède une plasticité du visage digne d’un Jim Carrey, ce qui rend le personnage encore plus gigantesque. La section de la furie de la Bête a eu, elle aussi, l’effet désiré en plus du combat final entre la Bête et Gaston car le public s’est enterré sous un voile silencieux, laissant la place à l’action ténébreuse . Mais ce sont les numéros de danse, comme celui de la présentation du repas et la portion dans la taverne, qui sont les mieux montés et qui s’attirent les plus grands moments d’exaltation.

À la toute fin, ce sont toutes les princesses accompagnées de leur prince respectif qui viennent faire un dernier tour de scène, accompagnés par Mickey et Minnie en habits princiers. Après 1h30, incluant l’entracte de 15 minutes, il était temps de laisser ce divertissement du temps des Fêtes. Certains ont trouvé le tout très court ; comme ceux arrivés en retard ou ceux dont les enfants étaient émerveillés. Ceux dont les enfants ne pouvaient se tenir en place et ne pouvaient s’empêcher de courir dans les allées, ont bien apprécié la durée expéditive du spectacle !

Cadeaux idéal pour les enfants, sachez que la troupe est au Théâtre St-Denis jusqu’au 28 décembre !

Billets disponibles aux guichets du Centre Bell
Par téléphone: (514) 790-2525 ou 1 877 668-8269

Commandez en ligne: www.evenko.ca
Prix des billets : De 25,75$ à 99,25$  (taxes et frais de service inclus)


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Yanick Klimbo Tremblay

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