BangBang : bangbangblog.com

Chanceux comme un quêteux

Wintersun: Critique de l’album « Time I »

Yanick Klimbo Tremblay
2 novembre 2012

Wintersun
Time I

Nuclear Blast

Une longue attente pour les amateurs du groupe finlandais qu’est Wintersun mais au moins, en 2012, votre attente est comblée de façon double, triple même car la formation sortira deux albums dans un lapse de temps plus que respectable et se présentera sur scène en décembre, ici même au Québec.

Sonorité hybride qui présente les meilleurs éléments du power métal ainsi que les moments les plus prodigieux que peuvent proposer un groupe comme Children of Bodom, en plus de quelques pincées de death métal. Time I est un projet ambitieux, un album concept qui ratisse large qui présente de longues chansons. When Time Fades Away est beaucoup plus une introduction qu’une véritable pièce complète. Cette dernière place les éléments que nous retrouverons sur l’album mais c’est avec la seconde que nous pouvons comprendre ce qui sera offert. Effectivement, Sons of Winter and Stars comprend les portions symphoniques ambiantes, les guitares acrobatiques, les voix variées et les claviers pimpants qui font saliver les amateurs du groupe, justement.

C’est très riche musicalement, on ressent que le temps a été bénéfique pour Jari qui, malgré les nombreux problèmes en relation avec de nombreux pépins de production, a été capable de pondre un album épique et, permettez-moi le terme : cinématographique car c’est bien monté, réalisé et interprété. Par exemple, la chanson Land of Snow and Sorrow nous donne justement de bons repères musicaux face à la possibilité de se créer des images en tête  grâce à de subtils pizzicatos (ou du clavecin ?) qui expriment de façon musicale le climat glacial, désolant et frigorifiant décrit par les paroles. Pièce plus apaisante que la précédente, l’expérience demeure ensorcelante.

C’est un album beaucoup plus assoupi face à l’effort éponyme précédent mais en revanche, nous sortons gagnants avec une parcelle plus glorieuse, épique et conquérante mais pas sans douleur. La dimension folk n’est point abandonnée sur Time I car dès les premières mesures de Darkness and Frost, pièce qui scinde l’album en deux parties plus ou moins égales, nous sommes en présence d’un amalgame folk mais imprégné par les effets électroniques aucunement dérangeant par contre. Le tout se verse subtilement vers la chanson suivante, la dernière, du nom de Time.

Cette pièce finale est celle qui se veut plus, poignante, avec un cri plus intense pratiquement en ouverture mais qui laissera sa place à la voix plus épique par la suite. Les arrangements sur celle-ci sont vivifiants. L’électronique joue du coude avec les voix célestes en plus des instruments à cordes tout en ramenant la voix plus vociférée de Jari vers la portion centrale de cette longue épopée de près de 12 minutes.

Plus fin, plus travaillé et moins vigoureux dans sa facette métallique, il demeure que cette présentation sonore de Wintersun est fortement appréciable. Si vous étiez/êtes un fanatique, il est pratiquement impossible d’être déçu par Time I, même s’il est moins incisif que le premier album. Si tel est le cas et que la déception vous sort du nez, attendez le II en souhaitant qu’il garoche plus !

www.wintersun.fi/

Pas encore de commentaire.

Désolé, les commentaires sont fermés pour le moment.

Chanceux comme un quêteux

Yanick Klimbo Tremblay

Suintage métallique et autres bidules!

À propos…

RUBRIQUES