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Chanceux comme un quêteux

Muse: L’album « The 2nd Law » en analyse!

Yanick Klimbo Tremblay
21 octobre 2012

Muse
The 2nd Law
Warner Bros.

J’ai souvent fait un parallèle entre Muse et Placebo car les deux groupes ont été, bien souvent, perçus comme étant les sauveurs du rock britannique grâce à de bons albums solides en début de carrière, ce qui laissait présager un avenir brillant pour les deux groupes. Mais si l’on analyse ce qui s’est passé avec Placebo avant tout, peut-on croire que Muse empruntera le même chemin ? L’expérimentation prend le dessus sur la parcelle rock du son du groupe et on ressent que Muse, tout comme Placebo auparavant, change de cap de plus en plus.

Sur ce disque, leur sixième tout de même, certains déchantent quant à l’orientation éclectique de la formation tandis que d’autres crient au génie sur ce disque, de nombreux badauds le qualifiant de pur chef d’œuvre. Deux écoles de pensées, mais vous, où vous situez-vous ? Pour ma part, je siège confortablement dans la zone grise, celle qui demeure dans une sphère impavide face au groupe depuis quelques années. C’est correct comme album, acceptable mais sans plus.

Muse possède une parcelle sonore qui fait très power métal entremêlée avec ce que Queen proposait dans le temps. De longues envolées lyriques nous démontrent que Matthew Bellamy est émule de Freddie Mercury et de nombreuses introductions de certaines pièces, comme Survival et Follow Me pourraient se retrouver sur des albums de groupes comme Kamelot ou Rhapsody of Fire!

Sans vouloir vexer les fanatiques finis du groupe, car vous êtes nombreux au Québec, je dois avouer que c’est en mode rock que le groupe impressionne et malheureusement, il y en a que trop peu sur The 2nd Law. Il n’y a que Survival et Liquid State qui m’ont vraiment fait lever de mon siège lors de l’écoute initiale pour la vivacité rock aux frontières du métal qu’elles dégagent, et pour le reste, on tente de chercher la miette de solidité dans un univers un peu trop mollasse.

Les tentatives envers des horizons sonores un peu plus bizarroïdes fonctionnent par endroits tandis que lors de certains moments, comme sur Madness, c’est un peu dégivrant en raison du refrain irritant. Une chanson comme Panic Station, qui aurait pu être un rejet de chanson de l’album Introduce Yourself de Faith No More ou de la galette The Uplift Mofo Party Plan de Red Hot Chili Peppers, semble un peu perdu sur l’album car trop assommante comme chanson avec ses sonorités dépassées et un riff volé à Led Zeppelin !

Au Québec, il semble que la pilule ait bien passé pour ce qui est de l’album et de sa propension coquette. Le groupe sera en concert chez nous en 2013 et en sortira gagnant, c’est certain !

Pour ma part, je suis mi-figue, mi raisin !

www.muse.mu

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Yanick Klimbo Tremblay

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