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Chanceux comme un quêteux

Disney on Ice présente Osez Rêver : Le vent du changement ! (Retour sur le spectacle par Pôpa Klimbo)

Yanick Klimbo Tremblay
8 mars 2012

Innovation est un terme qui colle bien à cette nouvelle création de Feld Entertainment et de Disney. Au rancart les classiques, on plonge dans la nouveauté grâce à la présentation d’un spectacle haut en couleurs, rempli de costumes variés et d’acrobaties impressionnantes. Ce pas en avant amène un vent de fraîcheur à un spectacle qui pouvait tourner en rond pour certains, étant donné le conservatisme redondant de la part de certains tableaux qui se répétaient, d’année en année.

Avec un premier tableau qui met en vedette la première princesse Noire de l’existence de Disney, et je nomme la flamboyante Tiana, la table est mise pour une séance de musique cajun et jazzée, ce qui créé un changement drastique d’avec les grandes sérénades habituelles. L’histoire de Tiana, tirée du film La Princesse et la Grenouille, se déroule à la Nouvelle-Orléans… sans Zachary Richard par contre ! Tout le tableau nous montre l’éclectisme de cette région, les costumes de l’époque et la musique be-bop est au menu dans cette histoire qui nous propose l’existence modeste d’une jeune serveuse de restaurant qui fait face à son destin vis-à-vis l’abondance monétaire de sa meilleure amie en parallèle avec la venue d’un Prince dans leur ville.

Si on regarde l’histoire présentée sur glace versus celle du film, il y a quelques modifications. Par exemple, Ray la luciole ne meurt pas dans la version sur glace. La présence la plus remarquée demeure celle de Louis l’alligator, un crocodilien qui adore jouer de la trompette. Le dynamisme offert dans le tableau est parfait, on passe d’une scène à l’autre avec entrain. Le seul hic au sujet de ce tableau demeure la transformation en grenouilles de Tiana et du Prince Naveen. Lors de ce changement, les patineurs sont en costume mais nous voyons leur visage complètement, comme s’ils portaient un casque de moto avec deux balles de ping-pong en guise de globes oculaires. Un maquillage vert au visage ou un petit grillage du genre « bas de nylon » ajouterait à la crédibilité du tableau.

J’annonçais avec excitation l’innovation en début d’article mais il faut comprendre que Feld et Disney l’ont joué prudente tout de même en jouant une carte très conservatrice en ramenant pour une ixième fois l’histoire de Cendrillon. Présentée par Mickey, Minnie, Donald et Dingo, cette valeur sûre du catalogue de la multinationale plaît encore aux plus jeunes mais on sentait une écoeurantite aigue sur le rictus des parents. On pouvait clairement y lire le : « Ah ouais… ok… » Encore une fois, un tableau bien réussi car rodé à fond, depuis des années.

La plus originale des princesses demeure Raiponce, cette jeune fille à la voix magique et aux cheveux enchanteurs. Bien haute sur l’affiche, le spectacle tient sur ses épaules. Grâce à des numéros d’acrobaties à la Cirque du Soleil, cette haute voltige impressionne. Retenue seulement par ses mains sur de longs tissus qui représentent ses cheveux, Raiponce s’envole autour de la patinoire du Centre Bell, suivie par Flynn Rider, son amoureux en devenir. Quelques modifications au niveau de l’histoire sont aussi présentes  comparativement au film mais le tout a pour but de faire couler l’histoire. Même si ça chicotte ma fille de 4 ans, le tout passe bien. Pour une fois, le costume d’un animal était grandement réussi, donc chapeau à l’équipe qui a confectionné le costume de Maximus, le cheval. Avec deux patineurs à l’intérieur, et aucun trou apparent pour les yeux, l’habileté requise pour jouer ce personnage majeur était de haut niveau. En guise de bonbon pour les yeux, l’envolée des lanternes, qui commémore l’anniversaire de la princesse Raiponce qui est disparue depuis sa naissance, donne un petit cachet au tableau.

Il est évident que les patineurs/acteurs qui interprètent les rôles des personnages sont des anglophones. De les voir faire du lipsynch sur la trame sonore française, avec un décalage apparent, est encore un moment déstabilisant pour les parents tandis que les enfants, eux, n’y voient que du feu !

Réussite pour ce spectacle, les jeunes et moins jeunes ont apprécié de voir autre chose que les princesses dites classiques avec cette cure de jouvence excessivement bienvenue !

Osez Rêver est au Centre Bell jusqu’au 11 mars !

Cliquez ICI pour des informations additionnelles !


Remerciements à Evenko

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Suintage métallique et autres bidules!

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